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L'Eglise : Foi / Valeurs chrétiennes : Famille

Le mariage n’est pas un idéal

Dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau, le cardinal Burke livre ses réflexions sur l'exhortation Amoris laetitia. Il écrit notamment :

UNe-1613"[…] On fait fréquemment référence dans ce document à « l’idéal » du mariage. Décrire ainsi le mariage pourrait induire en erreur. Cela pourrait conduire le lecteur à s’imaginer le mariage comme une idée éternelle à laquelle, en raison de circonstances historiques changeantes, l’homme et la femme pourraient plus ou moins se conformer. Mais le mariage chrétien n’est pas une idée : c’est un sacrement qui confère à l’homme et à la femme la grâce de vivre dans un amour réciproque fidèle, permanent et procréatif. Tout couple chrétien qui se marie validement reçoit, dès l’instant du consentement échangé, de vivre l’amour qu’il s’est promis. Parce que nous souffrons tous des conséquences du péché originel, et parce que le monde dans lequel nous vivons défend une conception du mariage complètement différente, les époux subissent les tentations de trahir la réalité objective de leur amour. Mais le Christ leur donne sans cesse la grâce de demeurer fidèle à cet amour jusqu’à leur mort. La seule chose qui puisse limiter leur réponse fidèle c’est leur défaillance à répondre à la grâce qui leur a été donnée dans le sacrement des liens sacrés du mariage. Autrement dit, leur combat n’est pas contre quelque idée qui leur aurait été imposée par l’Église. Leur combat est avec les forces qui voudraient les amener à trahir la réalité de la vie du Christ entre eux. […]

Certains disent qu’une telle réponse à la séparation ou au divorce relevait d’un héroïsme que le fidèle moyen ne saurait avoir, mais, en vérité, nous sommes, quel que soit notre état de vie, appelés à vivre héroïquement. Le saint pape Jean-Paul II au terme du Grand Jubilé de l’an 2000, et faisant référence aux paroles de Notre Seigneur qui termine le Sermon sur la montagne – « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48) –, nous a enseigné la nature héroïque de notre vie quotidienne dans le Christ, de cette manière :

« Comme le Concile (de Vatican II) lui-même l’a expliqué, il ne faut pas se méprendre sur cet idéal de perfection comme s’il supposait une sorte de vie extraordinaire que seuls quelques “génies” de la sainteté pourraient pratiquer (…). Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce “haut degré” de la vie chrétienne ordinaire : toute la vie de la communauté ecclésiale et des familles chrétiennes doit mener dans cette direction » (Novo Millennio Ineunte, n. 31).

Ayant rencontré des hommes et des femmes qui, malgré une rupture de la vie maritale, sont demeurés fidèles à la grâce du sacrement du mariage, j’ai été le témoin de vies héroïques que la grâce rend possible pour nous chaque jour et tous les jours.

Saint Augustin d’Hippone, prêchant en l’année 417 le jour de la fête de saint Laurent, diacre et martyr, a eu une belle image pour nous encourager à coopérer à la grâce divine que Notre Seigneur nous a obtenue par Sa Passion et Sa mort. Il nous assure que dans le jardin du Seigneur il n’y a pas que les roses des martyrs, il y a aussi les lys des vierges, les lierres des époux et les violettes des veuves. Il conclut que, par conséquent, personne ne devrait désespérer de sa vocation car le « Christ est mort pour tous » (Sermon 304). Puisse la réception d’Amoris Lætitia, en fidélité au Magistère, confirmer les époux dans la grâce du sacrement de mariage, afin qu’ils puissent être un sacrement de l’amour fidèle et constant de Dieu pour nous « depuis le commencement », qui atteignit sa plus complète manifestation dans l’Incarnation rédemptrice de Dieu le Fils. Puisse le Magistère, comme clef de sa compréhension, faire le nécessaire pour que « le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 890)."

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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