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Europe : politique

Le Prince Jean d’Orléans et l’Europe

Avant d'entendre en intégralité l'entretien qu'il a accordé à KTO le 20 juin dernier, on peut se pencher sur la vision de l'Europe que propose un des héritiers à la couronne de France, marié depuis le 2 mai dernier. Le but de ce post n'est pas de s'interroger ou de se perdre en discussions sur la légitimité de ce prétendant au trône, mais bien de s'intéresser à son message recevable et reçu par tant de catholiques et trop souvent tu :

JDO1  "Le constat s'impose : l’Union européenne telle que nous la connaissons s’est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale. Si les causes directes de cette crise qui secoue si durement l’Europe sont bien connues, ses causes profondes semblent encore échapper à la classe politique. Et pourtant, elles sont déjà parfaitement lisibles dans l’onde de choc des évènements.

Une institution prouve sa fiabilité par son aptitude à affronter victorieusement les tempêtes. Pour l’Europe de Bruxelles, la démonstration a été cruelle. Devant l’avalanche des problèmes, les chefs de gouvernement – président Sarkozy en tête – n’ont eu qu’un seul et salutaire réflexe : défendre ardemment leurs intérêts nationaux. L’urgence leur rappelait qu’ils en étaient directement comptables. Quant à la Commission européenne, elle avait disparu de la scène. Ce qui est apparu, c’est que cette situation n'était pas conjoncturelle mais bel et bien structurelle : déjà la machine ne fonctionnait plus, et son inadéquation s’est révélée à travers la persistance têtue du fait national.

C’est pourquoi aujourd’hui, alors que les gouvernements sont acculés à une gestion empirique de la crise, il me faut prendre la parole. Je veux le dire avec force : s’agissant de l’Europe, l’urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. Sans faire table rase, avec réalisme, lucidité et détermination. L’Europe ne doit être ni réduite à une entité économique ni calquée sur le modèle américain. Elle a une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l’évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l’oublier ou de le nier.

Ses racines sont chrétiennes : qu’on le veuille ou non, c’est la chrétienté qui l’a fait naître et lui a donné ses assises. Son équilibre géopolitique lui vient de la géographie et de l’histoire, et non des idéologies de passage. Et sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent. Reconnaître ces trois faits n’est pas s’enfermer dans un passé révolu, c’est au contraire se donner les moyens de bâtir un avenir durable – en s’appuyant sur le roc du réel et non sur des opinions mouvantes, incertaines et contradictoires.

Vers une alliance de nations souveraines

JDO2 Aujourd’hui, ma voix est encore peu audible, je le sais. Mais ce que je dis ici, je le fais au nom du principe qui m’habite, dont la légitimité est liée aux fondements et à la continuité historique de la France.

Ce que je veux dire est ceci : l'Europe est aujourd’hui appelée à devenir une alliance de nations souveraines qui, partageant librement une vision concrète et humaniste de la politique, s’attellent ensemble à la réalisation de projets visant au bien commun des pays qui la composent et au traitement résolu des grands problèmes mondiaux. Voilà l’esprit nouveau à communiquer à des institutions européennes à bout de souffle qui exigent une rénovation profonde.

– Pour être viable, cette alliance des nations européennes ne peut que s’appuyer sur les racines culturelles de l’Europe ; s’inscrire dans le cadre des nations historiques, le seul où s’exprime pleinement le lien social ; et limiter son extension dans l'espace, en assumant son équilibre géopolitique propre.

– Son parlement doit devenir représentatif des forces économiques, sociales et morales à l’œuvre au sein des nations associées. Là où, aujourd’hui, les contraintes technocratiques et uniformisatrices ne sont modérées que par les déchirements idéologiques de listes politiciennes rivales, provoquant un absentéisme électoral élevé, le parlement européen doit devenir le lieu d’expression, de dialogue et de coopération des forces vives de nos différents pays.

Son action extérieure – objectifs diplomatiques et militaires communs, projets communs – doit relever de la seule responsabilité des chefs d'Etat et de leurs ministres réunis en conseil. Fortes d’accords adaptés et pragmatiques, les nations européennes ont naturellement vocation à prendre l’initiative sur les grands dossiers mondiaux : gestion des ressources et maîtrise de l'énergie, lutte antiterroriste et résolution des conflits, aide aux pays en développement.

En février 2008 – avant le déluge, donc ! –, j'avais exprimé mon attachement à l'idée de vérité en matière politique. Au nom de cette vérité même, j’entends aujourd’hui prendre date et affirmer que le temps est venu pour l'Europe de s’assumer dans sa réalité propre, ouverte au monde autant qu’à elle-même, avec tout ce qu'elle a reçu et tout ce qu’elle a encore à donner. Ce qui passe par une réforme institutionnelle profonde. C’est à ce prix qu’elle assurera sa prospérité et son rayonnement".

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31 commentaires

  1. Vive le roi !

  2. En bas du livret de la messe de mariage, remarquer les remerciements à l’ensemble Capella Peregrina !

  3. En premier lieu, merci de ne pas avoir présenté Jean d’Orléans comme L’héritier, le seul, l’unique…
    Ensuite, ce discours est tissé de bons sentiments et de belles idées, mais à quoi sert-il? Tout cela est bien trop vague pour qu’il en sorte quelque chose de sérieux.

