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France : Société

Le fils de Jacques Fesch tente de réhabiliter son père

Le fils de Jacques Fesch tente de réhabiliter son père

Le 1er octobre 1957, Jacques Fesch était guillotiné pour le meurtre d’un policier après un braquage raté. Plus de soixante après, son fils Gérard se bat pour obtenir la réhabilitation judiciaire de ce père que l’Église envisage de béatifier. Mardi 4 février 2020, son avocat a défendu devant le Conseil constitutionnel la possibilité de modifier la loi qui interdit toute réhabilitation pour les condamnés à mort exécutés. Décision le 28 février. Gérard Fesch explique :

Ce que je veux, c’est que l’histoire ne retienne pas que le guillotiné, mais que tout homme peut se repentir et devenir meilleur.

Gérard Fesch, enfant de l’Assistance publique, a grandi péniblement dans différentes familles d’accueil, avant de découvrir à 40 ans l’identité de son père. Sa mère, qui n’a pas accouché sous X, l’a abandonné à sa naissance et avait imposé le secret sur ses origines après avoir reçu de l’argent de la famille Fesch.

Alors qu’il est emprisonné à la Santé et que le président René Coty refuse de le gracier, Jacques Fesch découvre la foi. Ses lettres de prison et son journal, publiés à titre posthume, ont eu un fort retentissement sur de jeunes lecteurs, poussant Mgr Lustiger à ouvrir une enquête en béatification en 1987, toujours en cours.

Les apparitions de Fatima seront son premier livre de chevet « catho ». Le 28 février 1955, après un temps au parloir, Jacques

évoque une douleur affective très forte (…) certaines choses de famille » (…) « Ce soir-là, je souffrais réellement pour la première fois de ma vie avec une intensité rare (…) c’est alors qu’un cri jaillit de ma poitrine, un appel au secours: Mon Dieu ! , et instantanément comme un vent violent qui passe sans qu’on sache d’où il vient, l’esprit du Seigneur me prit la gorge (…) j’ai cru, avec une conviction inébranlable qui ne m’a pas quitté depuis…

Redécouvrant la vie des Saints, il va vivre une véritable rencontre avec Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. S’accrochant à la Bible il dira que « les vérités ardentes que l’évangile renferme ne le sont que si on les lit avec les yeux de la grâce ». Jacques Fesch est conscient de ses actes, veut se repentir et sait qu’il va être condamné. D’ailleurs, il dira qu’il n’attend pas grand chose de la justice et sait son sort scellé. La bataille est rude, Fesch est en plein désert, en colère. Il se bat contre Satan, qu’il nommera 11 fois dans son journal. Il va finir par s’abandonner totalement à Dieu et écrira

« Joie, joie, joie, et grâces soient rendues à Dieu. Depuis trois jours, j’ai de nouveau la foi (…) pour la deuxième fois dans ma vie les écailles me tombent des paupières et je connais à nouveau combien le Seigneur est doux ».

Dans les dernières heures de sa vie, il écrira. D’abord à son aumônier, Fesch se sent « l’âme en paix et le cœur ferme » au terme de sa vie. Dans son journal, il est passé de la joie à des périodes d’angoisse et se confie à la Sainte Vierge. Le 1er octobre à 5 heures du matin, on vient le chercher pour l’échafaud. Sans haine, il marchera dignement vers la potence, offrant sa vie. Ses écrits donneront « Lumière sur l’échafaud » qui touche de nombreux jeunes. “Dans 5 heures je verrai Jésus” : c’est sur ces mots que s’achève le journal de Jacques Fesch, condamné à mort et guillotiné en 1957, à l’âge de 27 ans.

Quelques heures avant de monter à l’échafaud, Jacques Fesch, qui avait eu une fille issue d’une autre union, avait écrit une lettre à son fils Gérard :

Qu’il sache que s’il n’a pu être mon fils par la loi, il l’est selon la chair et son nom est gravé dans mon cœur.

La loi rend impossible la réhabilitation d’un condamné à mort qui a été exécuté, à la différence de ceux qui ont été graciés et de tous les autres condamnés à une peine criminelle.

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