La France bat ses propres records et devient championne du monde des pays les plus dépensiers. La faute revient-elle à la crise? Non, répondent les spécialistes : 50% de ses excès sont structurels :
"La France aura bientôt un organisme public de plus : l'Observatoire national du comportement canin. Créé après une série d'agressions par des chiens dangereux l'an dernier, ce think tank animalier sera doté d'un comité de pilotage, d'un comité d'orientation, d'un comité d'experts, et donc, bien sûr, d'un staff et d'un budget. Incorrigibles Français ! Un fait divers, une question de société ou un problème économique surgit et hop voilà l'Etat qui pond une loi et crée une structure ad hoc. Les sommes en jeu sont minces à chaque fois, mais l'accumulation donne le vertige (…)
La moitié de notre déficit est structel. Il résulte de notre incapacité à maîtriser nos dépenses. A défaut de mesures à effet massif et immédiat, la dette publique va approcher les 90% du PIB en 2012".
Les solutions proposées par le Parlement qui s'en inquiète sont discutables. Au lieu de s'en prendre aux abus, aux dépenses moralement irrecevables, il est préconisé la suppression du statut de la fonction publique pour les fonctions non régaliennes de l'Etat et la remise à plat de «l'ensemble des aides sociales».
Mais bon sang, mais c'est bien sûr : ces dépenses excessives de l'Etat sont à mettre au passif des citoyens! Ce n'est ni une blague, ni une galéjade : "Les finances publiques aujourd'hui, résume un haut fonctionnaire de Bercy, c'est une affaire des Français avec eux-mêmes". Les uns fautent, les autres trinquent : en partant sur cette base, ce n'est pas demain que la France s'en sortira.


HB
Les dépenses publiques, ce sont les seules performances du petit locataire de l’Elysée!
Mais là, chapeau, personne n’a pu faire mieux!