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Liberté d'expression

Le politiquement correct, voilà l’ennemi !

L’écrivain Richard Millet est interrogé dans La Nef :

Rm "Dans ses dérives incantatoires, la démocratie est nocive pour la littérature. La question de la masse et de la démocratie, du règne de la quantité, de l’individualisme, devrait être interrogée davantage. C’est une chose sur laquelle James s’était penché en son temps, mais il ne pouvait pas prévoir l’accroissement formidable du niveau de vie, des antibiotiques, de la dictature médiatique, de l’eugénisme. Nous sommes devant le nouveau monde que Huxley avait génialement prévu. Le fond du problème, c’est de savoir comment la démocratie pourra préserver la liberté individuelle au sein d’un processus de massification de l’humain, sans parler des problèmes de nutrition, d’eau ou de climat. Est-ce qu’il ne faudra pas pousser la démocratie jusqu’à son point de contradiction dictatorial, totalitaire ? […]

J’ai été scandalisé par la récente construction d’une église sans cloche à Sartrouville afin de ne pas choquer les musulmans. Ce genre de problème montre bien jusqu’à quel point on peut descendre quand on baisse sa culotte au nom d’idées de tolérance. Je suis plutôt hostile à Vatican II : je crois profondément au mystère ; lorsqu’on veut démocratiser, vulgariser les mystères, ils disparaissent. Plus de prêtres, plus de mystères, la messe ennuie tout le monde et les chants modernes y sont ridicules. Quand on entre dans une église au Liban, on sent quelque chose qui vibre, comme en Pologne, du moins quand j’y étais, en 2000. Nos églises sont des tombeaux, que c’est vide ! […]

Un prêtre doit être quelqu’un qui me dépasse infiniment et non un homme comme moi. Cela aussi, c’est un effet de la perversion démocratique qui veut que tout vaille tout, y compris n’importe quoi. […] Dans la décadence qui altère la démocratie, l’Église, la religion et la littérature, il faut chercher où est l’ennemi. L’ennemi est dans le politiquement correct, au sens où il s’agit d’une entreprise de déstabilisation de toute spiritualité.[…] La ruse suprême du démon, c’est de vous faire croire que vous êtes le diable. La patience est un exorcisme."

Michel Janva

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