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L'Eglise : Foi

Le plan de Dieu sur le règne animal

C'est à une méditation sur ce thème que nous invite l'Abbé de Tanoüarn. Extrait.

"Regarder l'animal en face, c'est accepter de considérer aussi la précarité de notre situation d'animaux plus ou moins raisonnables. Pour prétendre à être vraiment autre chose que l'animal, il faut nous laisser racheter. Nous ne nous sauvons pas nous-mêmes, pas tout seuls. Sans le Christ, qui nous fait vivre, que serions-nous?

Et lorsque l'on a éprouvé cette fraternité par le bas avec l'animal, lorsque l'on a compris que sans le Christ et sans son salut, nous sommes tous des bêtes, juste "des êtres pour la mort" (Heidegger), alors que nous reste-t-il à faire? Il nous faut sauver l'animal. Pourquoi cette oeuvre de Dieu n'aurait-elle pas droit à un salut ? Peut-on penser que Dieu fait toutes ces belles choses en vain ? Peut-on donner raison à l'Ecclésiaste qui ne voit en toutes choses que "vanité et poursuite du vent" ? Chaque animal, chaque végétal, chaque composition de paysage est une pensée de Dieu. En tant que telle, elle ne meurt pas. "Les concepts des créatures sont des concepts de Dieu" dit Cajétan sublimement en jouant sur le sens du génitif. Il avait compris la transcendance analogique du Logos mieux que beaucoup."

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3 commentaires

  1. “On dit : tout passe – Mais… savons-nous si Dieu ne recueille pas tout ce qui est spirituel – et si ainsi tout ce que notre esprit et notre cœur créent de viable n’est pas mis de côté, et… ne nous sera pas rendu ?”
    René Benjamin

  2. Amen…merci Père, c’est aussi ce que je crois..

  3. Dans un grand nombre de provinces, les animaux eux-mêmes faisaient jadis réveillon. En Berry, les animaux de la ferme, à l’issue de la Messe de minuit, reçoivent une provende extraordinaire du meilleur fourrage. Il en est ainsi en Lorraine et dans le pays bisontin.
    Le poète qui a si bien chanté le réveillon des oiseaux devait aussi chanter le réveillon des animaux ; il l’a fait sous le titre gracieux de La gerbe de Noël :
    Dans les nombreux pays où la sainte croyance
    Vit encor dans le cœur du campagnard heureux,
    A l’heure où de Jésus on chante la naissance,
    On observe un usage aussi bon que pieux.
    La venue ici-bas de cet Enfant aimable
    Mit en liesse la terre, aux chants du Paradis ;
    De même le croyant s’en va dans son étable
    Réjouir son bétail, ses agneaux, ses brebis.
    Il donne à l’âne, au bœuf, une exquise provende,
    Aux chèvres, aux moutons, ou du sucre ou du sel :
    Car tout être vivant doit, suivant la légende,
    Faire son réveillon dans la nuit de Noël.

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