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Valeurs chrétiennes : Education

« Le danger est clair, celui de remplacer l’éducation catholique par l’éducation privée »

Analyse vigilante d'une attaque pernicieuse :

"Au moment où nous sommes dans l’attente de la réponse qui sera donnée à la question de Michel Doublet, du groupe parlementaire UMP, au ministre de l’éducation nationale dans laquelle il est demandé « quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour bâtir l'école de la réussite des élèves et répondre aux attente de l'enseignement catholique sous contrat d'association avec l'État en matière de priorité à l'égalité de chances et à la diversité des parcours des élèves, de reconnaissance du rôle central des enseignants, de renforcement de l'autonomie des établissements, et de garantie de la liberté de choix » (Question Sénat, 23742)…

au lendemain de la décision d’un évêque, celui de Nancy et Toul, de mettre fin courageusement, en juin dernier, à la lettre de mission d’un directeur diocésain de l’enseignement catholique ayant, depuis son recrutement,  divorcé puis refait sa vie avec une autre personne, car ne répondant plus aux exigences pastorales du poste qu’il occupe…

à une époque où les choix d’orientation sexuelle ou de vie en couple – hétéro ou homosexuels d’ailleurs – de ceux auxquels sont confiés nos enfants – chefs d’établissement, enseignants – sont pudiquement recouverts du manteau de la tolérance dans les établissements scolaires dits catholiques, et prétendus indifférents dans l’éducation donnée à nos enfants…

…dans un contexte prochain d’ouverture probable du mariage aux couples de même sexe en France et de terrorisme intellectuel par l’infamie de l’homophobie reprochée à ceux qui exprimeraient sinon une opposition du moins une réserve…

il est heureux que la Cour européenne des droits de l’homme soit venue rappeler dans une décision du 15 mai 2012 concernant l’Espagne (Aff. Fernandez Martinez c/ Espagne, Req. n° 56030/07) que le refus d’un évêque de renouveler le contrat, comme enseignant de la religion catholique, d’un prêtre, marié, père de cinq enfants, prosélyte du célibat optionnel chez les prêtres et opposé, en outre, aux positions de l’Eglise en matière d’avortement et de sexualité, n’était pas contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

On regrettera, cependant, la formulation des considérants 84 et 85 de la décision européenne qui laisse entendre que des choix contraires à la foi et la morale de l’Eglise catholique, par tout autre, qu’un enseignant de morale et de religion, ne seraient pas une juste cause du non renouvellement du contrat, comme si des parents en confiant leurs enfants à l’enseignement catholique n’attendaient pas des enseignants un minimum de vues communes sur l’éducation donnée à leurs rejetons.

Le danger est clair, celui de remplacer l’éducation catholique par l’éducation privée, de faire fuir de nos établissements ceux qui par nature ont toujours essayé de suivre et de vivre les enseignements du Magistère".

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8 commentaires

  1. C’est déjà fait hélas ! et l’enseignement ex catholique sous contrat devient par infiltration progressive un enseignement privé et musulman.au moins par omission en taisant tout ce qui peut gêner cette clientèle.Vive la liberté totale.

  2. oui, c’est malheureusement aussi mon cas : j’enlève mes filles de leur école privée sous contrat (surtout privée de cathé et d’éducation équilibrée) pour les scolariser dans une école privée hors contrat tenue par le FSSPX ce qui à la base n’est pas forcément mon choix idéal à cause de leur éloignement de Rome.
    Mais bon, entre une école soit-disant catholique, où on fait un spectacle de Noël dans la chapelle en chantant du Yannick Noa et après avoir enlever le Saint-Sacrement, qui organise le carnaval un vendredi de Carême, etc où les élèves tutoient les maîtresses et avec qui ils se comportent comme avec leur copines -qu’ils appellent par leur prénom d’ailleurs-, et une école dirigée par un abbé de la FSSPX qui n’est certe pas en communion totale avec Rome, mais qui délivre une bonne éducation humaine, intellectuelle et spirituelle, il faut faire un choix.
    Je me pose la question de la conscience que peuvent avoir nos évêques qui nous refusent la création d’école hors contrat catholique en union avec Rome …

  3. Etant donné le peu de considération envers les femmes de la gente masculine émigrées en France ( lire leur prospectus..) je ne suis pas étonnée dutout.Mais honnètement parlant les envahisseurs du Mali ont montré leur éducation sur le sujet et je me souviens avoir entendu le Maire de la ville martyrisée par ces « individus » dire à la radio d’une voix consternée « Ils ont violés toutes nos femmes et nos filles »Ici en France je précise  » il se pourrait qu’un jour pas si lointain, la contagion gagne du terrain comme gagne du terrain les individus en question…. »

  4. Le relativisme qui hante tant de jugements présentés comme « catholiques » prouve bien que le « risque » est sensiblement dépassé.
    Des décisions normales telles que celle de l’Evêque de Nancy ont passablement manqué depuis des décennies à l’enseignement catholique où il est encore bien trop souvent question de courber l’échine devant l’esprit mortifère du monde.
    Alors le « secours » de l’UMP dans tout cela relève de l’agitation tardive si ce n’est du cynisme.
    Le salut de l’enseignement ne dépend assurément pas de quelque chimère partisane que ce soit, mais bien de la fidélité ,retrouvée, au Magistère.

  5. Il faut se battre pour le système du chèque-éducation.

  6. Deux solutions : sortir des accords debré et recommencer à manger des nouilles ou faire évoluer l’autonomie des établissements.
    De toute façon la plus part de ces objections sont valables aussi pour le hors contrat car il s’agit de lois qui ne cadrent pas spécifiquement l’EC mais les « nouveaux droits  » des nouvelles personnes.

  7. C’est vrai qu’en matière « d’école de la réussite », comme le dit ce député UMP, les 10 dernières années de pouvoir UMP sont particulièrement édifiantes. Un beau succès non?…
    UMPS, une belle bande de guignols.

  8. « L’égalité des chances  » dont l’enseignement catholique fait une priorité n’existe évidemment que dans la tête des idéologues. Vous avez plus de chance d’être un bon musicien si la famille qui vous eleve  est musicienne, cultive, si elle est cultive, bon médecin, si elle  brille dans les facultés de médecine, bon avocat si elle est la gloire du barreau……etc. C’est un fait de société.  On peut aussi couper les têtes qui dépassent comme celle de LAVOISIER. Hormis cette requête consternante, j’approuve les autres.

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