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Culture de mort : Euthanasie

Le gouvernement italien “contraire à l’euthanasie”

Parlant au nom du gouvernement italien, le vice-président du Conseil italien, Francesco Rutelli, lors de la "séance des questions" à la Chambre des députés a tenu les propos suivants sur une éventuelle légalisation de l’euthanasie :

Fri
"La position du gouvernement est inscrite clairement dans le programme
de l’Union du centre-gauche
, qui est liée à la position unanime prise
par le Comité national de bioéthique, relative à ce que l’on appelle
les déclarations anticipées de traitement (…) C’est la position que nous soutenons ; une position pour laquelle nous
nous sommes engagés à œuvrer, au cours de cette législature,
en vue
d’un instrument législatif, en accord avec le Parlement (…)
Il ne s’agit pas et il ne s’agira en aucun cas, quelles que soient les
positions exprimées par des personnes individuellement – dans chaque
formation politique émergent des sensibilités différentes sur cette
question – d’ouvrir la voie à l’euthanasie, parce que nous y sommes
contraires
(…)
l’euthanasie est l’action ou l’omission qui conduit de manière anticipée à la mort dans le but de soulager les souffrances (…)
Nous ne devons pas confondre cette pratique – le gouvernement y est
opposé et pour cette raison ne se prêtera à aucune interprétation ni en
matière législative ni en matière d’application – avec le renoncement à
l’acharnement thérapeutique
, c’est-à-dire à toutes les interventions
disproportionnées et inutiles (…) visant à prolonger la vie à tout prix (…)
La différence est celle-ci, a-t-il assuré : combattre l’acharnement
thérapeutique et s’opposer à toute idée selon laquelle l’homme a le
droit d’ôter la vie à une personne qui a encore un espoir de la
conserver
".

On ne peut que saluer une telle déclaration, conforme à l’enseignement de l’Eglise, en espérant qu’elle fasse école au-delà des Alpes.

Lahire

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4 commentaires

  1. Merci pour cette info positive! J’imagine que c’est encore l’afp qui a traduit n’importe comment, mais “contrario” en italien, ça veut plutôt dire “opposé” en français, donc il faudrait rectifier la traduction, et la phrase ainsi que le titre de l’info n’en seraient que plus clairs!

  2. Il faut hélas se méfier de Rutelli qui, dans ce gouvernement, sert de cache-sexe auprès de l’électorat catholique de gauche.
    En parlant ainsi, il se met ainsi en opposition flagrante avec les 3 partis communistes de sa coalition (qui ont fourni, outre plusieurs ministres, le président de la république italienne, et celui de l’assemblée), et avec le parti satanique des radicaux, qui est le vrai brise-glace de la subversion en Italie (sans aucun electeurs -entre 1 et 2%-, mais omniprésents à la télé, dans la presse, dans le débat politique).
    Nombreux sont ceux qui se sont EXPLICITEMENT exprimés pour l’euthanasie dans cette coallition (et pour la creations de locaux sûrs pour heroïnomanes, pour le pacs/mariage homo/adoption par homo, pour l’euthanasie).
    Selon moi, donc, ce genre de déclaration peut être la première phase d’un montage équilibriste tel que celui de Sarkozy sur le mariage des homosexuels entre eux.
    Exemple : “nous sommes contre l’euthanasie, qui est contraire aux valeurs de notre gouvernement, mais la souffrance inutiles des malades, des nouveaux nés handicapées, des enfants condamnés ne l’est pas moins, nous proposons donc un pacte civil pour la dignité de la fin de vie qui est très très très très pas pareille à l’euthanasie, alors ça non, rien à voir, et ceux qui critiquent c’est rien que l’aile reactionnaire de l’église de la Commission Episcopale Italienne, qui z’ont rien compris, qui z’ont pas lu le texte, et avec qui de toute maniere on peut jamais discuter, pas comme avec le cardinal Martini”
    (Puisque comme d’habitude il se trouvera toujours un ou deux haut-prélats corrompus pour venir, non pas appuyer, mais dire que le débat mérite d’être abordé, “sans crainte mais avec charité” et autres sophismes diaboliques)