  4. Une “vision concrète et humaniste”…Et Dieu dans tout ça ? Le Christ ne doit plus être cantonné dans les lointaines “racines”, mais vivre dans le tronc vivant et les feuilles de l’arbre.Merci au SB de nous donner cette information.”La France est toujours inconsciemment monarchiste”(Chesterton)”

  5. C’est assez creux, en réalité… A part qq grandes idées qui ne sont que des lieux communs, il n’y a rien de très original ni de très fondamental dans tout ça… et en plus ça n’est pas très structuré… mais cela est sans doute du à la forme ITW…

  6. Je rejoins Lulo sur les deux points évoqués.
    Tout d’abord de ne pas avoir présenté Jean “d’Orléans” (le patronyme a été changé pendant la Révolution en “Egalité” par son ancêtre régicide) comme le seul “héritier” de la couronne de France. Evidemment ce n’est pas le lieu pour un débat juridique sur la légimité monarchique mais j’aimerais faire remarquer que le terme “héritier” est équivoque en ce sens que le roi n’est pas propriétaire du royaume en héritage. La royauté en France était statutaire, les rois des successeurs, les princes des successibles. C’est peut-être un détail mais cela a son importance. Jean d’Orléans n’est donc pas une des héritiers mais, si mes souvenirs sont bons, le 122è successible dans l’ordre dynastique légitime (après la nombreuse famille de Bourbon).
    Ensuite, je trouve intéressant d’écouter un membre de la famille d’Orléans (une famille maçonnique responsable de plusieurs révolutions anti-chrétiennes) s’exprimer : rappeler que les racines de l’Europe sont chrétiennes, qu’il y a eu une crise, que l’union européenne doit se refonder, etc. est bel et bon mais quel but ces platitudes cherchent-elles à atteindre ? Et comme le dit Senex, mentionner la culture chrétienne, est-ce suffisant ? Le Christ ne veut pas qu’on dise qu’Il a régné, Il veut régner hier aujourd’hui et demain sur les nations : “avec un demi-christianisme on ne sauvera rien, les demi-moyens et les demi-remèdes n’ont plus d’efficacité. Je déclare qu’avec un minimum de religion, le salut public est devenu impossible. Etre franchement, pleinement chrétien, dans la croyance comme dans la pratique, affirmer toute la loi doctrinale comme toute la loi morale, c’est nécessaire, et ce nécessaire sera efficace” (Cardinal Edouard Pie, Evêque de Poitiers, OEuvres, tome IX, p. 227).
    Il est enfin dommage que le deuxième fils du Duc d’Orléans (frère de la GLNF) n’ait pas fait mention du crime de masse généralisé qui chaque année extermine des millions d’êtres. Cela, c’est une plus grande crise encore que la crise financière qui traverse l’Europe.

  7. C’est assez pénible à chaque fois d’avoir le cour des néo-légitimistes à chaque intervention d’un prince d’Orléans…
    En attendant, il n’est pas exilé sur un autre continent et s’indiffère de notre sort.
    Je rappelle que les révolutionnaires ont appelé Égalité comme ils ont nommé Louis XVI “capet”.

  8. “Au nom de la vérité”, selon ses propres termes, ce monsieur, ( qui a voulu être marié par Datirachida, et qui l’a ensuite invitée à son mariage religieux !),devrait reconnaitre qu’il est le descendant du citoyen Egalité, de sinistre mémoire,et
    non l’héritier de la Couronne de France:
    voilà qui sonnerait moins creux que son
    discours qui enfonce hardiment les portes ouvertes par d’autres.

  9. J’affiche volontairement les deux commentaires précédents pour montrer l’exemple de ce qu’il n’est pas de coutume de faire ici : du parfait hors-sujet qui tue la réflexion et une querelle de personnes dont on se moque royalement et qui neutralise le combat commun en divisant les troupes.
    Enfin sur cette question de la descendance royale, j’ai entendu cette formule qui résume tout le problème à elle seule : avant de savoir quelle paire de fesses va s’assoir sur le trône, encore faut-il savoir quel trône on veut. Et le débat ici est une affaire de “trône” et de gouvernance qui doit nous réunir dans un combat commun et pas une histoire d’autre chose qui divise systématiquement les forces et éclaircira de fait les rangs.
    Lahire

  10. Belle réponse, Solange.
    Il s’ est en effet avéré que certains rois de France ont été plus anticlericaux et ont flirtés douteusement avec les parpaillots et les francs-maçons que certains chefs républicains qui ont poussé à la christianisation de l’ Afrique, du Pacifique Sud et de l’ Extrême Orient.
    Alors ! Une monarchie ?.. Pourquoi faire ?..
    Un roi de France ou un roi des Français ?. Vaste question, n’ est-ce pas.

