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France : Politique en France

Le FN parviendra-t-il à se hisser au second tour en 2017 ?

Minute révèle les dessous du séminaire à huis clos du FN. Extrait :

2757_page_01"[…] Le séminaire, qui devait être un moment de parole libre permettant d’aborder tous les sujets dans l’intimité du huis clos, y compris ceux qui fâchent parce qu’ils sont justement ceux qui inquiètent les électeurs (et pas seulement eux) – le samedi en présence des invités, comme Robert Ménard, le maire de Béziers, Karim Ouchikh, le président du SIEL, ou Olivier Bettati, conseiller régional de Paca venu de l’UMP, le dimanche entre soi –, s’est transformé, avec moins de liberté encore qu’à un bureau politique, en assemblée de ratification de la ligne de « souverainisme intégral » fixée par Florian Philippot, qui ne voit l’Europe que comme une contrainte géographique et tient le combat pour la civilisation pour le lieu de toutes les dérives réactionnaires.

Paradoxalement, alors même que cette ligne est ultra-minoritaire au sein du FN, alors même que, comme l’explique l’historien et politologue Nicolas Lebourg, qui est, avec Jean-Yves Camus, le meilleur spécialiste du Front national, dans les colonnes de « Politique Magazine », « la ligne “souverainiste“ imposée par Florian Philippot a sans doute fait perdre au FN le second tour des élections régionales », alors même que, comme le dit le même Lebourg, « la ligne actuelle ne correspond ni aux aspirations des militants ni à celle des électeurs », de sorte qu’on pourrait appliquer au Front national la distinction entre « Front d’en haut » et « Front d’en bas », voire entre « Front légal » et « Front réel » – ça, c’est nous qui le disons –, cette ligne n’a été que mollement combattue : les principaux opposants, ayant la légitimité et l’éloquence pour en démontrer le caractère néfaste, se sont tous résignés à la tacite reconduction d’un logiciel voué à l’échec, hormis deux personnalités extérieures : Robert Ménard, dont l’intervention a été applaudie mais qui n’a pas été entendu, et Karim Ouchikh.

Il faut dire que des coups de fil comminatoires de Marine Le Pen, passés avant le séminaire auprès des plus susceptibles de porter le fer dans la plaie, les avaient convaincus que rien ne serait possible. « Personne n’a de débat avec Florian Philippot. Chacun apporte sa pierre à l’édifice mais nous n’avons jamais discuté de ces questions » : tel était le constat que Louis Aliot dressait le mois dernier dans « Le Figaro ». Un séminaire pour rien plus tard, tel est le constat qu’il peut à nouveau dresser dans un parti dont le mode de fonctionnement est plus monarchique encore que la Ve République où les parlementaires peuvent encore, parfois, prendre une initiative, à tout le moins faire connaître leurs désaccords sans être tancés. […]

« C’est bon, continuons comme ça et on ne sera même pas au second tour », nous confiait lundi, amer, un cadre du sud de la France dont le propos fait écho aux soupirs et autres expressions de découragement que nous avons entendues. […]"

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