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Bioéthique / Homosexualité : revendication du lobby gay

Le tri embryonnaire engendre des troubles pour le survivant

Anne Schaub-Thomas, psychothérapeute belge qui s’est spécialisée dans les mémoires précoces, vient de publier un livre intitulé Un cri secret d’enfant. En partant de son expérience professionnelle, elle détaille les conséquences médicales et psychologiques que peut avoir cet abandon programmé d’un enfant par sa mère qu’est la GPA. Elle répond à Anne Isabeth dans Présent :

41SDyB1G7FL"Lors de mes consultations, j’ai eu des enfants en souffrance dont l’histoire de vie, évoquée avec ses parents, révélait qu’ils étaient issus d’une PMA. Ces enfants montraient des troubles de l’attachement. Or, toute GPA est précédée d’une PMA : c’est-à-dire ce tri embryonnaire, avec la perte d’embryons, avec les troubles que cela peut engendrer.

Quels sont les principaux risques qu’encourent les enfants nés de GPA ?

Il y en a toute une série que j’ai repérés ou repris dans mon livre, à partir des situations que j’ai pu voir à mon cabinet. Le principal est la blessure et le trouble identitaire dus à ce morcellement sur le plan de la filiation. S’il y a morcellement à l’origine de la vie, on peut craindre que la personnalité soit morcelée. La quête d’identité devient très complexe, lorsque l’on utilise un ovocyte venant d’une personne, du sperme d’une autre et un ventre pour porter un enfant commandé par des parents d’intention. Même avant l’adolescence cela peut déboucher sur un langage somatique ou psychologique que l’on ne comprend pas à moins de connaître l’histoire de la personne depuis sa conception. Il y a un grand risque de décompensation psychotique. Avec la GPA on quitte le réel de ce qui a fait de tout temps l’être humain : l’union charnelle d’un homme et d’une femme qui donne la conception d’un enfant, porté par sa mère biologique. Cette dissociation du corps à la base, en utilisant des gamètes comme du matériel scientifique, peut mener à une dissociation psychologique. Ce traumatisme de la filiation peut devenir une blessure transgénérationnelle. Certains troubles psychiatriques trouvent leur origine deux voire trois générations avant. Il y a un effet boule de neige que l’on peut craindre dans le cadre de la GPA.

J’ai la conviction profonde que lorsque l’on désordonne ce qui est bien ordonné (la conception naturelle, le jaillissement de la vie tel qu’il a été voulu par la nature) on arrive au chaos. […]

Vous expliquez par ailleurs que depuis les années soixante la psychologie se penche sur le berceau et conduit à dire que l’enfant nouveau-né est déjà véritablement une personne. Or, en parallèle, se sont développées des pratiques comme l’avortement et la PMA, où l’on nie que l’embryon soit un être humain, ou encore la GPA. N’est-ce pas de la schizophrénie ?

Oui notre société est dans un état schizophrénique. C’est comme si la connexion ne se faisait pas entre le cerveau gauche et le cerveau droit. On déconnecte ces réalités de tout ce que nous ont apporté les découvertes en neurosciences, en psychologie, en biologie, en génétique. Mais il y a une autre facette à ce problème : ce sont les grands intérêts financiers qu’il y a derrière la pratique de la GPA. Il y a un déni certain au niveau de la population qui se laisse prendre par le plan affectif et émotionnel des parents en mal d’enfants mais il y a aussi tous les enjeux financiers qui ont tout intérêt à masquer toutes ces conséquences. Le corps médical a une très grande responsabilité là-dedans. Il est normal d’avoir un désir d’enfant mais à partir du moment où la société répond à cela, à n’importe quel prix et l’autorise on ouvre la boîte de Pandore et l’on plonge dans le Meilleur des Mondes."

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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