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L'Eglise : Benoît XVI

Le langage de l’art est un langage parabolique

«Arte et fede. Via Pulchritidinis» (Art et foi, chemin de la beauté), c'est le titre du film réalisé par la chaîne de télévision polonaise TBA à l'occasion de la célébration de l'Année de la Foi et du 500e anniversaire de la Chapelle Sixtine, et projeté jeudi après-midi, dans la Salle Paul VI, en présence du Pape et des Pères Synodaux. Voici les paroles de Benoît XVI à l'issue de la projection, traduits par benoît-et-moi :

"[…] Comme le souligne explicitement la partie finale du film, pour beaucoup de gens, la visite aux Musées du Vatican représente dans leur voyage à Rome, le contact principal, parfois unique, avec le Saint-Siège, c'est donc une occasion privilégiée pour connaître le message chrétien. On pourrait dire que le patrimoine artistique de la Cité du Vatican est une sorte de grande «parabole» par laquelle le Pape parle aux hommes et aux femmes de toutes les parties du monde, et donc d'affiliations culturelles et religieuses multiples, des personnes qui peut-être ne liront jamais un discours ou une homélie de lui. Cela fait penser à ce que Jésus disait à ses disciples: à vous les mystères du royaume de Dieu sont expliqués, tandis qu'à ceux «de l'extérieur» tout est annoncé «en paraboles» (cf. Mc 4,10-12). Le langage de l'art est un langage parabolique, avec une ouverture particulière à l'universel: la «via Pulchritudinis» est un chemin capable de guider l'esprit et le cœur au Seigneur, de les élever à la hauteur de Dieu.

J'ai beaucoup apprécié le fait que le film fasse à plusieurs reprises référence à l'engagement des Pontifes romains pour la conservation et la valorisation du patrimoine artistique; et aussi, à l'époque contemporaine, pour un dialogue renouvelé entre l'Eglise et les artistes. La collection d'Art Religieux Moderne des Musées du Vatican est la preuve vivante de la fécondité de ce dialogue. Mais elle n'est pas la seule. Tout le grand organisme des Musées du Vatican – c'est en fait une réalité vivante! – possède aussi cette dimension que nous pourrions appeler «évangélisatante». Et ce qui apparaît, c'est à dire les oeuvres exposées, présuppose tout un travail qui n'apparaît pas, mais qui est indispensable, pour leur meilleure conservation et usage."

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