Le président LREM de la commission de la défense de l’Assemblée défend le chef d’Etat-major des Armées

Unknown-5Après le chef d'état-major Pierre de Villiers, c'est au tour de Jean-Jacques Bridey de faire connaître son profond désaccord avec les coupes budgétaires imposées aux armées en 2017. Le président LREM de la commission de la défense de l'Assemblée, et conseiller défense d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, "regrette" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère de la Défense en 2017.

"C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva."

La veille, Emmanuel Macron avait tenté de trancher le débat dans une déclaration sèche devant les militaires :

"Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique. J'ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire".

De nombreux militaires ont jugé le moment de remontrances du président de la République "douloureux" et le propos "excessif" voire "humiliant".

Jean-Jacques Bridey avait déjà pris la défense du général de Villiers, à l'issue de l'audition du général par la commission de la défense :

"Quand le chef d'état-major dit qu'il faut des moyens, ce n'est pas du chantage. Si l'on veut continuer à employer les armées il faut leur donner des ressources, ou sinon les retirer de certains théâtres d'opération."

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