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Homosexualité : revendication du lobby gay / Pays : Liban

Le Liban, encore victime

De Maroun Charbel dans Présent :

"Les jours se suivent et continuent à se ressembler dans un crescendo
constant vers encore plus de tension. Le Hezbollah ne se cache plus,
comme vous le savez, d’être le plus fidèle des soutiens du régime des
Assad, ses morts se comptent par centaines
– les derniers chiffres
considérés comme certains parlent de 200 morts et de 400 blessés – les
hommes combattant en Syrie seraient, selon Laurent Fabius, entre
3 000 et 4 000, des sources locales avancent des chiffres bien plus
importants… Et les menaces pleuvent sur le Liban. Comme en 2006, tout le
Liban risque de payer très cher le rôle de supplétif du Hezbollah en
Syrie.

Certains de nos médias ont affirmé en fin de soirée avoir reçu un
avertissement du front Al-Nosra, groupe salafiste anti-Assad, qui menace
le Hezbollah de représailles si, dans trois jours, il n’a pas retiré
ses troupes de Syrie. L’autre version de la même information est
qu’Al-Nosra annonce qu’elle attaquera dans trois jours tous les fiefs du
Hezbollah à Beyrouth, au Sud et dans la Békaa, en détruisant d’abord
les infrastructures… Comme en 2006 !

Parce que nous sommes dans la même situation qu’en 2006 : le
Hezbollah a usé de son pouvoir régalien et mène tout le pays dans une
guerre qui n’est pas la nôtre, puisqu’elle est celle des commanditaires
du Hezbollah. La Syrie des Assad et l’Iran des ayatollahs.

Mais que seront nos relations avec la Syrie de demain ? Une Syrie
débarrassée des Assad ? L’ancien vice-président syrien, en exil de
longue date à Paris, Abdel Halim Khaddam, a déclaré que l’armée de la
Syrie future envahira le Liban pour anéantir le Hezbollah !

L’histoire est un éternel recommencement. […]

Ils – c’est-à-dire le Hezbollah et ses alliés – cherchaient à tout
prix le moyen de continuer à phagocyter l’Etat libanais pour qu’il
puisse servir leurs intérêts. Pour cela, ils devaient réussir à
maintenir au pouvoir l’actuel parlement, ou alors obtenir des urnes un
panel identique de députés aux ordres. Il leur fallait donc trouver la
loi électorale idoine. Ils n’y ont pas réussi. Il ne leur restait plus
qu’à prolonger le mandat de l’actuelle assemblée. Cela revenait à
s’assurer quatre années de pouvoir. Il s’est trouvé suffisamment de
députés de bonne volonté pour obtenir une prolongation de quinze mois du
mandat des parlementaires
avec une mission précise : établir une loi
électorale pérenne (!) et conduire le pays aux législatives."

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