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Marche pour la Vie

Le témoignage des marcheurs pour la vie est vital

Le témoignage des marcheurs pour la vie est vital

Conclusion de la Marche pour la vie, prononcée par Nicolas Sévillia, dimanche au Trocadéro :

Chers amis de la Marche pour la vie,

« On ne va à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, alors on rencontre une autre aurore. »

A cet instant où notre marche pour la vie s’achève, ces paroles prophétiques de Georges Bernanos semblent avoir été prononcées pour nous.

Elles résonnent à l’heure de la marchandisation des corps, et de l’avènement du transhumanisme.

Elles résonnent, aujourd’hui, sur cette esplanade du Trocadéro, devant cette foule immense de serviteurs de la vie, dont la jeunesse enthousiaste, combattive, dessine les traits. Chers jeunes, à l’aube de cette nouvelle aurore, elles vous appellent, elles nous appellent à l’héroïsme !

Aussi c’est à vous que j’adresse ces quelques mots de conclusion. Ce sont d’abord des mots de remerciements affectueux, plein de reconnaissance, destinés aux mille bénévoles, et parmi eux à l’équipe resserrée  du staff qui a œuvré jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, pour organiser cette magnifique Marche pour la vie.

Chers Michel, Ambroise, Aliette, Margot, Raphaëlle, Victoire, Paul-Louis, Camille, Jérôme, Michel, Paul, Louis, Etienne, Madeleine, Adélaïde, Ladislas, cher Frédéric, chers bénévoles, sans vous, il n’y aurait plus de Marche pour la vie, plus de flamme ardente. Offrez leur, s’il vous plaît, un tonnerre d’applaudissements.

Je voudrais vous dire, mes chers amis, que votre engagement n’est pas anodin. Vous qui avez grandi dans cette société du vide, vous qui ressentez au plus profond de votre être la détresse latente de ces femmes que l’on abandonne au bord du chemin, l’injustice de l’avortement qui prive chaque année des centaines de milliers d’enfants de voir la lumière du jour, vous avez compris qu’à l’origine de ce mal qui broie nos consciences, il y a le mépris, la violence et la détestation de la vie humaine.

Vous avez compris aussi que notre témoignage aujourd’hui, même s’il comporte des imperfections, est vital. Il n’est pas un achèvement mais un commencement. Il est un commencement car servir la vie ne se résume pas dans une manifestation publique annuelle, si importante soit-elle, et demain je sais que vous saurez prolonger votre engagement auprès d’acteurs et d’associations qui œuvrent souvent dans le silence et l’indifférence médiatiques, mais qui agissent et reconstruisent.

Il est un commencement car, chers jeunes, vous êtes cette petite espérance de Charles Peguy «  qui n’a l’air de rien du tout, cette petite fille, portant les autres, mais qui voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sur la route interminable, la petite espérance s’avance, et on ne prend pas garde à elle. Mais en réalité c’est elle qui fait marcher les autres. Et qui les traîne. Et qui fait marcher le monde. »

Chers amis, n’ayez pas peur !

Non, n’ayez pas peur de ceux qui vous découragent, n’ayez pas peur de ceux qui vous intimident, qui vous dissuadent, qui vous enferment.

Allez dire partout que l’embryon qui grandit dans le ventre de sa mère est un petit d’homme, un homme tout petit et non un amas de cellules. Que l’homme est fort et généreux quand il s’abaisse pour aider celui qui est plus faible que lui. Et qu’il se détruit lui-même quand il supprime les plus fragiles.

Non mes amis, ne soyons pas des défenseurs de la vie du bout des lèvres et du bout du cœur.

Proclamons encore, aujourd’hui, demain, partout, que nous marcheurs pour la vie, nous voulons la vie, la vie et encore la vie.

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1 commentaire

  1. “L’embryon qui grandit dans le sein de sa mère est un petit d’homme, et non un amas de cellules” . Celà me rappelle le proverbe chinois : ” le sot voit le doigt qui montre la lune ; le sage voit la lune” : l’amas de cellule est le doigt ; le petit d’homme la lune.

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