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Homosexualité : revendication du lobby gay

Le meilleur des mondes

Lu sur le blog de L'Homme Nouveau :

"L'institutrice s'arrache les cheveux. Chaque année il lui faut déployer des efforts d'imagination et de patience à l'approche de la fête des mères pour que les bambins puissent offrir à leur maman l'attendrissant cadeau qu'elle rangera à côté du collier de nouilles jamais porté et de l'informe sculpture en pâte à sel du jeune Rodin en herbe.

Paul renifle au fond de la classe tandis que ses camarades, avec force rubans, perles et pampilles, s'essayent à la création de bijoux. Il n'a pas de maman mais il a deux papas… et le cœur lourd.

Claire est bien embêtée. Elle a justement un papa et deux mamans. Une vraie galère pour la gamine qui s'emmêle dans ses rubans et trouve qu'un seul bracelet était déjà un défi suffisant pour cette matinée de bricolage. Claire a une mère biologique et une mère adoptive qui, stérile, avait dû faire appel au ventre généreux d'une très humaniste prêteuse d'utérus.

Héloïse ne voit plus sa maman, partie fricoter avec un collègue de bureau. Elle offrira donc le fameux cadeau à sa grand-mère paternelle qui, bienveillante, soutient le mari esseulé.

Pierre, lui, boude dans son coin et ne fera pas de bracelet. Il sait que sa mère ne voulait pas de lui… Par Dieu sait quel miracle, l’avortement n’a pas marché et sa mère a même porté plainte contre le médecin pour sa naissance. Pierre, conscient malgré son jeune âge, qu’il ne faisait pas l’objet du « projet parental » qui aurait fait de lui un être digne de vivre, a décidé de ne pas faire de projet « enfantal », un concept créé pour l’occasion, et estime que sa mère n’en est pas vraiment une et ne mérite pas franchement sa piété filiale.

Aïna, quant à elle, vit dans la cité, dans l’une de ces familles où l’on ne sait plus trop bien qui est sœur, cousine, tante ou mère. Ils sont une douzaine dans une poignée de mètres carrés et se fichent bien de savoir qui a engendré qui. L’important est de survivre. Aïna offrira donc le bracelet à Tara, qui, du haut de ses 13 ans, n’est certainement pas sa mère mais lui a récemment offert une poupée, adorable quoiqu’usée jusqu’à la corde, dégotée Dieu sait où et qui suffit à rendre Tara bien plus aimable aux yeux d’Aïna que tout le reste de la tribu réunie.

Louis se demande bien comment un tube de verre pourrait porter un bracelet. Louis est un bébé éprouvette à qui ses parents se sont fait un devoir et une fierté d’expliquer dès le plus jeune âge qu’il avait été conçu grâce à la détermination de ses parents et les progrès de la science. Il ne sait pas vraiment que penser de cette vie commencée dans un bocal…

Salima, jeune Indienne, ne fera jamais de bracelet pour sa mère. Elle a été avortée lorsque son père, après l’échographie, a su qu’il n’aurait pas l’héritier mâle tant espéré.

Jacques non plus d’ailleurs. Car Jacques avait un chromosome en plus et, comme 96 % des enfants trisomiques comme lui, a été tué après le dépistage prénatal, pour des raisons de santé publique et parce qu’il aurait bien évidemment été très malheureux. Au fond d’une poubelle d’hôpital, pour sûr, la vie n’est pas très gaie non plus.

Anne, enfin, est le cas de la classe. Elle a seulement un papa et une maman, deux frères et trois sœurs…

Bonne fête, Maman !"

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23 commentaires

  1. Ouf, l’Homme Nouveau y va fort là ! ça retourne l’estomac….

  2. Excellent texte, rien ne vaut la réalité face aux idéologies, malheureusement il n’y a pas plus sourds que ceux qui ne veulent pas entendre.

