Le Pape, pélerin sur cette Terre et dans nos coeurs, est toujours parmi nous. Mais voilà, on est samedi et les grands quotidiens ne veulent pas rater l"évènement". Alors, chaque journal s’érige en juge et dresse le bilan du pontificat de Jean-Paul II : au nom de quoi des journalistes peuvent et doivent juger, dresser un bilan d’un homme qui est toujours là et d’un pontificat qui n’est pas fini?
Le bilan de Jean-Paul II n’est pas terminé et ne se mesure pratiquement que dans le coeur de tous ceux qu’il aura marqués, touchés, approchés. L’action du Pape est impalpable : au delà des kilomètres parcourus, du nombre de voyages, du nom des pays visités, il aura agi par la prière sur la paix dans le monde qui commence par celle des âmes et donc des nôtres.
En ce premier samedi du mois, ce n’est pas dans la froide presse, érigée en juge absolu, mais bien en union de prières dans le chapelet et dans notre âme qu’il faut mesurer le vrai bilan et continuer l’action du Pape et rendre grâce avec lui. Bilan sans mesure qui ne se raconte pas.
Oremus pro Pontifice nostro Joanne-Paulo.

