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France : Laïcité à la française / L'Eglise : L'Eglise en France

Le maire se fâche contre le curé car le 15 août n’a pas été fêté

C'est le monde à l'envers : c'est le maire qui réclame à l'Eglise que le voeu de Louis XIII soit respecté sur ses terres. Il y est parvenu sans le curé. Les deux se sont ensuite crêpé le chignon sous l'arbitrage de l'évêque…

Vdc2 "Depuis 150 ans, Usson-en-Forez célèbre ses fêtes mariales, chaque 15 août, en hommage à la Vierge de Chambriac. Une cérémonie suivie d'une procession pour ramener cette vierge qui a traversé les siècles, jusqu'à son sanctuaire. Mais faute de curé, ce 15 août, le maire a dû faire appel en urgence à un vieux prêtre en vacances dans la petite cité du Haut Forez pour célébrer la messe dans la fameuse chapelle de Chambriac. Fâché, Hervé Béal « maire et catholique », comme il l'affirme, a écrit sans mâcher ses mots au père Fasoli, le curé de la paroisse qui avait préféré célébrer « arbitrairement » la messe ce jour-là, en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château. « Une façon peu cavalière de traiter la communauté religieuse de notre village », lui avait-il écrit monsieur le maire. Une attitude « qui ne donne pas une bonne opinion aux paroissiens d'Usson. » Hervé Béal était même aller afficher la missive au tableau paroissial de l'église, pour faire connaître sa position à toutes les ouailles de la commune.

Uef La réponse n'a pas tardé à venir par la plume du père Fasoli très agacé par cette querelle de clocher, lui expliquant en préambule : « qu'il existe un planning pour célébrer les messes prévues au calendrier de la paroisse : le but de l'eucharistie dominicale étant de rassembler le peuple chrétien et non pas que chacun fasse sa messe dans son coin ! » Quant à la célébration mariale, « il n'y a pas qu'à Usson-en-Forez que la Vierge Marie est honorée, d'autres villages ont cette même démarche », poursuit sans concession le curé, qui affirme qu'il n'est pas là non plus « pour donner une bonne opinion de l'Église mais pour conduire les chrétiens à vivre l'évangile de Dieu », rappelant au passage que les décisions pastorales appartiennent au curé et à lui seul, nommé par l'évêque du diocèse. Et de conclure très fermement : « Il me semble que l'autorité du maire d'un village s'arrête à la porte de l'église. Il serait bon qu'il n'y ait pas de confusion. L'autorité du maire n'est pas celle du curé, et vice-versa. » ".

(via le FC)

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11 commentaires

  1. Je ne connais pas le cas d’espèce. Mais en soi, le curé a bien le droit, lorsqu’il a plusieurs clochers, d’organiser le “tour” des messes. Et lorsqu’il choisit de dire la messe le 15 août dans telle église, les autres églises sont nécessairement sans messe. Il y aura donc toujours plusieurs maires à se plaindre de n’avoir pas eu la messe le 15 août. D’autant plus que le 15 août, toutes les paroisses de France sont concernées ! Il faut donc faire un choix, et ce choix relève du curé.
    Je ne vois pas en quoi c’est “le monde à l’envers”.
    [C’est le monde à l’envers dans le sens où c’est le maire qui a du s’assurer qu’il y ait une messe ce jour là qui est tout particulier dans ce village. En effet, j’ai découvert ce qu’il faut connaître de ce lieu pour comprendre l’affaire en profondeur :
    “Un meunier traversant la campagne avec sa mule vit celle-ci s’arrêter net et refuser d’avancer plus loin sans aucune raison apparente. S’approchant de la bête pour tenter de connaître la cause de cet arrêt soudain, il aperçut une statue de la Vierge sous un génévrier. Immédiatement, il prévînt le clergé paroissial qui s’empressa de faire transporter solennellement ladite statue dans l’église d’Usson. Or le lendemain, cette statue disparut de l’édifice et fut à nouveau retrouvée sous le même génévrier dans la terre appelée Chambriac. Ce phénomène se renouvela à chaque tentative d’installer la Vierge dans l’église paroissiale. Il en fut conclu alors que Marie désirait un sanctuaire à l’endroit même de la découverte et il en fut fait “salon sa volonté” par l’édification de la chapelle dédiée à Notre-Dame de Chambriac”. Sa fondation remonte à l’époque romane. Ses proportions sont modestes. Elle comporte 10 chapiteaux sculptés de motifs souvent étranges. L’archaïsme de ses sculpture laisse une sensation de pureté, de simplicité. L’iconographie de cette chapelle est caractéristique de l’iconographie romane que l’on peut découvrir soit dans les monts du Forez, soit dans ceux du Livradois. Elle dénote d’une région encore fortement influencée par des croyances ou des tradition celtiques, qu’elles soient mythologiques, artistiques ou symboliques.
    Lahire]

  2. “le but de l’eucharistie dominicale étant de rassembler le peuple chrétien et non pas que chacun fasse sa messe dans son coin”
    Soyons un peu Marthe et pas seulement Marie: on s’organise pour du co-voiturage et emmener les papys-mamies quand ça dépasse la saine promenade à pied?
    Pendant la Révolution Française, certains faisaient une bonne dizaine de kilomètres à pied pour participer à la messe, mais à cette époque on n’avait pas peur de marcher 35 kilomètres en une journée.
    Ce n’est plus le cas. Réduction des gaz à effet de serre ou pas.

