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Cathophobie / France : Société

Le film “Antichrist” perd momentanément son visa d’exploitation

Le film "Antichrist", avec Charlotte Gainsbourg, doit être momentanément retiré des salles, le Conseil d'Etat, saisi par deux associations, ayant annulé pour vice de forme son visa d'exploitation qui n'avait pas été "suffisamment motivé". Les associations Promouvoir et Action pour la dignité humaine qui demandaient soit une interdiction aux moins de 18 ans, soit le classement du film dans la catégorie des films pornographiques ou d'incitation à la violence ont malheureusement été déboutées sur le fond.

L'association Promouvoir vise "la promotion des valeurs judéo-chrétiennes dans la vie sociale" et avait obtenu que deux films soient interdits aux moins de 18 ans en raison d'un nombre élevé de scènes de sexe : "Ken Park" en 2004 et "Baise moi" en 2000.

Les informations données par la dépêche AFP nous laissent penser que le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, saisi de la nouvelle demande de visa d'exploitation, va s'empresser de l'accorder…

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3 commentaires

  1. S’ils ont vu le film, l’ont-ils compris ?
    Je “comprends” quand il faut attaquer 2012 ou Da Vinci Code (même si leur bêtise parle suffisamment d’elle-même), mais là on est dans un tout autre ordre d’idée.
    Avec Antichrist, nous ne sommes pas dans la cathophobie abjecte et ordinaire, même si de nombreuses recensions du film vont dans ce sens pour en faciliter la compréhension et faire des entrées, indépendamment du sens que voulait lui donner le réalisateur.
    On dirait que ces associations se sont fiées seulement au titre du film. On aimerait en savoir plus sur ce qui a motivé leur choix : rien sur le site des associations.
    Alors, bien sûr, on voit une scène de pénétration…
    Milite-t-elle pour la pornographie ? pour la fornication ? Pas du tout. Au contraire (puisque ce spectacle de la scène originelle tue un enfant). La suite du film : persuadée que la femme est par nature mauvaise, le personnage féminin castre son mari (qui espérait la délivrer de son “travail de deuil”… par la thérapie…) et s’excise (pour ma part, je vois dans ce film une critique profonde de l’idéologie féministe, mais je n’ai pas le talent de Promouvoir ou de l’ADH pour déceler les “vrais messages”).
    Si cela choque, il faudrait aussi se passer Sophocle et Eschyle sous le manteau dans quelques années (des femmes couchent avec leur fils, on se crève les yeux, on déballe ses entrailles). Mais bon, puisqu’on s’en est pris récemment à Ovide et son Art d’aimer, après tout pourquoi pas !…
    Antichrist est aussi antichrétien que Manderlay était raciste. Voyez Manderlay, voyez comment en deux heures le réalisateur bousille l’idéologie antiraciste et ses bonnes intentions. Voyez Breaking the waves, qui met en perspective la soi-disant “aliénation religieuse” que subiraient les femmes.
    Tartuffe “roule pour nous”, l’arme de Molière se retourne généralement contre toutes les impostures de notre époque ; il y a de quoi soupirer que le clergé de l’époque se soit battu contre Molière et sa pièce, alors qu’il nous fournit la meilleure arme contre les hypocrites de tous bords de notre temps. Pas étonnant qu’il n’y ait pas (ou plus), chez les catholiques, le moindre auteur aussi talentueux que Molière, pour s’en prendre aux dévots d’aujourd’hui, anticléricaux, vertueux laïcistes, antiracistes et féministes entre autres.
    Certes, Lars von Trier n’est pas Molière (ni le Salon Beige), mais c’est une erreur grossière que de s’en prendre à ce film.

  2. …Mais, en attendant, le film “2012” a un grand succès, il montre la destruction de Saint Pierre de Rome alors qu’on sait que le réalisateur a renoncé à monter les scènes sur la destruction de La Mecque, de peur d’une “fatwa”.Le film “le ruban blanc” a lui aussi une forte audience étant basé sur une description terrible de la société paysane en Allemagne protestante au début du XXème siècle.Rien d’étonnant, la plupart des oeuvres cinématographiques, primées et louées par la censure, calomnient à moment donné ou à un autre (scènes d’enterrement, de mariage, de soupçons de pédophilie, homosexualité de prêtres, religieuses dévoyées etc) du film.Et le public se presse dans les salles se délectant de ces spectacles lamentables qui blessent et caricaturent ce que fût sa religion, pendant que l’Eglise, malgré une façade encore démonstrative, démontre par sa passivité la ruine profonde dans laquelle elle est plongée.

  3. Plutôt que d’interdire les films aux moins de 18 ans, on pourrait “positiver” la phrase et autoriser les mêmes films aux seuls boxeurs de 40 ans. Le Mitterand en serait ravi !

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