  11. Je trouve les commentaires bien méchants envers ce gentil garçon.
    Qu’il soit l’héritier ou le 122e successible, de toute façon on est englués dans la république, qu’elle soit 5e ou 6e etc.
    Ce qu’il dit n’est peut-être pas génial, mais cela va dans le bon sens. Pourquoi, au lieu d’accueillir un ami qui pense plus ou moins comme nous, nous hérisser immédiatement et le jeter ? Je demande pourquoi on le jetterait, qu’il soit d’Orléans de France ou quelque soit son nom ?
    Nos ennemis ont de beaux jours devant nous puisque nous nous empressons de nous tuer, en paroles du moins. On n’est pas près ni prêts à faire l’union.
    J’en conclus que nous sommes responsables de nos malheurs.

  12. Lahire a parfaitement raison : la querelle dynastique qui empoisonne la famille monarchiste française depuis la mort d’Henri V, duc de Bordeaux, finit par paralyser totalement le débat de fond : quelle France ? Quel monarchie ? Dans quel modèle économique et social ? Sur quelles valeurs ? Quelle place aux institutions démocratiques ? Etc….
    Je serais tenté de dire que c’est la même impuissance qui découle des divisions de la droite nationale et souverainiste, entre partis rivaux qui ”préparent” la succession de JM LP sans jamais aborder leurs idées et leurs stratégies pour la France et les Français. Là encore la querelles des prétendants et des prétentions tue l’idée même de réflexion.
    Ces deux droites et leurs dissidences, composantes et sous familles, sous sous familles et groupuscules, devraient se remémorer les paroles du Comte de Chambord :
    “Ma personne n’est rien, le principe est tout”
    Ce sont les principes hérités, mais revivifiés qui redonneront à la droite française la possibilité que ses dirigeants soient des moteurs et non des occasions de querelles.

  13. Lahire a résumé parfaitement le fond de la “querelle”: il ne s’agit pas tant de savoir si l’on veut la monarchie que de savoir laquelle: d’un côté, il y a les tenants du respect de l’intégralité des principes de la monarchie traditionnelle française, et de l’autre ceux qui, de très longue date (XVII°s. et le frère de Louis XIII) veulent adapter ou “moderniser” lesdits principes.
    Là dessus, ces deux “visions” s’incarnent, au sens littéral, dans deux branches de la même famille aujourd’hui.
    Après, on ne peut laisser proférer des erreurs historiques:
    -Philippe d’Orléans prit DE SA PROPRE INITIATIVE le nom d’Egalité, en posant sa candidature aux élections de 1792.
    -A ceux qui prétendent opposer les rois très-chrétiens aux chefs de cinq républiques anti-chrétiennes, en essayant de nous faire gober que la république a peut-être été plus profitable à la religion, il convient de rappeler les révélations de Paray et de la Rue du Bac, ainsi que les propos des papes Grégoire IX, Clément V, Pie VI, entre autres.
    Il est malhonnête d’opposer quelques “erreurs” (discutables) ponctuelles aux immenses bienfaits apportés par l’union constante du trône et de l’autel.
    Ensuite, pour ceux qui bénissent le premier faiseur de discours venu, je rappelle que même (et surtout) dans un texte politique, la force des idées compte, et je rejoins Solange dans sa critique: tout est lisse dans ces propos, la prise de position est peut-être “courageuse” par rapport à celles de l’UMPS, mais du simple point de vue catholique, et même en faisant abstraction de l’auteur, le compte n’y est pas.

  14. je suis sidéré par la rancoeur des commentaires
    ça s’appelle moisir dans son jus
    Sarkozy est au pouvoir pour 1000 ans

  15. Un prince du sang français, altesse sérénissime au moins, sinon altesse royale, parle en prince aux Français. Il rappelle par là que la mission capétienne est encore vivante et vécue. La reconnaissance de cette mission, qu’on peut appeler fidélité monarchique, n’est pas une posture nostalgique, mais un impératif de salut public : c’est, au moins, la protestation contre la blessure suicidaire commise en 1789-93, et malheureusement consacrée en mythe national fondateur après 1879. C’est vouloir épargner à la France l’ahurissante mutilation qui consiste à se couper de ses origines.
    Ensuite, bien sûr, le royalisme ne peut pas n’être qu’une opinion in abstracto : la monarchie, politique incarnée, c’est le devoir d’un prince, désigné par une succession dynastique, à régner. A cet égard, la loi de succession est sans ambiguïté : Louis de Bourbon, duc d’Anjou est héritier du trône de France. Au cas où… une seule objection vaut, et ne doit pas être éludée : la signature de la France à Utrecht en 1713. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas (l’Allemagne, héritière du Saint-Empire ?), signataires du traité, ont leur mot à dire. Au pire, ultima ratio, c’est la guerre. Nous n’en sommes pas encore là.
    Pour le reste, toute les bonnes volontés princières sont les bienvenues, celle de Jean d’Orléans donc aussi. A ce propos, «d’Orléans» est évidemment son nom. Louis-Philippe a, dans ses Mémoires, fait justice du lamentable pseudonyme accepté par son père. Et puis il est assez piquant d’entendre certains hérauts d’un combat légitimiste revendiqué, arguer contre des princes des agissements de tel ou tel ancêtre, de leurs opinions suspectes, ou d’un défaut de leurs convictions, comme si un dynaste héritait les pensées de ses parents, ou comme si leur légitimité dépendait de leurs opinions. C’était exactement le discours des ultras de la Ligue contre les droits d’Henri IV. C’est le contraire du principe de légitimité. C’est aussi une curieuse reconnaissance de ce qui fut justement un fondement de la propagande louisphilipparde jusqu’en 1848, à savoir que la mission dynastique des d’Orléans aurait tenu à sa traditionnelle position «libérale».

