Lu ici :
"Des le titre, le ton est donné. Publié demain, le « Manuel de résistance contre l’impôt policier : Comment contester vos contraventions » est un brûlot qui va faire grincer les dents de nombreux magistrats et policiers. D’autant que son auteur, Philippe Vénère, est un ancien de la maison. Ex-commissaire divisionnaire de police judiciaire dans les années 1980, il a terminé sa carrière au tribunal de police de Paris chargé, pendant quatre ans, de 1992 à 1996… du contentieux routier comme officier du ministère public.
« Cette fin de parcours m’a permis de réaliser combien les contraventions empoisonnent aujourd’hui le quotidien des automobilistes, explique Philippe Vénère. A mon époque, on ne faisait pas du contentieux de masse et le président du tribunal refusait de tenir le rôle de machine à composter des PV. J’étais officier du ministère public et je recevais souvent des gens complètement paumés dans mon bureau. Face aux conducteurs de bonne foi, je classais souvent les poursuites pour ne pas encombrer le tribunal avec des affaires qui n’en valaient pas la peine. Ils repartaient en se disant : On m’a enfin écouté et compris. » Ce temps est bien révolu.
L’ex-commissaire, 65 ans aujourd’hui, ne reconnaît tout simplement plus son institution, qui en prend pour son grade au fil de 250 pages écrites au vitriol. « C’est devenu de l’abattage ! On dresse des PV 40 millions chaque année ! comme on dirige un business, pour remplir les caisses de l’Etat et en s’asseyant sur le droit et les libertés de chacun. J’ai rencontré des policiers en activité qui m’ont confié avoir le sentiment d’être devenus des agents du ministère des Finances. On verbalise à tout va, on fait des PV électroniques pour que l’argent rentre plus vite et que les procédures coûtent moins cher. Dans les tribunaux, on ne classe rien, on ne veut rien savoir. »
Philippe Vénère ne se contente pas de tirer à vue. Son ouvrage est aussi une invitation à entrer en résistance. Il se lit comme un guide pratique pour éviter à ceux qui estiment être poursuivis injustement de payer une amende et se voir retirer des points de permis. « J’explique comment, à partir d’une dizaine de points de procédure, on peut contester un PV et… lutter contre ma propre institution. Si des dizaines de milliers d’automobilistes s’y mettent, cela empêchera peut-être les officiers du ministère public d’aujourd’hui de se substituer aux juges en refusant, de manière illégale, le droit aux citoyens de se défendre. »
L’ex-commissaire balaie déjà les futures objections qui pourraient dévaloriser son combat. « On me dira que les tribunaux sont débordés ! J’invite alors les forces de l’ordre et les parquet à ne plus faire de PV de rendement mais des PV de qualité. On me dira aussi que le nombre de morts sur les routes a chuté ces dernières années. Oui, grâce à une répression accrue sur les stupéfiants, l’alcool, les grands excès de vitesse, les feux rouges. Les PV pour stationnement illégal ou les petits excès de vitesses ont été multipliés par deux depuis huit ans alors qu’ils n’ont pas d’incidence sur l’accidentologie. »".


Philippe Edmond
Le fonctionnement quasi automatique du traitement des PV routiers donne une idée du fonctionnement de l’Hadopi, qui est prévue pour agir sur le même modèle.
Philippe Edmond
Le fonctionnement quasi automatique du traitement des PV routiers donne une idée du fonctionnement de l’Hadopi, qui est prévue pour agir sur le même modèle.
Sylvain (Pologne)
Je pense qu’au moins en partie, cette ‘activité’ permet à l’Etat de donner au citoyen le sentiment (inconscient) d’un pouvoir omniprésent et omnipotent contre lequel on ne peut rien, dont il vaut mieux être ami, qu’il faut soutenir, par le vote notamment.
Eric
C’est l’heure de la désobéissance civile, dans tous les domaines.
Ceux qui usurpent le pouvoir ne doivent plus en avoir aucun.
Olivier
Et pendant que les automobilistes trinquent sans distinction, les racailles, bénéficient d’une mansuétude sans limite des juges qui les victimisent, alors qu’ils ne voient en l’automobiliste qu’un criminel vache à lait.
Si la justice était indépendante du pouvoir politique, il y a longtemps que la jurisprudence donnerait raison aux citoyens automobilistes honnêtes.
Lama12
George ORWELL avait tout prévu !
Quant aux vrais délinquants routiers qui ont des victimes innocentes sur la conscience, j’ai été révolté hier,en regardant une émission télévisée, par la légèreté des peines qui leur sont infligées (ex : 4 ans de prison, et 2 faits réellement, pour avoir tué 3 adolecents qui se tenaient au bord de la voie)
mario
Le plus scandaleux, ce sont les guet-apens organisés par la police dans des endroits où l’automobiliste se relache.
Par exemple, les boulevards extérieurs (Attention! Pas le périphérique!) où il n’y a absolument pas de danger et où la limitation à 50 est pourtant scrupuleusement surveillée.
Et que dire des amendes dressées pour un dépassement de un ou deux kilomètres/heure!
Et puis, il y a les contraventions! Elles sont rédigées de telle façon qu’il faut les lire avec la plus grande attention de peur de ne pas en respecter tous les points.
Un vrai casse-tête où la contestation n’est même pas envisageable.
Merci, Mr Sarko! Tout celà est votre oeuvre.
En réprimant les automobilistes, vous avez pourtant obtenu leurs voix.
Le peuple est maso!