Le Royaume Uni inflige à la dictature européenne sa première blessure

D’autres pays pourraient suivre l’exemple du Royaume-Uni :

Et si finalement le Brexit n’était que la première secousse d’un séisme politique qui pourrait ébranler pendant encore longtemps l’Union européenne ? (…) Ce scrutin est aussi le symptôme d’un mal plus profond qu’a parfaitement résumé l’ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : “Le vrai problème en Europe, c’est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne.” Car le cas britannique n’est pas isolé.

Les Pays-Bas. Après le “Brexit”, aura-t-on droit au “Nexit” (…) ? C’est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l’extrême droite, s’il venait à devenir Premier ministre. Et il n’en est pas si loin, puisqu’il caracole en tête de toutes les enquêtes d’opinion. Après l’annonce de la victoire du “oui” au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d’un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l’UE : “Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d’immigration” (…) 

Le Danemark. C’est l’autre place forte de l’euroscepticisme dans le nord de l’Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu’ils se méfiaient de l’Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. “C’est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois” qui “ont eu peur de perdre le contrôle” de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l’époque. 

La Suède. La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l’UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C’est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l’UE en cas de Brexit contre 32% partisans d’un maintien (…)

La Finlande. Autre pays nordique concerné : la Finlande. Si Helsinki n’a jamais agité directement la menace d’une sortie de l’UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l’époque, la BCE envisageait d’autoriser l’achat d’obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : “La Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique.”

Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l’UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l’euro. Ou une sortie complète de l’UE, comme le souhaite Marine Le Pen.”

 

Laisser un commentaire