Merci à Frédéric Pons qui nous rappelle dans Valeurs actuelles l'histoire de cet officier, fidèle à son egagement et à la parole donnée :
"On peut avoir désobéi aux ordres du gouvernement de son pays et recevoir un jour les insignes de grand officier de la Légion d’honneur des mains du président de la République. Après le commandant Hélie de Saint Marc (grand-croix le 28 novembre 2011), c’est le destin singulier du général François Meyer, jeune lieutenant en Algérie entre 1958 et 1962, décoré ce 14 avril à Perpignan par Nicolas Sarkozy pour sa fidélité à ses harkis, contre ses chefs qui voulaient lui faire lâcher prise.
Enfant de la débâcle dans la France humiliée de juin 1940, François Meyer vécut ensuite l’exode de 1962, rappelait le chef de l’État : « C’est dans l’honneur cette fois que vous ferez face à ce défi. Un sens de l’honneur que je suis venu saluer aujourd’hui, au nom de la République. » Son destin bascule à 28 ans, au 23e régiment de spahis, basé à Saïda (Oranie), à la tête de sa harka d’Algériens musulmans, « soldats qui […] ont fait le choix de mourir pour la France ». Deux d’entre eux, Kaddour et Belabed, s’exposeront au feu pour sauver leur officier : « C’est cela, l’honneur des harkis ! C’est cela, la vérité des harkis. » (Nicolas Sarkozy.)
Meyer vit au milieu de ses hommes les soubresauts de l’Algérie française, puis la guerre civile entre Algériens. Il leur a promis de rester avec eux, jusqu’au “dénouement”. Lorsqu’ils sont désarmés et démobilisés, abandonnés au couteau de leurs ennemis, il est là. Ces jours terribles vont le marquer à vie.
Avec ses spahis qui ont pu garder leur armement parce qu’ils sont des militaires engagés, et non des supplétifs, Meyer organise la protection des harkis et de leurs familles, aide aux formalités administratives. Contre les directives officielles, au risque d’être dégradé, il organise un premier convoi vers la France, le 13 juin 1962. Le 9 juillet, il accompagne le second convoi en se frayant le passage vers le port d’Oran à la mitrailleuse lourde".
« Ce qu’ont vécu les anciens supplétifs et les anciens engagés, tous soldats de la France, ne doit pas être éternellement caché, dit François Meyer. Les revendications des fils et des filles de harkis sont d’abord des exigences de considération et de dignité. Il n’y aura pas pour eux de paix sociale tant que l’opinion publique restera dans l’ignorance de ce qui s’est passé. » (suite).
Et puisqu'il est question d'officiers et de harkis, voici un livre à retrouver sur internet ou en libvrairie (?) et à relire : "Ahmed, connais pas" du colonel Moinet.


Legio25
Merci pour ce très bel article que j’ai lu avec grand intérêt! Honneur et hommage à ces hommes qui ont choisi l’honneur et leur conscience! les Harkis ont droit à la reconnaissance de la Patrie! Merci à Valeurs actuelles de rappeler certaines vérités sur la guerre d’Algérie!
Quéribus
Sarkozy, il est gaulliste, lui-même le dit ; de Gaulle est sa référence !