  16. en plus, je trouve ces commentaires injustes, car après le “Philippe Egalité” qui s’est fait raccourcir, il y a eu quand même Louis Philippe,qui a été un roi important (18 ans!) même si pour des raisons tenant au politiquement correct on n’en parle jamais

  17. Je vous rappelle que Louis descend des rois constitutionnels et libéraux espagnols…
    Le comte de Chambord savait que le “légitimisme” allait mourir avec lui.
    Ne vous faîtes pas d’illusion sur lui d’un futur roi tradi mili péchu… Il est favorable à une monarchie comme en Espagne voir l’abolition de la loi salique, apparemment…

  18. En tant que patriote, je trouve très pertinents les propos de monseigneur Jean d’Orléans, que je confirme, en tant que généalogiste, être un capétien direct et 122 eme dans l’ordre de succession au trône de France.
    NB. Je trouve déplorables les querelles entretenues par certains (prétendus fusionnistes ?) qui, ignorent les lois fondametyales du royaume et par certains prétendus “…” qui récusent un descendant de régicide pour les errements de son aïeul.
    Vive Dieu, vive la France et vive Louis XX.

  19. Pas besoin de lire ou d’entendre le Prince Jean d’Orléans pour constater que l’Europe s’est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale, la déferlante immigration invasion, etc… et que ces malaises profonds semblent encore échapper à la classe politique actuelle, Petit Jean aussi l’a constaté.
    Petit “clin d’œil” à M. Claude Mouton Raimbaut (lecture et Tradition n° 379-380 page 30)

  20. De quand date la dernière intervention de Luis sur un problème politique français? Je crois qu’il s’en f… royalement. La famille d’Orléans est certainement pleine de défauts, mais au moins elle respire la France et a régulièrement versé son sang pour elle. Quant a l’attitude des princes sous la révolution, le futur Louis XVIII a laissé son frère et son neveux mourir pour accéder au trône (et a abandonné Cadoudal, entre autre à son sort) et charles X s’est comporté en vrai lache lors des des guerres de vendée.

  21. A Bébert,
    “je suis sidéré par la rancoeur des commentaires
    ça s’appelle moisir dans son jus
    Sarkozy est au pouvoir pour 1000 ans”
    Pour ma part, comme je l’ai dit, j’estime que ce texte est inconséquent en soi, et pas parce qu’il est de Jean d’Orléans.
    Par ailleurs, quand on donne son vote à ceux qui font objectivement durer le Système, on ne vient pas donner des leçons d’efficacité politique.
    A L. Chéron,
    Vous rappelez des choses fort justes, mais je ne vous suis pas sur deux points:
    1)”Au cas où… une seule objection vaut, et ne doit pas être éludée : la signature de la France à Utrecht en 1713. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas (l’Allemagne, héritière du Saint-Empire ?), signataires du traité, ont leur mot à dire. Au pire, ultima ratio, c’est la guerre. Nous n’en sommes pas encore là.”
    Comme vous dites! Et qui croirait que les puissances signataires du traité d’Utrecht s’appuieraient là-dessus pour contester la monarchie???
    D’ailleurs, de quel droit des pays étrangers interviendraient-ils sur une question purement française?
    http://www.viveleroy.fr/article46.html
    “Et puis il est assez piquant d’entendre certains hérauts d’un combat légitimiste revendiqué, arguer contre des princes des agissements de tel ou tel ancêtre, de leurs opinions suspectes, ou d’un défaut de leurs convictions, comme si un dynaste héritait les pensées de ses parents, ou comme si leur légitimité dépendait de leurs opinions.”
    Disons que ces arguments sont peut-être parfois mis en avant au détriment des causes purement dynastiques, en l’occurrence le strict respect des Lois fondamentales du royaume de France. Mais c’est évidemment à ce niveau-là que se situe la juste réfutation des prétentions dynastiques indues.
    “C’était exactement le discours des ultras de la Ligue contre les droits d’Henri IV. C’est le contraire du principe de légitimité.”
    S’appuyer sur des arguments purement subjectifs est absurde, et, vous avez raison, contraire au principe de légitimité. Mais le rejet des Orléans par les légitimistes ne repose que sur des arguments JURIDIQUES, je le répète.
    http://www.viveleroy.fr/article15.html
    “C’est aussi une curieuse reconnaissance de ce qui fut justement un fondement de la propagande louisphilipparde jusqu’en 1848, à savoir que la mission dynastique des d’Orléans aurait tenu à sa traditionnelle position «libérale».”
    L’orléanisme, dans le sens du XIX°s., est incontestablement un libéralisme, certes très conservateur, mais irréductiblement attachés aux principes de la Révolution. Comme l’ont d’ailleurs prouvé maints écrits de feu le “comte de Paris”, la tradition libérale est aussi ancienne dans cette famille que ses prétentions dynastiques:
    http://www.viveleroy.fr/article72.html
    Mais là encore, ce n’est pas à cause du libéralisme que nous n’acceptons pas les Orléans: en 1883, le successeur du comte de Chambord, Jean III, bien que libéral, fut unanimement reconnu par les légitimistes non ralliés.
    On ne saurait trop insister sur le fait que notre refus se base sur des questions de DROIT DYNASTIQUE.
    [Pfff… encore un hors-sujet à déplorer… Il y a des forums pource genre de discussions qui n’en finiront jamais. Et qu’apportent-elles au débat pour le bien commun? Et puisque vous jugez les personnes sur leurs ancêtres, qui était le grand-père de sainte Clotilde? Et s’il faut un roi en France un jour lointain, serait-il issu d’une “mauvaise” famille, qu’il serait refusé et combattu par tant de “royalistes”.
    Alors faites-nous grâce de ces propos qui ont leur place à ceux qui ont l’éternité pour construire l’histoire à venir. Ici est le lieux du combat commun et de l’élaboration du Règne du Christ dans notre vie et dans le monde qui nous entoure. et ce quelque soit son lieu-tenant. Au quotidien et par des faits. Lahire]

