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Histoire du christianisme

Le général Maxime Weygand, un exemple de soldat chrétien

Le 12 septembre en la basilique Notre-Dame des Victoires à Paris, l'abé Michel Viot, aumônier national des Anciens Combattants, a célébré la messe pour le général Maxime Weygand. Extrait de son homélie :

Medium"[…] Weygand connaissait la politique et ses roueries mais il plaçait au-dessus les exigences de sa foi, tout comme celles qui découlaient de l’honneur d’un soldat chrétien et français.

Lui, qui en 1940 était arrivé à la tête de nos armées alors que tout était perdu, très exactement comme Jeanne d’Arc en son temps, n’eut pas le bonheur de voir le succès de ses armes mais subit comme Jeanne une accusation judiciaire inique.

Les juges de Jeanne étaient bons chrétiens mais avant tout du parti anglo-bourguignon, ne voyant dans la force surnaturelle qui émanait de la Pucelle d’Orléans que la puissance du démon et la condamnèrent à mourir sur un bûcher.

Les juges du général Weygand étaient sans doute de moins bons chrétiens –je connais l’histoire de quelques-uns d’entre eux. Mais ils étaient tous autant politisés que ceux de Rouen ! Seulement quand on ne croit plus ni à Dieu ni au Diable et que le système politique n’est pas totalitaire un procès en sorcellerie est intenable. Le procureur, le général Mornet qui n’était pas un tendre renonça à poursuivre et il y eut un non-lieu. Weygand terminait son chemin de croix lavé de toutes souillures. Mais je n’en dirais pas autant de ses adversaires dont l’un d’entre eux n’avait pas hésité dès le début de la débacle de 1940 à jeter des milliers de français sur les routes provoquant ce fameux exode ou des civils sans défense furent mitraillés par des avions italiens ou détroussés voir tués par des bandits en tout genre. L’Armistice avait mis fin à ces tueries inutiles tout comme aussi à des combats militaires perdus d’avance sur le terrain de la Métropole.

Cela dit Weygand avait bien conscience en tant que grand soldat de ce qu’avait été la honte de 1940 dont bien évidemment il n’était pas responsable. La Providence n’avait pas voulu qu’il conduisit nos troupes à la victoire. C’est pour cette raison qu’en toute humilité il refusa le bâton de maréchal en s’opposant au projet de deux parlementaires. Voici ces deux textes qui respirent le sens de l’honneur, de la modestie et de la lucidité, trois qualités que nous aimerions bien voir toujours luire chez ceux qui nous dirigent. Voici le premier texte :

« une tradition s’est établie en France, seul les chefs militaires qui ont conduit leur troupes à la victoire reçoivent le bâton de maréchal. C’est le cas des généraux Juin et de Lattre. Ils doivent à mon sens être élevés sans retard à la dignité de maréchal de France, non seulement en reconnaissance des services rendus, mais en vue de ceux qu’ils rendront encore. Mon cas est bien différent. Si j’ai rendu des services jadis, le dernier conflit n’a été pour moi qu’une série d’épreuves plus cruelles les unes que les autres. Je me suis efforcé en Afrique, de préparer la revanche de l’Armistice ; mais ce n’est pas l’acte de commandement devant l’ennemi que récompense le bâton de maréchal. Même si cet honneur m’était offert, ma conscience me commanderait de l’écarter. Je vous demande donc de rayer mon nom de votre projet de loi. Et je me réjouis du fond du cœur de l’acte de justice qui élèvera à la dignité mes jeunes et glorieux camarades, les généraux Juin et de Lattre. »

Et comme l’autre parlementaire insistait le général Weygand écrivit :

« vous me trouverez sans doute intraitable, mais je ne veux pas être un profiteur de la défaite, quoi que l’on puisse dire pour me convaincre que cette défaite n’est pas la mienne. C’est moi qui ai dû la reconnaitre, cela suffit. »

Maxime Weygand au moment où la France vit à nouveau des heures difficiles puisse votre exemple de soldat chrétien nous rendre tous dignes de notre vocation de français, vouée à servir le Christ en toutes choses, à porter notre croix sans broncher rendant ainsi gloire à Dieu et à la Patrie."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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