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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Le cardinal Ricard et l’ordo de saint Pie V

Dans la troisième partie de son discours d’ouverture, le
cardinal Ricard, qui fut reçu par Benoît XVI fin octobre, déclare :

"La décision de libéraliser pour les prêtres la possibilité de dire la
messe selon le missel de 1962 n’a pas encore été prise. Le Motu proprio annoncé
n’a pas été signé.
Son projet va faire l’objet de consultations diverses (…)
Ce projet ne s’inscrit pas dans une volonté de critiquer le missel dit de «
Paul VI »
ni de procéder à une réforme de la réforme liturgique. Les livres
liturgiques rédigés et promulgués à la suite du Concile sont la forme ordinaire
et donc habituelle du rite romain
.
Ce projet s’origine plutôt dans le désir de
Benoît XVI de faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin au schisme
lefevbriste.
Il sait que plus les années passent, plus les relations se
distendent et les positions se durcissent. Devant l’histoire des grands
schismes, on peut toujours se demander s’il n’y a pas eu des occasions manquées
de rapprochement.

Le Pape souhaite faire son possible pour que la main soit
tendue et qu’un accueil soit manifesté, au moins à ceux qui sont de bonne
volonté et qui manifestent un profond désir de communion. C’est dans cet esprit
qu’il faut comprendre ce projet de Motu proprio.
L’accueil de
quelques-uns dans la communion ecclésiale ne saurait remettre en question le
travail pastoral de l’ensemble. Non, l’Eglise ne change pas de cap.
Contrairement aux intentions que certains lui prêtent, le pape Benoît XVI
n’entend pas revenir sur le cap que le Concile Vatican II a donné à l’Eglise

(…)

Je crois qu’il ne faut pas être habité aujourd’hui par la crainte et la
peur. Là aussi, vivons la confiance. Pourquoi les événements récents ne
seraient-ils pas l’occasion, pour nous en France, de faire une relecture
paisible de notre réception du Concile, d’en relire les grands textes
fondateurs,
d’en saisir à nouveaux frais les grandes intuitions et d’en repérer
les points qui méritent encore d’être pris en compte ? Ce n’est pas à une
lecture idéologique de Vatican II que nous sommes appelés mais bien à une
relecture spirituelle
".

Lahire

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9 commentaires

  1. Tout ça paraît plutôt de bon augure, Mgr Ricard a visiblement choisi de défendre Benoît XVI, plutôt que d’épouser la ligne apeurée des évêques de la région Est. Qu’il minore la portée du décret attendu de Benoït XVI (pas un prélude à la “réforme de la réforme”, juste une main tendue aux lefebvristes) paraît de bonne tactique. Entendre le chef de file des évêques français dire par ailleurs de Vatican II qu’il faut “en repérer (au microscope ?)les points qui méritent encore d’être pris en compte” est assez jouissif : on a entendu des éloges du Concile plus vibrants…

  2. nous sommes entrés dans un temps de Vérité, puisse “la tactique” s’effacer enfin au profit de celle-ci.Le monde a soif de Vérité , laissons la vaine “tactiques” aux politiques et aux sectaires dont les “loups ” s’entre-dévorent déjà.

  3. Honnetement, qui de sensé et qui réfléchit posément sur les questions internes et externes de l’Eglise de France ne partageait pas déjà cette position???
    Nous n’avons pas arrété de dire “du calme”, “on en sait rien encore”, “le pape veut le bien de l’Eglise”…Mais non, dans cette culture de l’indignation qui nous imbibe, tout le monde s’est affolé, a éructé, envisagé les pires conséquences “que tout le monde allait devoir revenir au latin”. Qui a dit cela officiellement??? PERSONNE. Et les ecclésiatiques sont très responsables de cet emballement, complaisemment relayé par les médias (y compris la vie et la croix). Il y en a même qui vont jusqu’à éxiger des curés et des eveques des “garanties”, menacer des pires cataclysmes ceux qui feraient un pas de plus(mes cousins de Bordeaux membres du conseil de paroisse)
    Je ne suis pas régulièrement le rite tridentin, mais voyons!!! C’est la patience et la joie qui devraient nous habiter… Bienvenue chers frères en Jésus Christ. Nous avons beaucoup à nous dire.Et la charité la foi et l’espérance m’habitent, je voudrais vous la partager car nous sommes uns en Jésus Christ, beaucoup plus qu’avec les Protestants ou les musulmans. On nage en plein irénisme!
    Qu’imagine t’on dans ces cercles bien pensants? Que le monde chrtéien n’était pas encore issu des ténèbres avant Vatican II?. Comme pour les questions historiques c’est à un sérieux manque de culture qu’il faut s’attaquer. La France n’est pas davantage née un beau soir de 1789 que l’Eglise un beau soir de 1962!!!
    Que touqs ces braves gens relisent leur histoire, les Pères de l’Eglise, et sortent un peu le nez de leur gallicanisme!!!