  22. Une fois encore je constate dans certains commentaires, sans surprise hélas, mais aussi avec un sentiment de gaspillage (tant d’énergie et de bonnes volontés dispersées), la part d’idéologie qui peut conduire les réflexions politiques dans nos milieux catholiques et français.
    Je voudrais y réagir en rappelant quelques éléments de pensée cohérente au sujet de nos combats, sans avoir toutefois le temps de les développer intégralement, ce que ne permet pas un simple commentaire.
    L’idéologie, qu’est-ce à dire ?
    C’est-à-dire un système d’idées qui, pour être cohérentes entre elles, n’en sont pas moins coupées, voire fondamentalement contraires au réel qu’elles essayent de soumettre, porteuses en cela d’échecs cuisants et de « grands cimetières sous la lune ». Les théories de Rousseau et de Robespierre, celles de Marx, Lénine et consorts, celles d’Hitler, sont des idéologies, et on sait où elles ont conduit.
    “Le sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat.
    Or la légitimité ne peut pas relever de l’idéologie, fut-elle celle du droit dit « royal historique ».
    D’abord il faut revenir à ce qui est légitime. Est légitime ce qui contribue au bien commun, dans la fin et dans les moyens. Les règles de droit peuvent ainsi être légales (votées ou décidées dans les formes prévues), elles ne sont pour autant légitimes que si elles contribuent au bien commun, (notamment par leur conformité au droit naturel). Elles sont légitimes si elles servent la société des hommes en étant mues par un impératif politique. La loi est au service des hommes (de leur bien, non de leur caprice), et non les hommes au service de la loi.
    Il en est ainsi de la primogéniture mâle. Ce n’est pas une loi divine qui a existé de tout temps, c’est une loi créée par le chef politique pour trouver une solution aux périodes de troubles que constituait la succession d’un monarque défunt, en remplacement d’un système électif défaillant.
    La primogéniture est un principe de succession, pour un régime établi. Pas un principe d’instauration. Or l’hypothèse d’un retour du roi en France ne relève pas d’un enjeu de succession (qui signifierait le règne actuel d’un monarque, ou une vacance de courte durée), mais de la ré-instauration d’un régime aux principes salutaires.
    Dans le même ordre d’idée de la soumission de la loi aux nécessités de la politique identifiées par la recherche du bien commun, le renoncement à la couronne d’Espagne décidé par Louis XIV pour ses héritiers est une décision politique motivée par le Bien commun pour éviter des guerres européennes et garantir l’équilibre des puissances, facteur de paix. Cette décision éminemment légitime (au sens toujours de la recherche du BC), ne saurait être remise en cause au nom du caractère intangible, absolue, quasiment théologique de la loi de primogéniture. Celle-ci, en ce sens, se contredirait dans ses fins pacificatrices puisqu’elle aurait établi, si L XIV avait permis qu’elle s’applique, la possibilité pour un roi de France de revendiquer la couronne d’Espagne, et celle pour un roi d’Espagne de revendiquer celle de France, ouvrant la porte à des conflits inextinguibles pour contrer au plan européen cette trop puissante double monarchie catholique. Là encore, le droit est fait pour l’homme et non l’homme pour le droit.
    Toute autre attitude, notamment celle qui consiste à faire d’une loi humaine une loi religieuse et presque divine, devient une idéologie, au sens précisé en introduction.
    Quel pouvoir légitime aujourd’hui ?
    La légitimité réside essentiellement en le respect et la mise en œuvre de la loi naturelle, en la stabilité du pouvoir capable de maintenir intra et extra muros un ordre stable et pacifique, et préserver les conditions de prospérité, matérielle et immatérielle, des corps naturels constitutifs de la nation, laissés libres de poursuivre leur finalité propre, fondée non sur des idéologies mais sur des intérêts concrets. St thomas d’Aquin ajoute qu’en Chrétienté, la poursuite du BC s’attache aux points que je viens de citer, en vue d’établir les conditions favorables au salut individuel des âmes.
    Serait donc légitime la personne (ou le groupe de personnes ?) qui, dans le paysage politique français réunirait dans son projet ces éléments constitutifs du BC, et les porterait en s’entourant des meilleurs conseillers, en construisant la stratégie la plus apte à le mener à bien. Puis trouverait les voies et moyens de conserver le pouvoir, en l’établissant dans une durée qui dépasse une simple existence humaine. Ce pourrait être aussi bien un politicien qui se convertirait (au sens politique et/ou spirituel du terme), un artisan qui montrerait le charisme adéquat, ou un chef d’entreprise, ou un haut fonctionnaire, ou un officier talentueux, ou…