  3. Dites, déjà qu’il pleut, vous voulez nous flanquer le moral par terre ?

  4. Ce “meilleur des mondes” est le plus triste de tous.

  5. Mon petit-fils, 9 ans,un papa, une maman et une sœur, était triste en faisant son dessin en classe.
    Il m’a confié que certains de ses camarades ne verraient pas leur maman le dimanche de la fête des mères…

  6. “Anne, enfin, est le cas de la classe. Elle a seulement un papa et une maman, DEUX FRÈRES ET TROIS SŒURS …”
    Cette glorification de la famille nombreuse est toujours un vrai crève cœur pour les couples stériles, ou ceux qui comme nous pour des raisons médicales n’ont pas pu avoir autant d’enfants qu’ils auraient souhaité en avoir.
    Il y a des couples chrétiens qui n’ont qu’un enfant ou même pas d’enfant du tout. Ce n’est pas notre choix. Les enfants que nous n’avons pas peu avoir ne paieront ni notre retraite ni la votre (pour reprendre un argument sordide que je lit parfois chez certains commentateurs). Pitié pour nous !

  7. Ce texte met les larmes aux yeux !

  8. A Nicolas,
    J’entends votre souffrance, sans la comprendre toutefois: j’ai trois enfants dont l’un est sévèrement handicapé mental (bug génétique plus lourd que la T21). Je n’ai donc pas la même croix à porter.
    Toutefois, je me dis parfois que Dieu n’a pas voulu de telles souffrances pour nous, mais il peut aussi nous aider à les porter et à transformer ce plomb en or. Comment? Je n’en sais rien! Cette espérance est aussi un combat de chaque jour.
    Bien amicalement.
    VD

  9. Nicolas,
    L’enfant est un don, ne pas le recevoir une croix qu’il nous faut accepter en offrande pour qu’il y ait encore plus de familles nombreuses catholiques.
    Ce post sur la fête des mères fait sans doute encore plus souffrir des femmes qui ne peuvent même pas avoir un seul enfant, ou qui en ont perdu un.
    Notre déception de ne pas avoir autant d’enfants que voulu ne doit pas se transformer en amertume car la famille nombreuse catholique doit être le modèle et à ce titre doit être promue.
    Bien à vous

  10. @Nicolas
    Je comprends votre douleur, mais je pense que l’idée était plus de souligner qu’il peut y avoir des familles où tous les enfants sont d’un même père et d’une même mère.

  11. En grande section de maternelle , des enseignants ont refusé de faire un cadeau pour la fête des pères .
    Certains enfants d’à peine 6 ans ont déjà connu 3 “pères” : le géniteur qui a quitté sa mère pendant la grossesse , un premier compagnon que la mère vient de quitter pour se mettre en ménage avec un 3ème .
    Certaines instituteurs tournent la difficulté en laissant les enfants offrir leur cadeau au grand-père maternel.

  12. et dans d’autres école, le problème a été résolu, il n’y a plus de cadeau, les maitresses ont refusé car trop compliqué !!!

  13. Le ‘soyez féconds’ demandé par Dieu dans la Genèse ne se mesure pas au nombre d’enfants, mais en quoi chaque homme a pu s’avérer digne du Créateur et comment a-til pu féconder son passage sur cette terre.
    Cela peut être par son oeuvre (musique, peinture, littérature….), le service, le sacerdoce, ou plus modestement, mais avec autant de fécondité spirituelle, une vie humble et simple de prière d’une personne ordinaire aimant Dieu et les hommes.

  14. De nombreuses écoles ont résolu le problème en faisant une seule fête, la “fête des parents”; ainsi, chacun offre le cadeau à qui il veut, ou qui il peut…

  15. Tout ça, c’est de la faute de Pétain ! Heureusement que Hollande est là… De toute façon, faire un cadeau, c’est une action de bourgeois et de riche, deux modèles honnis que notre cher présid… euh camarade va nous supprimer dans sa grande bonté d’âne…