  3. Si mes souvenirs sont bons l’acharnement thérapeutique n’est pas mauvais en soi, mais est laissé à la libre appréciation de la personne à qui on le propose.
    Je crois même qu’un malade peut refuser, sans aucune faute morale de sa part, des soins trop lourds (par exemple : une opération de cinq heures, qui sera suivi de trois mois d’hospitalisation), ce qui n’est pas, à proprement parler de l’acharnement thérapeutique, mais simplement des soins très onéreux, très douloureux. Elle peut préférer laisser faire la nature. Elle choisit librement, en dévisageant la mort.
    Autre chose, autre sujet : Ce qui pose des difficultés, c’est le financement de ces soins disproportionnés (acharnement thérapeutique proprement dit). L’acharnement thérapeutique doit-il, peut-il, en justice, être financé par l’assurance maladie ?
    La position de Monsieur Rutelli demande donc des précisions. Mais elle est très courageuse et visiblement inspirée de la morale catholique. Il ne faut jamais désespérer, même d’un gouvernement de gauche. Saluons ici les fruits du dialogue prôné par nos papes.

  4. Plus j’y pense, et plus je comprends le sens de cette déclaration de Rutelli :
    Le gouvernement Prodi est attaqué sur deux fronts : interne, car sa coallition se dispute tout les jours sur le vote du budget, à un point tel que beaucoup se demande si elle survivra à la réforme du système des retraites prévu pour janvier (déjà 3 recours à “la fiducia”, soit notre 49-3 à nous, en quelques mois d’existence). Prodi, l’homme de Goldmann -Sachs et de Bruxelles, compte tout démolir, il s’appuie sur quelques libéraux du parti de Rutelli, la Margherita, et sur les plus “blairiens” de DS. En face, il a ses 3 partis communiste, qui pourraient activer la bombe syndicale. Rifondazione Comunista avait déjà fait tomber le gouvernement sur les retraites en 1996.
    – externe, et par en bas : le budget et la “loi financière” ont littéralement révolté la population, tant la pression fiscale est remontée, de manière injuste, qui plus est, après des années d’allègement berlusconien. Partout où Prodi se montre, il est contesté. Plein de respect pour les électeurs, il a avant-hier avoué sa “stupeur” devant un “pays devenu fou, qui refuse de penser à l’avenir” (la classe).
    Il y a donc le feu, non seulement chez les classes populaires (ouvriers, commerçants, petits artisans et petits et moyens patrons, qui votent Berlusconi), mais aussi chez les classes moyennes (employés du tertiaire, petits fonctionnaires), où la grogne fait son apparition.
    MAIS MAIS MAIS, il y a un MAIS. Il y a eu les élections américaines (et en Italie, on est trèèèès sensible à ce qui se passe là bas), où “les gauches” se sont rendu compte qu’avec quelques promesses sur “le respect de la vie” (qui n’engagent que ceux qui y croient) par quelques catholiques en carton pate* , on pouvait récuperer l’électorat chrétien, ou au moins éviter sa fuite, lui qui avait déjà été échaudé par les déclarations de mon post précédents, dès la fin des élections (unions-adoption homo/pillule avortive/parcs à héroïne municipaux, et même ouverture du commission parlementaire sur l’euthanasie, et la réouverture du dossier des manipulation sur cellules embryonnaires de foetus, contre le resultat écrasant du réferrendum de 2005 !).
    Par Rutelli, le cirque de Prodi met en sourdine sa réthorique Zapatero-Land, et essaie de se racheter la fidélité des chrétiens de centre gauche avec des promesses, comptant bien sur le fait qu’ils considèrent le respect de la vie plus important que les questions fiscales, et qu’ils seront bien trop heureux d’entendre ça pour refuser d’y croire (car les chrétiens sont hélas comme ça).
    Personnellement, je ne crois pas un instant à la bonne foi de Rutelli.
    […]

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