Le féminisme échoue à identifier la véritable cause de la dysharmonie qui touche la relation homme-femme

Cathobel évoque l'ouvrage de Gabrielle Vialla, Recevoir le Féminin. Extrait :

Vialla"[…] le féminisme offre une fausse solution à un vrai problème. Ainsi le féminisme échoue à identifier la véritable cause de la dysharmonie qui touche la relation homme-femme: celle-ci résulte du péché originel.

[…] Le péché originel met un terme à la réciprocité qui unit l’homme et la femme dans une circulation d’amour sans cesse renouvelée: il blesse profondément leur relation. Et la chute s’accompagne de lourdes conséquences, particulièrement défavorables à la femme: « Ton désir se portera vers ton mari, et lui, il te dominera » (Gen 3, 16). La dysharmonie s’installe alors. L’homme, pourtant, n’est pas épargné: la rupture entraînée par le péché originel diminue cruellement sa propre dignité. Sans la reconnaissance nécessaire de la femme, il ne peut plus jouer son rôle protecteur et structurant. Il perd aussi cette aide précieuse par laquelle il pouvait se réaliser et lui permettre d’exister en tant qu’homme: la femme dans toute sa dignité.

Gabrielle Vialla propose alors des pistes de solution pour rétablir l’harmonie perdue entre l’homme et la femme. Elle examine également les nombreuses traces du péché originel dans notre monde actuel, telles que la généralisation de la contraception. De plus en plus de femmes, d’ailleurs, dont certaines s’affirment en même temps comme féministes, rejettent aujourd’hui la contraception hormonale. C’est un phénomène très récent et tout à fait indépendant de considérations morales ou religieuses. Dans le discours de ces femmes, la référence religieuse est en effet absente et elles ne prônent pas pour autant la chasteté, loin s’en faut. Simplement, elles ressentent la contraception comme une pratique invasive, qui ne respecte pas leur cycle naturel et leur santé.

Or pour Gabrielle Vialla, le rythme naturel du cycle féminin ouvre justement sur le respect de la femme en tant que femme. « Simone de Beauvoir pensait que la femme subit son destin physiologique ‘comme une histoire étrangère' », fait remarquer l’auteur. A contrario, « l’accueil de son cycle permet à la femme de le comprendre non comme une histoire étrangère mais comme une porte ouverte sur la connaissance d’elle-même et l’acceptation de sa vocation à la maternité naturelle et spirituelle ».

Elle dénonce en outre la « culture de mort » dans laquelle nous sommes plongés, comme en témoignent la banalisation de l’avortement. Cette culture de mort va à l’encontre des intérêts réels des femmes: « La culture de mort se vit d’abord au détriment de la femme, parce que celle-ci est le sanctuaire de la vie », affirme-t-elle. « Il ne peut y avoir de culture de vie sans accueil de la féminité dans sa réalité ».

Il est donc nécessaire de rétablir le lien entre procréation et sexualité, mais aussi de revaloriser la femme au foyer, pour le temps qu’elle consacre à ses enfants: un don gratuit en lien évident avec ses qualités spécifiquement féminines. Gabrielle Vialla rappelle aussi la difficulté, pour de nombreuses femmes, de concilier monde du travail et vie de mère.

« Quels seront les fruits d’une époque où la femme est devenue un danger pour le féminin? Quelques-unes d’entre nous choisiront-elles de résister par une attirante radicalité tirée de l’évangile de la vie [encyclique et expression de la Jean-Paul II], en faisant fructifier leurs talents? » […]"

 

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