"Le mépris a un autre visage, c’est celui, casqué, de la dissuasion et de la répression policières"

De Christian Vanneste :

"[…]Les organisateurs parlent d’1.400.000, et ils sont à l’évidence des reportages plus près de la réalité. Il s’agit peut-être du record pour une manifestation de contestation d’une loi : Mitterrand avait retiré la loi inique de nationalisation de l’enseignement libre avec une seule mobilisation aussi importante.Nous en sommes à deux.

 Le mépris a un autre visage, c’est celui, casqué, de la dissuasion et de la répression policières. Tout a été mis en oeuvre, hier, pour excéder les manifestants. En raison d’un déploiement policier impressionnant, rejoindre le lieu de rassemblement exigeait de longs détours. De même ceux qui voulaient le quitter étaient astreints à contourner de nombreux barrages. C’est ainsi qu’en suivant un groupe, à un moment je me suis trouvé sur les Champs-Elysées, entre les gendarmes mobiles bloquant le passage vers l’Etoile et les CRS fermant l’avenue à hauteur du rond-point.

La tentation d’occuper les Champs qui avaient été interdits était trop belle, et le dispositif policier installé comme une nasse y invitait. Il y a peut-être eu des esprits assez tordus pour penser qu’une telle situation conduirait à des violences dont on accuserait ensuite des extrêmistes de droite, ce qui permettrait de faire passer le gigantisme de la manifestation au second-plan.

Le résultat doit les décevoir : lorsqu’on voit un membre des forces de l’ »ordre républicain » asperger de gaz lacrymogène des Français agitant le drapeau national et chantant la Marseillaise, on se dit qu’il le fait au nom de celui qui favorise à tous les niveaux le désordre familial et dont certains ont fêté l’avènement en brandissant des drapeaux étrangers.

Hier, le mépris a transformé le refus d’une loi en contestation d’un pouvoir qui perd sa légitimité morale parce ce qu’il fait et par sa manière de le faire.

Hier, a peut-être commencé un printemps français avec ses indignés, ceux que révoltent la nocivité du pouvoir actuel et l’opportunisme de ceux qui viennent au secours d’une victoire, sinon législative, au moins politique, à laquelle ils ne s’attendaient guère.

Il s’agit maintenant de transformer l’essai en faisant pression sur les élus pour obtenir une victoire législative ou un retrait du texte. Si l’on écrit 68 à l’envers, çà devient 89. Les slogans d’hier n’étaient plus seulement ceux en faveur de la famille et du droit des enfants.

Ils visaient clairement le Chef de l’Etat, mais paradoxalement on sentait bien que l’ordre légitime était de leur côté pour restaurer des valeurs essentielles comme celle de la famille, des valeurs qui rassemblent et non qui divisent (…)".

6 réflexions au sujet de « "Le mépris a un autre visage, c’est celui, casqué, de la dissuasion et de la répression policières" »

  1. Reine Marie Anne

    Monsieur Vanneste, le seul qui peut rassembler les français au delà de leurs différences ne pourra jamais être un président car il sera toujours issu d’un parti, Seul le ROI est au dessus des partis.
    Seul le ROI soumis lui-même à la transcendance du Décalogue dans l’ordre des lois qu’il promulgue, l’empêchant par là même d’être un tyran, peut gouverner avec une bonté ferme Ses peuples dans toutes leurs diversités.
    Il faut faire maintenant l’APPEL AU ROI, le ROI DE DROIT LOUIS XX, roi dans l’ordre de la primogéniture mâle, descendant direct de Louis XIV selon acte notarié valable pour Charles VII et ses successeurs institué par Ste Jeanne d’Arc, loi fondamentale du Royaume de France, rendant illégitime toutes les tentatives de prises de pouvoir collatérales par des cousins affamés de pouvoir

  2. Serge

    Les organisateurs du mouvement doivent faire savoir à chacun de ceux qui ont voté ou voteront pour cette loi Taubira que tout sera fait lors des prochaines élections pour les faire battre . C’est le seul langage que ces tristes individus comprendront !

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