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France : Politique en France

Le financement du RSA : une fuite avant face à la récession

Olivier Figueras analyse le financement du RSA dans Présent (article en accès libre). Extrait :

"c’est la classe moyenne qui sera la plus touchée, puisque la nouvelle taxe portera sur l’assurance-vie (douze millions de personnes), les actions (et donc les PEA – un Français sur six), et les revenus fonciers, payés par quatre millions de foyers (et notamment les agriculteurs).

Bref ! ce sont en quelque sorte les moins riches qui sont appelés – une fois de plus… – à la rescousse pour aider les plus pauvres. On nous promet, et ce n’est sans doute pas la dernière fois, que cette mesure va augmenter le pouvoir d’achat de « tous les Français, à commencer par les plus modestes ». […] Mais comment croire à cette promesse récurrente du pouvoir d’achat, quand on viole celle, électorale il est vrai, d’une baisse des impôts ? Ce faisant d’ailleurs, le chef de l’Etat prend à contre-pied sa majorité, et sidère davantage la gauche qui ne sait plus trop quelle politique lui opposer…

Le patronat aussi a du mal à digérer la nouvelle. Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, souligne qu’il eût mieux valu financer le RSA avec les ressources disponibles – mais lesquelles ? – et ajoute que « créer une taxe supplémentaire n’est pas un bon principe ». Sur ce point, tout le monde, hormis certains des idéologues socialistes, semble d’accord. Il y a, dans cette manière de définir la solidarité, quelque chose qui heurte. Il est vrai que le mot est de ceux qu’on emploie volontiers, à condition d’en ignorer la pratique. Mais la ponction obligatoire a aussi quelque chose de choquant, et qui est bien loin de la gratuité de la charité. Il y manque le don – un terme qui a disparu des dictionnaires des milieux d’argent.

Mais, au-delà de toute considération, la manœuvre Sarkozy, en cherchant à piéger une nouvelle fois la gauche, pourrait bien n’être qu’une fuite en avant. Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui si les plus pauvres trouveront, par ce biais, une réinsertion dans le milieu du travail. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’une pratique trop continue de la taxation pourrait bientôt faire basculer la classe moyenne, ou du moins une bonne partie, dans le camp de la pauvreté. Et qui alors financera ?"

MJ

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. Ceux qui s’étaient sentis piègés par le Traité de Lisbonne alors que nous avons dit NON à toute constitution,se feront cette fois définitivement leur idèe:cette taxe sur le Capital est une texe SOCIALISTE
    De plus, c’est une taxe lâche: le gouvernement n’a pas le courage de réduire ses dépenses (au détriment des fonctionnaires et des bobos,spécialistes en tous genres),il s’en prend à ceux qui, sachant qu’ils n’auront pas du tout ou trés peu de retraite (les travailleurs dits indépendants (ils ne sont pas indépendants de l’URSSAF ni de la TVA)économisent des annèes durant pour avoir quelque chose à louer pour assurer leurs vieux jours, c’est ignoble

  2. “Les hommes politiques ont tellement l’habitude de mentir qu’ils sont tous surpris quand on les croit”
    Un fin connaisseur vient de déclarer que Sarkozy se “chiraquise”.
    Déjà, “on” avait ponctionné la cagnotte des Mutuelles qui avait été augmentée sur ordre de l’Europe. ça marche à tous les coups…
    N’est ce pas Strauss Khan, un expert, qui, ministre des finances, avait pris la caisse de retraite des employès de la Caisse de dépots et consignations, pour ne pas dépasser le plafond de 3% imposé par l’Europe ?
    Quand on ne peut plus dévaluer et qu’on veut continuer à rouler dans des 607 à intérieur cuir avec chauffeur, il faut bien taper dans les éconocrocs des jobards.

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