L’avortement est anticonstitutionnel

La mesure a été votée cette semaine en République dominicaine. Voilà une belle preuve que ce type de vote est possible et qu'il n'y a aucun fatalisme en la matière.

RD L'article 11 de la nouvelle constitution stipule que « le droit à la vie est inviolable depuis la
conception jusqu'à la mort. La peine de mort ne peut pas être établie,
prononcée ou appliquée, dans quelque cas que ce soit ».

Point intéressant  : l'appui de l'Église et "l'appel" à la conscience personnelle des législateurs ont entrâiné des résultats surprenants :

"Cette mesure a été approuvée à l'unanimité par les membres du Parti
Révolutionnaire Cubain (PRD) et ceux du parti Réformiste Social
Chrétien (PRSC)
, et par une partie seulement des membres du Parti de la
Libération dominicaine (PLD)".

Comme le disait l'archevêque de Saint Domingue, le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez en ce dimanche de la Miséricorde :

"Nous avons confiance et croyons en la grande majorité de nos
législateurs, qui sont des personnes respectables et s'opposent à la
dépénalisation de l'avortement, étant donné que beaucoup d'entre eux
ont déclaré en toute conscience
qu'il s'agit pour eux d'un crime".

La vie sauvegardée, préservée : le gage d'une société normale qui respectant ses bases naturelles, fonde et envisage un avenir solide.

Lahire

3 réflexions au sujet de « L’avortement est anticonstitutionnel »

  1. Berg

    Il y a DEUX choses dans les nouveaux textes votés :
    1) l’affirmation du droit à la vie, depuis la conception
    2) le maintient du code pénal, qui pénalise l’avortement SAUF EN CAS DE DANGER POUR LA SANTÉ DE LA MÈRE.
    Remarquons donc :
    1) l’affirmation du droit à la vie se réfère à la peine de mort, et non pas à l’avortement. