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Le haut conseil à l’intégration produit un document qui ne plaît pas à Matignon. Il est dissous.

Le 5 août 2013, Le haut conseil à l'intégration rend un document intitulé "Projet d'avis expression religieuse et laïcité dans les établissements publics de l'enseignement supérieur en France".

Le 3 septembre 2013, apparaît sur le site de la dite institution le message suivant : 

"depuis le 24 décembre 2012, le président et les membres du collège du HCI ne sont plus en fonctions. A compter de cette date et en l'absence de collège, le HCI n'est donc plus en situation d'émettre des avis, ni de publier des rapports".

Mais alors, d'où provient ce document d'août 2013 et pourquoi avoir attendu 8 mos pour faire apparaître ce message? L'explication du Monde

"Difficile de croire qu'il ait fallu plus de huit mois aux services de Matignon, dont dépend le HCI, pour avertir le public et les contribuables que cet organisme, qui dispose d'un secrétaire général, de quelques salariés et de locaux à Paris, ne pouvait plus exercer ce pour quoi il est précisément fait : "émettre des avis et publier des rapports".

La précision publiée début septembre coïncide avec la divulgation au mois d'août dans nos colonnes de l'ultime rapport de la mission laïcité du HCI, consacré à la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur. Adoptant un ton alarmiste, il y préconisait, entre autres, d'interdire le port de signes religieux dans "les salles de cours" à l'université. Cette approche a fortement déplu à Matignon et au président du nouvel Observatoire de la laïcité,…"

Notez qu'il est aussi suggéré dans cet avis de ne pas toucher aux fêtes chrétiennes en France

"Les membres de la mission Laïcité estiment fondamental de rappeler, à ce stade de la réflexion et avant de formuler toute recommandation, que si certains jours fériés en France ont, certes, une origine religieuse, ils sont depuis longtemps fériés pour l’ensemble des citoyens et des personnes vivant sur le territoire français et ont, au fil du temps, revêtu une signification historique et sociale bien plus large.
La reconnaissance de ces dates est donc normale puisqu'il s'agit d'une survivance de cette tradition, de l'histoire commune du pays. En outre, ces jours fériés, à l'instar du repos dominical, ont connu depuis longtemps un processus de sécularisation et ont aujourd'huiperdu pour l'immense majorité des citoyens leur caractère religieux. Accepter, au niveau national, des jours fériés consacrés à un culte -juif, musulman ou autre- reviendrait à reconnaître que les populations concernées ne s'identifient que par une religion, coupées du reste de la société. Rappelons qu'il existe des jours protégés (cf. encadré ci-dessous) qui permettent de répondre à certaines grandes célébrations, mais que ces derniers ne visent que les personnes concernées, alors que les jours fériés au niveau national englobent l'ensemble de la population vivant en France et rappellent son unité qui ne peut se faire que sur la base de principes communs et d'une histoire héritée. De plus, l'introduction de journées fériées, au niveau national, liées aux différentes religions, reviendrait à redonner au calendrier issu de la chrétienté un caractère sacré et, ce faisant, à inverser le processus de sécularisation.
Au demeurant, la proposition faite par la commission Stasi en 2004, de prendre deux journées sur les congés scolaires pour rendre fériées, pour tous, les dates correspondant à deux grandes fêtes religieuses, l'une musulmane et l'autre juive, n'avait pas été retenue. La mission Laïcité du HCI ne la retient pas davantage aujourd'hui.
Rappelons également que chaque fois qu'il a été question de remettre en cause le caractère férié de certaines de ces journées au caractère originel religieux largement estompé, elles ont toujours été défendues par les organisations syndicales comme autant d'acquis sociaux (ce fut le cas, voici quelques années encore, lorsqu'il fut question de ne plus considérer comme chômé le lundi de Pentecôte)
Cet éclairage paraît indispensable afin de lutter contre l'idée reçue que l'empreinte chrétienne du calendrier civil français est encore prédominante et que la laïcité républicaine discriminerait les autres religions dans la comptabilité des jours fériés".
De plus, la notion de « jours protégés » permet d'attirer l'attention des présidents d'université et des enseignants, ainsi conviés à éviter de programmer des examens les jours des principales fêtes religieuses autres que catholiques. Les élèves ou étudiants, comme l'ensemble des personnels concernés, peuvent demander à s'absenter à ces dates. Chaque année, lors de la publication officielle de ces dates au Journal Officiel, la circulaire précise « L’institution scolaire et universitaire, de son côté, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses ».

Idéologie quand tu les tiens! Ceci dit, je ne pleure pas le HCI…

(Télécharger l'avis du HCI ici)

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3 commentaires

  1. On défend les jours fériés chrétiens en précisant que sinon, ça les sacraliserait. Le raisonnement tient la route même s’il peut paraître absurde (et ce n’est pas ce qu’on appelle un raisonnement par l’absurde). Pourquoi ? Parce qu’il part d’une erreur : le refus de reconnaître les racines chrétiennes, sur le plan historique, de la France.
    Quand on part d’une erreur, on peut avoir un raisonnement logique, on arrive à des absurdités.

  2. Certes on ne le pleure pas, sauf qu’il sera remplacé par bien pire !

  3. Tout en relayant et signant la pétition, je pensais que cette initiative de Dounia Bouzar, à l’observatoire de la laïcité avait juste comme objectif de charger un peu plus la barque. De saturer nos mouvements de résistance et nos pétitions. Mais le présent article révèle qu’il ne s’agissait pas d’un hasard. C’était une action préparée de longue date. Notre action est donc une grande victoire (17000 signatures).

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