"Le procès fait à Frigide Barjot est injuste par certains côtés"

Extraits d'une tribune de Cyril Brun sur Nouvelles de France :

"[…] Le procès fait à Frigide Barjot est injuste par certains côtés,
compréhensible par d’autres, comme en toute amitié, je me suis permis de
le lui dire, car je suis de ceux qui pensent que notre mouvement a
franchi un seuil de maturité qui suppose une nouvelle équipe et une
autre direction.

Lorsque Frigide m’a appelé en mai dernier après la victoire catastrophique de François Hollande,
nous nous sommes dits, comme tant d’autres que nous ne pouvions pas ne
rien faire. Déjà, nous aurions pu dire « on ne lâche rien » et, de fait,
nous n’avons rien lâché, Frigide n’a rien lâché. Nous avons lancé très
tôt dans un petit restaurant italien L’Humanité Durable. Accaparé par la
fondation de l’Institut Montalembert et de Résistance Éthique, j’ai
fini par suivre de loin ce mouvement. En parallèle de notre aventure,
une effervescence chrétienne accouchait de très nombreuses initiatives.
[…]

Qui serait assez injuste pour lui dénier une grande part de
notre succès collectif ? Car elle ne fut pas seule. Il fallut bien des
amis au milieu de bien des traîtrises pour parvenir à soulever cette
France tranquille. Et ce miraculeux 5 septembre où tous, ils se sont
accordés pour ne former de nos ruisseaux qu’un seul fleuve immense, est
bien la date fondatrice de ce que nous vivons depuis des mois. Mais il
est indéniable que les élans de son cœur qui m’ont défendu en leur
temps, ne sont pas toujours faciles à vivre pour son entourage. Et il
fallut bien souvent que certains comme Béatrice Bourges
viennent mettre un peu d’huile dans des rouages qui menaçaient de se
gripper. Ce que Frigide a fait et le don de sa personne ces derniers
mois est exceptionnel. Aussi quand je vois que certains la dénigrent, la
méprisent et semblent réduire à un égo surdimensionné tout le cœur
qu’elle a mis à l’ouvrage, je ne peux passer sans rien dire, sans
affirmer son désir du bien, son amour du Christ et sa conviction
profonde pour la cause qu’elle défend.

Mais je dois bien dire que je comprends et que j’entends les
remarques, les critiques et les inquiétudes. Le mouvement dont elle est
encore l’égérie porte un nom révélateur de sa vocation éphémère : la
Manif pour Tous. On ne peut manifester sans fin. Il faut transformer
l’essai
. [Lire la suite]