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Europe : politique

Le rachat de la dette par le BCE : un risque pour la France et l’Allemagne

Si les dettes méditerranéennes sont mutualisées, il ne reste essentiellement que la France et l'Allemagne en "créditeurs", et, au vu des volumes en jeu, ces deux pays risquent gros. C'est ce que nous disent un article du Telegraph et un autre de The Economist.

E La BCE va devoir acheter à peu près la moitié de la dette négociable de ces deux pays [Italie et Espagne]. Ceci est actuellement impossible. La BCE agit comme un dispositif temporaire jusqu'à ce que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) remanié pour renflouer ces fonds, soit ratifié par tous les parlements dans les mois à venir. Le FESF prendra ensuite le relais de la BCE. Pourtant, comme nous le savons tous, le FESF n'a pas d'argent. Les parlements n'ont même pas ratifié le coup de pouce précédent de 440 milliards d'€. Aujourd'hui, le Fonds a à peine 80 milliards € avec tous les engagements de la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Il reste une fiction.

Quant à l'augmenter encore de 2000 milliards € ou plus – comme suggéré par Citigroup, RBS, et le Parlement européen – c'est un peu plus complexe. Les Chrétiens-sociaux de Bavière ont dit qu'ils refuseront tout renflouement supplémentaire, et les démocrates du FDP sont sur la même ligne. La base de la CDU d'Angela Merkel est moins encline de jour en jour à suivre. En tout cas, une telle expansion du FESF pourrait avoir une terrible réaction en chaîne avec la perte par la France puis l'Allemagne de leurs notes AAA.

Avec sa garantie actuelle pour le FESF, la France a un passif éventuel de 8% du PIB (si le fonds devait être prélevé en totalité). Selon les analystes de Deutsche Bank, ce qui donne la puissance de feu de fonds suffisants pour aider l'Italie porterait le passif éventuel de la France à près de 13% du PIB. Si les garanties ont été déclenchées, sa dette publique pourrait gonfler à plus de 100% du PIB. Les marchés ont remarqué que les écarts entre les obligations françaises et allemandes à dix ans ont atteint un record dans l'ère de l'euro cette semaine.

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