Il fallait du courage pour s'atteler à une telle tâche : le député UMP de la Haute-Savoie s'est donné comme objectif de rechercher, débusquer, identifier tous les comités, les missions, les instances consultatives ou délibératives qui gravitent autour des ministres et du Premier ministre. Il s'enquiert ensuite de leur coût, de leur utilité et de leur efficacité. Il existe par exemple aux frais du contribuable :
- un "Haut conseil de l'Education" et un "conseil supérieur de l'Education";
- un "Conseil national de la vie associative" et un "Conseil du développement de la vie associative ";
Il y a réellement du pain sur la planche :
"Reste que sur les 800 décomptées l'année dernière, il y en déjà a 225 de moins en tout cette année, en comptant ceux qui ont été créés entretemps. Fini la « commission d'examen des candidatures au poste de conseiller de défense », la « commission des archives de la justice » ou encore le « conseil de la statistique et des études ».
« C'est une forte avancée, mais il faut aller encore plus loin », poursuit-il. Car des comités aux contours très flous sont encore régulièrement créés, telle la « commission nationale de la naissance », qui a vu le jour le 11 octobre, avec pour mission de : « Contribuer à la réalisation des objectifs de santé publique fixés pour la périnatalité. »
Surtout, si certains comités, commissions et autres conseils se justifient totalement, d'autres sont désuets ou ont un objet beaucoup moins louable, décrypte le député UMP. Sans compter que le budget total qui leur est alloué n'est pas connu, même si l'opacité sur leur coût est moindre depuis cette année :
« Dès qu'il y a un problème sur un sujet, on crée une commission. C'est toujours pareil : si personne ne regarde, il y a des dérives. Certains comités sont crées par complaisance envers certains fonctionnaires, ou pour répondre aux besoins des lobbyistes qui veulent pouvoir se réunir aux frais du contribuable.
Et impossible de connaître pour l'instant le coût global. J'ai posé la question, je ne parviens pas à avoir de réponse. D'autant qu'il y a des coûts cachés : quand un fonctionnaire siège bénévolement dans un comité, il ne coûte pas plus cher, mais il ne fait pas autre chose pendant ce temps. »
Lionel Tardy promet de continuer jusqu'à la fin de sa législature au moins, dans deux ans et demi. En attendant, il lance un appel aux députés européens :
« J'aimerais qu'un collègue prenne le relais au niveau du Parlement européen. Car il y a plus de 270 comités en tous genres en Europe et il existe quelques perles très intéressantes. »
On n'en doute absolument pas…


Bertrand
“En France , quand on veut enterrer un problème, on crée une commission”. Georges Clémenceau
RL
Un petit exercice : prenez le montant de votre impôt sur le revenu, essayer d’imaginer à combien pourrait s’élever le budget annuel de ces commissions bidon, sachant qu’ils ne se contentent certainement pas de chips achetées à la superette du coin (en d’autres termes, on peut facilement arriver à plusieurs milliers d’euros) et dîtes-vous que votre impôt est englouti dans un conseil supérieur du développement artistique ou un comité national d’orientation professionnelle.
Philippe Edmond
Il faudrait créer un comité pour examiner la question.
VD
Travaille-t-il avec l’association “Contribuables associés” ? Il ne serait pas idiot de conjuguer leurs efforts.
jp
Pour illustrer cet article, voir la nouvelle commission, créée aujourd’hui avec M.Lozes comme président!!
de lestrange
mille et mille bravos d’entreprendre ce travail; puisse t’ il aboutir ,je n’en doute pas et surtout puisse t’il être publié haut et fort!