Le premier ministre turc ne sait décidemment pas ce qu’est l’Europe à en juger par la manière dont il s’adresse aux hommes politiques du vieux continent.
Son ministre des affaires étrangères n’est pas en reste quand il déclare :"Si l’Union européenne décide de
ne pas respecter sa parole, si ses dirigeants décident d’oublier les
signatures qu’ils ont apposées sur leurs décisions avant même que
l’encre ait séché (…), s’ils décident d’ignorer tout cela et imposent
de nouvelles conditions que la Turquie ne pourra jamais accepter …ce
type de partenariat ne pourra jamais se produire".
On ne peut écarter d’un revers de main le ton injurieux avec lequel la Turquie parle à l’Europe, alors qu’elle n’est pas en situation pour cela. Le gouvernement turc ne doit pas oublier que son pays est en position de demandeur. L’irrespect et le mépris dans une telle situation laissent présumer de la suite.
Et après tout, si la Turquie n’accepte pas les conditions de l’Europe pour adhérer, qu’elle n’adhère pas ! De leurs côtés, les peuples et les gouvernements courageux de l’Europe n’acceptent pas une excroissance non naturelle de leur continent et les pratiques politiques de la Turquie : Torture, violation de territoire, antichristianisme, non respect des droits de l’homme, etc…
L’Europe ne peut accepter de diktat d’un quelconque pays, surtout quand celui-ci provient d’un postulant à l’adhésion, même s’il pense que le soutien des Etats-Unis lui donne tous les droits…

