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Valeurs chrétiennes : Education

Le dogme de la mixité ébranlé

Dans l'Homme Nouveau, Jean-Michel Beaussant revient sur 2 ouvrages récents :

M "Après Michel Fize, sociologue, ancien conseiller auprès du ministre de la Jeunesse et des sports, chercheur au CNRS, avec Les Pièges de la mixité scolaire, c’est à Jean-Louis Auduc notamment, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, de mettre en garde contre la cohabitation juvénile avec Sauvons les garçons ! […]. Nos deux spécialistes de l’éducation ne sont pas particulièrement des disciples de Pie XI et de son encyclique Divini illius magistri (1929). Mais par voie d’enquête et investigation scientifiques, ils en arrivent cependant à la même conclusion de prudence élémentaire.

Déjà périlleuse en elle-même à un âge délicat, la mixité le devient doublement et même triplement, quand elle se vit sous la conjonction de deux autres tabous de l’école républicaine : le laïcisme avec son nivellement égalitaire et le soi-disant antiracisme avec les effets de l’immigration massive et de ses moeurs venues d’ailleurs. Si nos auteurs n’osent s’en prendre encore à ce dernier tabou, ils s’attaquent largement au mythe égalitaire bousculé aujourd’hui par le poids de l’islamisme. La mixité pose, en effet, deux grandes questions : celle de la qualité des relations entre les sexes qu’elle réalise effectivement, concrètement ; et celle de l’efficacité des performances scolaires qu’elle permet d’atteindre pour chaque sexe : «Vient-elle à bonifier l’une et à augmenter l’autre et l’on peut dire qu’à coup sûr elle est bienfaisante. Si elle n’atteint pas ces objectifs, comment encore la défendre ?» (Michel Fize). […] Loin d’amener à leur connaissance et à leur respect mutuels, la fréquentation des sexes s’est surtout traduite par du sexisme, des incivilités, de l’indiscipline et même maintenant des violences sexuelles. Loin d’une saine émulation permettant aux garçons et aux filles de se dépasser, la coéducation n’a fait qu’altérer les rapports et les possibilités des uns et des autres. À tel point que de plus en plus de parents et de professeurs s’interrogent sur le bien-fondé de cette mixité scolaire considérée un peu vite comme un acquis définitif et intouchable de l’école républicaine, un dogme de la laïcité.

[…] La mixité n’est pas toujours forcément un échec, mais elle exige forcément beaucoup plus de surveillance, de sollicitude, d’attention, de discipline et surtout d’amour vrai des enfants, de la part d’enseignants qui soient aussi des éducateurs ayant le sens de cette altérité naturelle, outre celui du bien et du mal, du péché originel. Tout ce que l’Éducation nationale est bien sûr incapable de fournir aujourd’hui par elle-même avec sa funeste laïcité. Sans rigueur pédagogique et doctrinale, la mixité, forcément dangereuse, ne peut qu’aboutir à favoriser certaines dérives. Si des expériences de séparation se multiplient à l’étranger, où elles sont notamment revendiquées pour améliorer les résultats scolaires et mettre les filles à l’abri des violences sexuelles, la France reste, hélas, prisonnière de ses tabous idéologiques jusque dans l’Enseignement catholique. À part quelques options modulaires proposées dans de très rares établissements (Saint-Jean de Passy, Stanislas…), seul le privé hors contrat développe des classes non mixtes."

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7 commentaires

  1. Vaste problème, auquel il n’est pas simple d’apporter une réponse définitive.
    Le sexisme et les violences sexuelles ne sont pas apparus avec la mixité. Il faut quand même distinguer ce qui relève de “l’esprit racaille des cités” avec son lot de violences contre les filles, et ce qui découle de la mixité.
    Personnellement, j’ai toujours été dans des écoles, mixtes, que ce soient dans le public ou le privé. Je n’en garde pas un souvenir éxécrable, loin de là.
    Est que la mixité pose vraiment un problème ? Il est tout à fait normal que les jeunes garçons rencontrent des jeunes filles. L’inverse ? Si c’est pour que des adolescents passent une partie de leur jeunesse à ignorer l’autre moitié de l’humanité…
    Et puis, il est tout à fait plaisant, quand on est au lycée, de voir de jolies filles, d’entretenir des relations amicales ou même (est-ce que c’est un drame ?)flirter.

  2. La mixité a également fonctionné comme variable d’ajustement, pour masquer le peu d’intérêt des garçons pour les carrières de l’enseignement quand les concours de recrutement étaient distincts ça n’a d’ailleurs rien changé), puis pour abaisser le coûts de fonctionnement face à de faibles effectifs (ça a été un argument pour éviter un montant prohibitif des frais de scolarité dans l’enseignement privé).

  3. “la fréquentation des sexes s’est surtout traduite par du sexisme, des incivilités, de l’indiscipline et même maintenant des violences sexuelles”: j’ai fait toute ma scolarité dans des établissements mixtes, et je n’ai jamais rencontré cela. Tous les garçons avait beaucoup de respect pour les filles.
    Ce nouveau phénomène vient d’abord de la culture non européenne et non judéo-chrétienne de jeunes issus “de la diversité”, toujours la même, et non de la mixité. En clair, aujourd’hui la mixité est remise en question à cause des demandes de la population musulmane, qui vote majoritairement à gauche comme l’éducation nationale.
    Par contre, la mixité à un certain âge fait baisser les résultats des garçons qui sont plus préoccupés par le fait de plaire aux filles

  4. L’islamisme a décidément bon dos.
    La question à laquelle il faut répondre, ici, est : quels sont les apports positifs de la mixité depuis son introduction ?
    Tous les effets d’une mesure progressiste ne peuvent être connus lors de son introduction. Il faut étudier l’évolution du phénomène sur le moyen-terme pour réaliser les dégâts qu’elle peut produire.
    Hors, l’on constate que :
    – les résultats académiques des garçons plongent,
    – les filles, gagnantes sur le plan strictement scolaire, perdent sur tout ce qui touche à leur dignité.
    L’homme qui aime vraiment les femmes ne peut être en faveur d’une mixité irresponsable et républicaine.
    http://www.youtube.com/watch?v=pIpRruKChBM

  5. Tout le monde dit que les filles sont meilleures que les garçons, pourtant quand les stattistiques montrent que lorsqu’elles ont un QI de 90, les garçons en ont 100.
    Elles grandissent plus vite ??
    Et avec un QI inférieur commentt peut-on revendiquer l’égalité, etc…

  6. Parenthèse: à l’attention de Jean Theis: quelles sont vos sources pour “les stattistiques montrent que lorsqu’elles ont un QI de 90, les garçons en ont 100”? A priori, il n’y a pas de différence significative entre population féminine et population masculine face à ces tests.

  7. J’apporte un point de vue différent : je n’ai pas connu la mixité garçons-filles, dans mon enfance et ma jeunesse.
    Et je vais dire pourquoi cette séparation était bonne. Elle protègeait, pendant un laps de temps, les garçons et les filles, de relations amoureuses précoces et ravageuses, quoiqu’en disent certains messieurs dans leurs commentaires.
    Or, c’était le seul but de nos parents à ce sujet ! Mais, au nom d’une fausse liberté, on a laissé les pires excès se produire. Et on est arrivé au point où des distributeurs de préservatifs sont dans des collèges et des lycées…

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