Bannière Salon Beige

Partager cet article

Culture de mort : Euthanasie / L'Eglise : Foi

Le discernement pastoral à l’égard de ceux qui demandent l’euthanasie ou le suicide assisté

Le discernement pastoral à l’égard de ceux qui demandent l’euthanasie ou le suicide assisté

La lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie, Samaritus bonus, est désormais accessible en français. En voici un extrait :

Un cas très particulier dans lequel il est aujourd’hui nécessaire de réaffirmer l’enseignement de l’Église est l’accompagnement pastoral de celui qui a expressément demandé l’euthanasie ou le suicide assisté. En ce qui concerne le sacrement de la réconciliation, le confesseur doit veiller à ce qu’il y ait une contrition, laquelle est nécessaire pour la validité de l’absolution et consiste en « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir ». Dans notre cas, nous avons affaire à une personne qui, au-delà de ses dispositions subjectives, a fait le choix d’un acte gravement immoral et y persévère librement. Il s’agit d’une non-disposition manifeste à la réception des sacrements de la Pénitence, avec l’absolution, et de l’Onction des malades, ainsi que du Viatique. Le pénitent pourra recevoir ces sacrements lorsque sa volonté de prendre des mesures concrètes permettra au ministre de conclure qu’il a modifié sa décision. Cela implique également qu’une personne qui s’est inscrite auprès d’une association pour recevoir l’euthanasie ou le suicide assisté doit montrer son intention d’annuler cette inscription avant de recevoir les sacrements. Il faut rappeler que la nécessité de différer l’absolution n’implique pas un jugement quant à l’imputabilité de la faute, dans la mesure où la responsabilité personnelle peut être réduite, voire inexistante. Dans le cas où le patient serait désormais inconscient, le prêtre pourrait administrer les sacrements sub condicione si le repentir peut être présumé à partir d’un signe donné précédemment par la personne malade.

Cette position de l’Église n’est pas le signe d’un manque d’accueil envers les malades. Elle doit, en effet, être associée à l’offre toujours possible d’aide et d’écoute, toujours accordées, ainsi qu’à une explication approfondie du contenu du sacrement, afin de donner à la personne, jusqu’au dernier moment, les outils pour le choisir et le désirer. L’Église, en effet, veille à scruter les signes de conversion suffisants pour que les fidèles puissent raisonnablement demander à recevoir les sacrements. Il faut rappeler que le report de l’absolution est aussi un acte médicinal de l’Église, qui vise non pas à condamner le pécheur mais à le faire évoluer et à l’accompagner vers la conversion.

Ainsi, même lorsqu’une personne n’est pas en condition objective pour recevoir les sacrements, une proximité qui invite toujours à la conversion est nécessaire. Surtout si l’euthanasie, demandée ou acceptée, n’est pas pratiquée dans un bref délai. Il y aura alors la possibilité d’un accompagnement pour faire renaître l’espérance et modifier le choix erroné, afin que l’accès aux sacrements soit ouvert au malade.

Cependant, il n’est pas admissible de la part de ceux qui assistent spirituellement ces malades de faire quelque geste extérieur que ce soit qui puisse être interprété comme une approbation de l’euthanasie, comme par exemple rester présent au moment de sa réalisation. Une telle présence ne peut être interprétée que comme une complicité. Ce principe concerne en particulier, mais pas seulement, les aumôniers des structures de santé où l’euthanasie peut être pratiquée, qui ne doivent pas faire scandale en se montrant d’une quelconque manière complices de la suppression d’une vie humaine.

Partager cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services