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Le distributisme catholique n’est plus inconnu

…grâce aux explications de Philippe Maxence (lire ici, ici et ici). Le distributisme catholique est né de l’encyclique de Léon XIII, Rerum novarum et a été développé par des catholiques anglo-saxons, dont la principale revendication était la distribution de la propriété privée. Les distributistes ont une vision organique de la société. Il s’agit d’un autre projet de société, opposé aussi bien au capitalisme moderne qu’aux divers socialismes, qui, tous deux, soumettent l’homme, au profit ou à l’assistanat.

Avant d’être une doctrine inspirée du catholicisme social des encycliques, le distributisme repose sur une vision du monde, utopique dans la mesure où elle s’inspire de l’ordre social chrétien médiéval, et prophétique dans sa prise en compte d’éléments qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour : mise en cause de la société de consommation, prise en compte des limites face à une économie fondée sur la croissance illimitée, défense de la création, revalorisation de la vie rurale, de modes de vie plus simple, opposition au globalisme, valorisation des entités (de l’entreprise à la nation) à taille humaine… Cette défense de la petitesse en économie n’est pas qu’un slogan. C’est la traduction imagée du principe de subsidiarité, qui est au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise :

"De même qu’on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes. L’objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber" (Pie XI, Quadragesimo anno)

"À la subsidiarité comprise dans un sens positif, comme aide économique, institutionnelle, législative offerte aux entités sociales plus petites, correspond une série d’implications dans un sens négatif, qui imposent à l’État de s’abstenir de tout ce qui restreindrait, de fait, l’espace vital des cellules mineures et essentielles de la société. Leur initiative, leur liberté et leur responsabilité ne doivent pas être supplantées." (Compendium de la DSE §186)

Les petites villes ou les petits commerces ne sont pas seulement plus humains parce que l’autre est identifiable et que l’on vit avec lui en permanence. Ils sont plus humains aussi parce que l’on prend des décisions dans des domaines qui sont les nôtres, pour lesquels notre responsabilité est directement engagée.

Michel Janva

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