  4. Je suis loin de partager cet optimisme!…
    On connaît les fruits du Concile!… On nous dit qu’il faut continuer dans la même direction (même avec un timide bémol…) Et l’on s’en réjouit…

  5. A Sancenay et à Christus Regnat : il faut être un peu réaliste. Les évêques de France sont majoritairement attachés à Vatican II, on le sait, c’est un fait qu’il faut bien prendre en compte. Mgr Ricard n’allait pas leur dire : c’est super, réjouissez-vous,Benoît XVI va tirer un trait sur le Concile ! C’aurait été l’émeute ! Qu’il ait choisi de dire : nous n’avons rien à craindre des initiatives de Benoît XVI, plutôt que de rejoindre le choeur des pleureuses de Besançon et d’ailleurs ; qu’il ait insisté sur la chance historique de mettre fin à la discorde avec les traditionalistes, plutôt que sur les “risques” que cela représenterait selon MMgr Lustiger et Vingt-Trois ; qu’il ait adopté une défense plutôt minimaliste de Vatican II, ça me paraît ce qu’il pouvait faire de mieux dans le contexte, qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main.

  6. à Oxbrige: relisez l’histoire cher ami, la vraie bien entendu: cela fait à peu près quatre vingt ans que cette “tactique” est à l’oeuvre avec le résultat que l’on sait.Vous n’imaginez tout de même pas que les entristes vont se laisser duper par une ficelle aussi usée.Vous auriez tort de les prendre pour des imbéciles, pendant ce temps-là ils ne restent pas inactifs: recrutement de laïcs avec salaires financés par les fidèles, pressions (le mot est parfois faible) sur les prêtres diocésains suspects de sympathie pour l’ancien rite,démontages de communautés tradi par intégration aux diocèses, petits tripatouillages immobiliers ici ou là, cela ne mange pas de pain etc…
    Ce sont eux qui mènent le bal mon ami , et, grâce aux rêveurs , pour un bon moment encore.

  7. Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/france/20061106.FIG000000172_messe_en_latin_benot_xvi_prend_son_temps.html) sous-titre :
    “Le projet d’instaurer un double rite est reporté. Le Pape semble avoir été sensible aux réticences exprimées par plusieurs évêques français.”
    Interprétation tendancieuse !
    Puis :
    “BENOÎT XVI a entendu les évêques français. Le cardinal Jean-Pierre Ricard a pu rassurer ses confrères, samedi, en ouverture de l’assemblée de la Conférence des évêques sur la future « libéralisation » de la messe tridentine. Elle est reportée.”
    Quelle neutralité !
    Puis :
    “Les Français ont-ils fait reculer Benoît XVI ? Les cardinaux Jean-Marie Lustiger, Jean-Pierre Ricard et l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, en se succédant à Rome, ont averti le Pape des conséquences ecclésiales, doctrinales, voire politiques, de ses projets. Benoît XVI en avait déjà été informé par des cardinaux de curie. La conférence épiscopale américaine avait aussi fait connaître son inquiétude.”
    Quel professionnalisme ! Le Figaro prétend connaître le contenu des entretiens du Pape avec les cardinaux ! Pour qui se prennent-ils ? Pour Madame Soleil ?
    Et de conclure : “Les Français ont donc été entendus”.
    Eh ben ! Vive le FigaMonde !

  8. Les noceurs du figaro pourraient bien déchanter. Sa Sainteté Benoît XVI n’a certainement pas évoqué Saint Charles Borromée par hasard.Quoiqu’ilen soit, moi qui ne suis qu’un modeste rescapé du modernisme comme bien des gens de ma génération qui n’avaient pas le choix, je sais pour avoir souvent écoutés les misères des ” tradis” et les avoir soutenus dans leur combat contre “l’exclusion” dont ils ils étaient victimes, que ce sont généralement des gens sages qui savent attendre l’heure, quand bien même la réalité devient pressante, vue l’étendue des dégâts.
    IL n’y a que le diable qui est pressé dans l’histoire et qui s’agite fébrilement à la moindre rumeur.

  9. Tout faire pour mettre fin au schisme!
    Ne soyons pas le(s) frère(s) aîné(s) du fils prodigue.
    Et VIVE BENOÎT XVI!

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