    Ce patriote inspiré et cohérent, fort de ses réalisations durables et non soumises à la logique mortifère des partis idéologiques et/ou ploutocratiques, devrait alors songer à sa succession, et soit désigner son successeur de son vivant (c’est incertain, historiquement), soit fonder à son tour une dynastie.
    Le projet du Prince Jean : la légitimité d’un Prince ouvertement catholique et français, lancé dans le projet réaliste d’une restauration du bien commun national.
    Le moins que je puisse dire c’est que j’ai beau observer attentivement le paysage français actuel, je ne vois aucunement un tel profil se dessiner. Que l’on me renseigne promptement, si c’était le cas.
    Le seul projet, à l’état un peu plus qu’embryonnaire aujourd’hui, mais qui rejoigne les critères de discernement de la légitimité que j’ai évoqués supra, c’est celui du Prince Jean de France.
    Pour tordre le coup aux histoires de famille dont les « légitimistes » (les partisans d’un prince espagnol) se délectent, rappelons que nous sommes tous fils d’Adam et d’Eve, avec une lointaine paternité difficile à porter.
    Plus sérieusement, certes, il y eu des libéraux, au sens dogmatiquement peccamineux du terme, chez les Orléans, certes il y eut Philippe Egalité, … Toutefois, en terme de service rendu à la France depuis la révolution (à laquelle cette famille a partiellement contribué, à laquelle les Bourbons ainés se sont maladroitement, voire mollement opposés), bien des Orléans, surtout à partir des lois d’exil ont servi la France avec cœur : en 1914, le duc de Guise, se voyant refusé tout engagement chez les Alliés (à commencer par la République Française), sert dans les rangs de la Croix-Rouge ; en 1939, le comte de paris est engagé volontaire dans la Légion Etrangère ; en 1960 le Prince François, oncle du Prince Jean tombe pour la France en Algérie. De même, malgré de nombreuses maladresses, malgré des choix que l’on peut (doit ?) contester, tant ils paraissent (vus d’aujourd’hui), peu pertinents, feu le comte de paris a cherché à faire prévaloir ce qu’il était, pour le service du pays.
    Ils ont agi en princes français, au service de la France, ce que n’ont pu faire, et n’ont pas fait, logiquement (là aussi le réel est têtu), les Princes Bourbons d’Espagne, que les « légitimistes » voudraient voir régner sur le Royaume de France. Ils ne l’ont pas fait simplement parce qu’ils sont de culture et de cœur espagnols, et jamais un prince étranger n’a régné sur le royaume des lys.
    Pour faire court, pour soutenir le Prince Jean , il n’y a pas besoin d’être Orléaniste au sens libéral du terme (au contraire). Il faut comprendre notamment que le sentiment d’appartenance nationale (ie le lien intime avec la terre des pères et avec la nation) a évolué par rapport à l’époque monarchique (il s’est dégradé en raison de la propagande révolutionnaire) et qu’il faut en tenir compte. Il faut être contrerévolutionnaire (sans – ; conformément à l’approche Château-jobertienne du terme), et tenir compte de la réalité française d’aujourd’hui pour restaurer le pays, à terme dans l’ordre social chrétien que nos maîtres nous ont enseigné, que rappelle la DSE. Tout ceci ne se fera pas par une révolution contraire, ie par un bouleversement inverse de la réalité actuelle, aussi insatisfaisante soit-elle au regard de nos objectifs, mais par la reconstitution pas à pas, au fur et à mesure des étapes d’une reconquête des esprits appuyée sur des réalisations concrètes illustrant la pertinence de nos doctrines.
    Il y a des réalisations concrètes et des choses pratiques à réaliser pour y parvenir. Elles sont loin des débats sur la primogéniture et sur les gênes de Philippe Egalité, elles ont des implications dans la vraie vie, notre champ de bataille de catholiques conséquents.
    Pour en savoir plus, voyez des éléments concrets de ce projet sur http://www.gensdefrance.com/gdefrance1/ et sur les liens de ce site, et guettez à l’automne la parution du livre « Un Prince Français », qui exposera les grandes lignes du projet du prince, préparées en collaboration avec des professionnels de chacun des domaines évoqués, qui font parie de son entourage. Vous verrez alors si ce sont des platitudes, et si ça été dit ailleurs, de manière aussi complète. On en reparle.