  16. Ode à la famille
    Le petit poussin qui brise sa coquille,
    Tout de suite après l’heure, se dresse et pépille
    Et bien vite s’éparpille comme un vrai libertin:
    Sa vie de poule commence et prépare son destin.
    Peu de chose lui manque
    Pour qu’enfin il puisse dire
    Sans jamais se médire
    Et jouer au saltimbanque:
    Je suis libre!
    Mais le petit enfant
    Avant que de courir
    A besoin, de sa mère,
    D’être tiré, lavé
    Et sans cesse préparé
    Et nourri et couvert
    Pour ne pas dépérir;
    Et vivre triomphant.
    Avant que d’être instruit
    Dans ses mots et ses pas
    Pour sursoir au trépas,
    D’autrui, il est construit
    Obviant à l’impuissance
    A subir la nature,
    Animale mouture,
    Dans son insolence.
    Clémente et empressée,
    La nature humaine
    En son vaste domaine,
    Bien que très peu pressée,
    Par amitié, tendresse,
    A su et préserver
    Et à faire perdurer
    Cette immense liesse,
    Oh! famille,
    Trop souvent rejetée
    Où le tout jeune enfant
    A subi, supporté
    Sans accord ni débat
    Le difficile combat
    De la frêle puberté
    Sans contrat tarifant:
    Cette fête est sacrée.
    O! Immortels principes des stupides conventions
    Instituant entre tous une espèce spontanée
    De gaillards à peine nés,de vie libre et consciente
    Oeuvrant sur un pied d’une sorte d’égalité.
    Les faits mettent en pièces cette curieuse mentalité
    où se noie la seule vie réellement efficiente:
    Un monde sans foi où la bonté est inondée
    D’intérets aveugles en totales contradictions.
    Familles, je vous aime!…

  17. Dans l’école privée de nos enfants, il en est de même : on ne fête plus la fête des mères mais la “fête des parents”… Et cela est dû à nos dirigeants qui ont un but bien précis : la destruction de la Famille…

  18. Sophie n’arrive plus à retenir ses larmes: sa maman a été emportée il y a six mois par un cancer du sein…

  19. Il SEMBLERAIT que cette fête fut officialisée en 1928, puis régie par une loi depuis le 24 mai 1950. Je n’en trouve pas de trace! Par contre ce qui est certain est que le Maréchal l’inscrivit au calendrier national.
    Bien entendu, les frères ∴ n’ont pas résisté à créer la fêtes des pères pour contrebalancer la première.

  20. aucune famille n’est épargnée à présent par le divorce. cette récurrente fête des mères ou des pères est un crève coeur lors qu’au plus fort de la tourmente les enfants se trouvent confrontés à cette élaboration d’un cadeau sans destinataire (ou pour un destinataire qui n’en a que faire). C’est eux une fois encore qui pâtissent de la situation. Supprimer la préparation de ces fêtes est en effet une bonne solution. Cela permet à chaque enfant de garder ses mystères et ses douleurs sans avoir à les exposer à ses amis ni à essuyer des questions parfois si pesantes si tôt, toujours trop tôt.

  21. @Bethsabée
    Pour ne plus voir le problème, masquons nous les yeux ?
    Oui c’est une souffrance pour tous ces enfants, faut-il pour autant nier ce que doit-être une famille normale ?
    Certaines souffrances, en ce qu’elles permettent de nommer/identifier le manque, ne peuvent-elles être profitables ?
    Oui, quelles qu’en soient les raisons, ne pas avoir un père et une mère est une souffrance. Mieux vaut l’assumer que le nier. Pour le maintient du principe de réalité, et pour l’équilibre psychologique des enfants.

  22. j’en ai les larmes aux yeux, les enfant subiront les désirs égoïstes des hommes.
    A chacun de mes enfants j’ai eu le sentiment aigu qu’ils ne m’appartenaient pas, mais alors pas du tout, des nouvelles personnes qui me sont confiées, un don de Dieu.

  23. Il y a 8 ans déjà, avant de faire l’école à la maison,je m’étais pris le bec avec la maitresse de ma troisième parce que les enfants faisaient un cadeau pour la fête des parents ou des gens qu’on aime!! “vous comprenez pour ne pas heurter, madame, je suis obligée…” “vous n’êtes obligée de rien. Là, c’est ma fille que vous heurtez et que vous mettez dans l’embarras parce qu’elle a deux parents et plein de gens qu’elle aime et elle ne sait plus à qui faire son cadeau ! Une famille normale en somme…”!!!

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