  3. Ce curé semble être un fonctionnaire syndiqué: serait-ce donc si compliqué de faire 2 messes le dimanche…?
    Des curés comme cela, j’en ai trop soupé dans ma campagne: ils font le service minimum, évacuent Dieu et le Sacré des sacrements, s’étonnent que plus avoir que quelques vieux a leurs “célébrations”, et ne font plus qu’une seule messe le dimanche.
    J’appelle cette sorte d’individus des fossoyeurs.

  4. Un curé qui a la chance d’avoir un Maire franchement catholique,ça ne se rencontre pas tous les jours.Notre Dame de Chambriac va le préférer à son curé.Oui le monde à l’envers.Prions Notre Dame de Chambriac pour leur reconciliation.

  5. On se plairait à vivre dans un pays où les maires viendraient chercher les curés par la soutane pour les faire célébrer la messe….
    Je ne connais pas le fond de l’histoire ici mais c’est en tout cas cocasse et le curé n’apparait pas, à première vue, comme le mieux placé dans l’histoire…

  6. S’il n’y a pas assez de prêtres dans ce diocèse, pourquoi ne pas faire appel à une Fraternité, un Institut ou une autre Communauté religieuse qui pourrait s’y installer ?

  7. J’avoue que la réponse du curé est bien sentie et n’est pas sans fondements.
    Grande misère de l’Eglise de France où seulement 4% de la population assiste régulièrement à la messe; des têtes chenues et des dos courbés par le poids de l’âge. Nos curés ont maintenant des “paroisses” comprenant 4 ou 5 bourgs avec un minimum de 20 000 habitants. C’est ainsi que l’on comprend mieux la réponse un peu brusque de ce saint homme.

  8. Serait-ce trop demander à un curé de célébrer deux messes un dimanche ou un jour de fête comme le jour de l’Assomption ?
    Après l’on s’étonne que les églises se vide, mais trop souvent la faute en revient au clergé qui est plus préoccupé de profiter de son WE que d’assurer le saint sacrifice de la messe.
    Il y aura bientôt des comptes à rendre, et là non plus au Maire des communes, mais à Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST.
    Maranatha !
    Merci !
    JFL

  9. Un catholique ne dicte pas ses devoirs pastoraux à son curé. Il y a tout de même un ton de respect à garder quand on s’adresse à un ecclésiastique. La dévotion mariale, c’est bien, mais il faudrait savoir si c’était l’amour de la Vierge Marie qui poussait ce maire à manifester si sèchement son indignation, et pas plutôt un simple et ordinaire calcul démagogique. Beaucoup de prêtres sont agacés par une dévotion qui ne se réveille qu’à l’occasion de fêtes patronales, où la Sainte Messe n’est qu’un prétexte pour des sauteries folkloriques. Les potentialités évangélisatrices de la religiosité populaire ont bon dos quand il s’agit d’exploiter l’ivrognerie et de promouvoir le tourisme.

  10. Bravo à ce maire, hier encore je suis allé à la messe comme tous les dimanches mais comme le motu proprio est appliqué selon la méthode à géométrie variable, nous sommes allés mon épouse et moi-même dans une paroisse à côté. Nous avons assisté à la messe d’un fonctionnaire, comme trop de ses corélégionaires, qui “bouquine” entre autre pdt que les paroissiens récitent le Credo! eh oui ça existe. Dans notre diocèse, bcp de nos prêtres souffrent d’arthrite aiguë au genou droit, ils ne font plus de genuflexion, celui-là devait souffrir d’autre chose car il n’avait qu’une main pour donner en adoration le Corps et le Sang du Christ, sauf quand il gesticulait. Le pompon est arrivé à la communion quand mon épouse est allée communier,il a sans doute cru voir une extraterrestre car elle a demandé à communier sur la langue, il a marqué un temps d’arrêt puis lui a enfoncé littéralement l’hostie dans la bouche. Et après on s’étonne que les églises se vident!

  11. C’est la procession qui est mal vue du curé.
    Procession égale pour certainsle culte des saints… Idolâterie dénoncée par nos frères protestants (dont certains n’aiment pas non plus le Pape).
    C’est dur d’être prêtre aujourd’hui car par la faute de quelques uns les meilleurs sont aussi critiqués.
    Aimons les tous même si ç’est pas facile.

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