  23. eh bè…c’est pas gagné…

  24. A Partisan Blanc,
    “Je vous rappelle que Louis descend des rois constitutionnels et libéraux espagnols…”
    Et si lui-même était “constitutionnel et libéral”, nous ne le reconnaitrions pas moins, et nous prierions pour lui: nous n’avons pas oublié l’exemple d’Henri IV.
    “Le comte de Chambord savait que le “légitimisme” allait mourir avec lui.
    Ne vous faîtes pas d’illusion sur lui d’un futur roi tradi mili péchu… Il est favorable à une monarchie comme en Espagne voir l’abolition de la loi salique, apparemment…”
    Allons, ça se saurait si vous aviez accès à sa conscience… En attendant, il est, c’est tout.
    A Lahire,
    Si vous vouliez vraiment respecter votre volonté initiale de ne pas tomber dans la “querelle dynastique”, vous en aviez le moyen…
    J’ai simplement essayé de montrer que ce n’est pas pour des raisons subjectives que nous sommes légitimistes.
    Et puisqu’il faut le répéter une quatrième fois, ce n’est pas une question de PERSONNES.
    Après, on voit trop à quels résultats CONCRETS conduit cette idée folle d’oeuvrer dans le Système pour rétablir le règne social de Dieu.
    Nous n’avons pas l’éternité pour nous, mais nous nous efforçons simplement de transmettre ce que nous avons reçu, des principes éternels car naturels, et cette idée ne doit pas être normalement inconcevable pour des catholiques…
    A Herki,
    Votre intervention illustre tout à fait ce que je disais plus haut: le fond du problème est simple: quelle monarchie voulons-nous? Pour vous, c’est clair, on garde un peu du passé, mais on trie et on introduit de nouveaux critères:
    “Or la légitimité ne peut pas relever de l’idéologie, fut-elle celle du droit dit « royal historique.”
    Et depuis quand un ensemble de lois de succession forme une idéologie?
    La légitimité est double en France (et dans tout pays chrétien):
    -théologique: la législation civile doit s’inspirer de l’enseignement de l’Eglise.
    -naturelle: les institutions doivent réaliser la pérennité du bien commun.
    La pérennité engage forcément à regarder dans la durée. Et dans la durée, c’est la monarchie traditionnelle qui arrive incontestablement en tête. Pourquoi? mais parce qu’à cause de quelques lois de succession, progressivement formulées, on a assuré une continuité sans faille de l’autorité politique.
    Ce sont des lois, certes pas d’origine divine, et révélées tout d’un coup, qui ont permis la formation et le développement de la France.
    Elles forment un ensemble cohérent et clairement défini depuis le XVI°s., et c’est parce qu’elles forment un tout qu’elles sont efficaces, et n’oublions pas que c’est ainsi qu’elles ont été sanctionnées par la mission de Ste Jeanne d’Arc.
    “Or l’hypothèse d’un retour du roi en France ne relève pas d’un enjeu de succession, mais de la ré-instauration d’un régime aux principes salutaires.”
    Principes théologiques ET naturels… et ce n’est pas une “hypothèse”…
    “Dans le même ordre d’idée de la soumission de la loi aux nécessités de la politique identifiées par la recherche du bien commun, le renoncement à la couronne d’Espagne décidé par Louis XIV pour ses héritiers est une décision politique motivée par le Bien commun pour éviter des guerres européennes et garantir l’équilibre des puissances, facteur de paix. Cette décision éminemment légitime (au sens toujours de la recherche du BC), ne saurait être remise en cause au nom du caractère intangible, absolue, quasiment théologique de la loi de primogéniture.”
    C’est faux, parce que vous mélangez tout, le droit français et le droit international… Le droit international n’est pas supérieur au droit national: les renonciations d’Utrecht sont nulles car elles contredisent le principe d’indisponibilité de la Couronne. Cela a été rappelé par Louis XV (pacte de famille de 1761), Louis XVI, Louis XVIII, etc…
    La force du droit dynastique français est justement que personne ne peut y toucher! Louis XIV disait lui-même qu’il était dans “l’heureuse impuissance” de le modifier.
    “Là encore, le droit est fait pour l’homme et non l’homme pour le droit.”
    Pur sophisme, qui oublie précisément qu’ici, c’est le droit qui assure le bien commun de l’homme.
    Les Lois fondamentales ne sont pas des règles “religieuses” mais c’est parce qu’elles sont permanentes, à l’abri de tout caprice, qu’elles assurent le bien commun.
    Y toucher, c’est mépriser le labeur de nos ancêtres qui ont tatonné pendant 500 ans pour les constituer. Et parce que nous serions plus intelligents, on peut faire le tri?
    “Serait donc légitime la personne qui, dans le paysage politique français réunirait dans son projet ces éléments constitutifs du BC (…) je ne vois aucunement un tel profil se dessiner.”
    Mais si je suis votre logique, pourquoi prendre le prince d’Orléans aujourd’hui, et ne pas attendre quelqu’un de mieux qui viendrait demain, avec un meilleur projet?
    Pourquoi lui et pas son père, ou son frère aîné?
    Et même si on prend Jean d’Orléans tout de suite, si n’importe qui survient avec un meilleur projet dans six mois, renverser le prince sera légitime?
    En opposant ce système “électif” (qui plonge tête baissée dans la souveraineté nationale, mais c’est un autre problème), et en évinçant la continuité monarchique, vous pouvez parler de bien commun!
    “Toutefois, en terme de service rendu à la France depuis la révolution, bien des Orléans, surtout à partir des lois d’exil ont servi la France avec cœur”.
    Personne ne dit le contraire, mais cela ne leur donne pas plus de droits au pouvoir que les milliers de Français qui en ont fait autant.
    “…ils sont de culture et de cœur espagnols, et jamais un prince étranger n’a régné sur le royaume des lys.”
    La “culture”, le “coeur”, voilà des motifs pour définir des règles juridiques claires, et assurément en phase avec l’ancien droit… c’est avec ces arguments subjectifs qu’on a fait le traité de Troyes…
    D’ailleurs, si on ne doit pas faire grief des choix de leurs ancêtres aux uns, pourquoi le faire aux autres? Et pourquoi faire jouer les renonciations de Philippe d’Anjou, et pas celles de Philippe Egalité?
    Et pourquoi opposer deux branches d’une même lignée? Les Orléans sont des Bourbons, ils ont même essayé de prendre ce nom…
    Seul compte le sang, et c’est toujours ainsi qu’on l’entendait en France.
    “Il faut comprendre notamment que le sentiment d’appartenance nationale (ie le lien intime avec la terre des pères et avec la nation) a évolué par rapport à l’époque monarchique (il s’est dégradé en raison de la propagande révolutionnaire) et qu’il faut en tenir compte.”
    Et pourquoi tenir compte d’une dénaturation d’origine révolutionnaire? Si on va par là, autant faire siennes la Déclaration des droits de l’Homme et la V° République…
    “Il faut (…) tenir compte de la réalité française d’aujourd’hui pour restaurer le pays (…) Tout ceci ne se fera pas par une révolution contraire, ie par un bouleversement inverse de la réalité actuelle, aussi insatisfaisante soit-elle au regard de nos objectifs, mais par la reconstitution pas à pas, au fur et à mesure des étapes d’une reconquête des esprits.”
    C’est bien ainsi que nous l’entendons.
    “Il y a des réalisations concrètes et des choses pratiques à réaliser pour y parvenir.”
    Oui, étudier et priez. Cela ne peut que plaire à des catholiques, non?
    Il est déplorable de voir que certains sont prêts à bazarder les règles objectives du bien commun pour construire des chimères… Au moins, ce point de vue est clair: ce n’est pas à la monarchie traditionnelle qu’on nous invite, mais à “autre chose”…

