Le Grand miracle : Au cœur des mystères et de la profondeur de la Sainte Messe

LE GRAND MIRACLES-AFF 120x160-efbaed49Critique cinéma de B de Seguins Pazzis pour Le Salon Beige :

Trois personnes se retrouvent mystérieusement conduites par leur ange gardien pour assister à la messe dans une grande église : Monica, une jeune veuve élevant son enfant de 9 ans, Chema, un chauffeur de bus dont le fils est atteint d’une maladie grave et Cata, une dame âgée qui considère que sa mission sur terre est déjà terminée. Chacune de ces trois personnes se trouve dépourvue devant la situation qui leur est donnée de vivre. Leurs anges gardiens leur apparaissent et vont leur montrer ce qui se produit réellement lors d’une eucharistie, ce qui d’ordinaire se cache derrière les apparences d’une liturgie qui leur est pourtant familière, ceci, dans le but de leur redonner foi et espérance. Grâce à leurs anges gardiens, Chema, Monica et Cata assisteront également à la lutte entre le bien et le mal. Tous les trois sont loin d’imaginer, que cette expérience va bouleverser leur vie. Scénariste : Luis De Velasco. Musique : Mark Mckenzie.

Au cœur des mystères et de la profondeur de la Sainte Messe

Sous une apparence bien naïve, avec des personnages d’une grande simplicité, Un dame âgée qui ne se sent plus utile sur terre, un père de famille confronté à la maladie de son fils, une jeune mère de famille veuve, Le film transporte le spectateur au cœur du mystère de la Messe, renouvellement non sanglant du Sacrifice de la Croix. En ce 21ème siècle, ravagé par le matérialisme, l’hédonisme et le relativisme, il faut oser proposer un film qui est résolument à l’opposé des préoccupations premières de nos contemporains ! Non seulement, le producteur Pablo Jose Barroso (Dos Corazones film), à l’origine également en 2012 de Cristeros (Cristiada, For Greatest Glory), ose, mais il « met le paquet », la presque totalité de son film se déroulant dans une église et durant la célébration d’une Messe ! Pablo Jose Barroso confie dans un entretien accordé à « Zenit » : « De tout temps, l’art a toujours été utilisé pour exalter l’esprit, pour divertir les gens à travers la poésie, la musique, le théâtre… Il y a moins de 80 ans, l’art a commencé à s’introduire à la télévision pour transmettre des valeurs universelles dans les médias. Malheureusement, ces moyens n’émettent pas toujours des messages constructifs. Pour notre part, nous voulons faire revenir dans les médias la dimension humaine et spirituelle pour prouver qu’il y a aussi un marché important pour ce genre de film. »

Un dessin animé à l’adresse des adultes

Très intelligemment, plutôt que de choisir le cinéma traditionnel, Pablo Jose Barroso opte pour le dessin animé, réalisant par la même occasion le premier dessin animé mexicain à utiliser la technologie stéréoscopique 3D. La schématisation induite par l’utilisation du dessin, aussi élaboré soit-il, crée une distance salutaire dans la représentation du Christ, de la Sainte Vierge et des anges. Avant lui en 1999, les réalisateurs Stanislas Sokolov et Derek W. Hayes avait fait le même choix pour leur film Il était une fois Jésus, entremêlant cinéma d’animation avec figurines en pâte à modeler et dessin animé. Ce choix du dessin animé ne fait pas pour autant de El Gran Milagro, un film réservé aux plus jeunes. Bien au contraire, assez dur dans certaines représentations (les âmes du purgatoire, les démons), il convient à des enfants d’au moins 10 ou 12 ans. Mais bien entendu, il est largement à l’adresse des adultes, occasion de certains rappels et de réflexion sur des points essentiels de notre foi.

Une catéchèse des anges gardiens

Si le récit développe une explication de la signification du Saint Sacrifice de la Messe, il rappelle également les vérités essentielles de la Foi sur les anges gardiens, chacun étant chargé par Dieu de l’un d’entre nous pour nous protéger et assurer notre sauvegarde, nous inspirant à faire le bien et à éviter le mal. Pour montrer l’importance du rôle de ces êtres spirituels, El Gran Milagro choisit de leur faire rendre manifeste leur présence auprès des trois personnages Monica, Chema et Cata, manifeste aussi le rôle qu’ils jouent et manifeste enfin la lutte permanente qu’ils mènent contre les démons qui essaient de les perdre. Ceci est l’occasion de quelques très belles images sur une musique composée par Mark Mckenzie, considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands symphonistes d’Hollywood. Sa partition aux accents spirituels, une image apparemment simple mais toujours très bien composée car focalisant sur l’essentiel et d’amples mouvements de caméra aidant le spectateur à s’approprier l’architecture du lieu saint qu’est l’église ou l’élevant vers les hauteurs des cieux, permettent de dépasser la simple catéchèse et avec quelques plans saisissants (plongée sur le visage du Christ en Croix, contre-plongée sur le Calvaire, ascension des âmes vers la Vierge Marie qui les attend au Ciel…) proposent au spectateur une expérience de cinéma mystique.

B de Seguins Pazzis

Ce film Le Grand Miracle qui sort ce mercredi. Distribué par nos amis de Saje distribution, le film ne sera visible que dans 7 salles pour toute la France !

  • 3 salles à Paris : Publicis Champs-Elysées, Lucernaire (53, rue Notre Dame des Champs 75006) et Studio Galande (42, rue Galande 75005)
  • 1 salle à Conflans Ste-Honorine : Ciné Ville (5, rue Arnoult Crapotte 78700)
  • 1 salle à Lyon : Cinéma Opéra (6, rue Joseph Serlin 69001)
  • 1 salle à Lourdes : Majestic (11, avenue Maransin 65100)
  • 1 salle à Sanary sur Mer : ABC (9, avenue Gallieni 83110)

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