  25. Brisons (brisez ?) là :
    On nous a soumis une déclaration politique d’un prince du sang (sans qu’il fût précisé son degré dans l’ordre de succession dynastique). Il n’a pas été proposé de discuter ce que l’on sait. Le comte de Chambord lui-même n’en parlait jamais. Il devait se douter que ses survivants se rattraperaient.

  26. et ben c’est pas gagné, c’est clair ! Discutez, ne votez pas, agissez encore moins, pendant ce temps, l’ennemi avance et se réjouit…
    Merci à Jean d’Orléans de ce discours qui va absolument dans le bon sens.

  27. à quand un vrai duel à l’épée pour régler le probléme dynastique ?

  28. MESSAGE AU PRINCE JEAN D’ORLEANS
    Après avoir lu votre livre, je reconnais que, mis à part le problème de votre légitimité dynastique, les valeurs que vous défendez sont les valeurs qui sauveront la France.
    Je salue votre courage.

  29. Responsable du site, soyez honnête, si vous êtes chrétien, publiez tous mes messages. ou alors justifiez vous.
    [1 – vos commentaires sont publiés malgré leur niveau, donc votre remarque est nulle et non avenue.
    2 – Estimez heureux qu’ils le soient ou plutôt soyez-en heureux, cela signifie qu’ils ne contredisent pas à nos yeux la charité élémentaire. C’est pour cette raison que je publie celui-ci en y mettant ma griffe.
    3 – Nous sommes sur un blog et nous n’avons nullement à nous justifier de la publication de tel ou tel commentaire. La presse est une chose. Les blogs en sont une autre : votre commentaire me plaît, je le met en ligne; il ne me plaît pas, je l’efface définitivement. C’est comme ça… c’est la liberté des blogueurs… Si vous voulez être lu à tout prix, créez votre blog et édictez-y vos propres règles! Vous verrez, c’est agréable, mais ça crée des mécontentements…
    Bonne soirée.
    Lahire]

  30. [Préférez le mail pour les écrits personnels. Lahire]

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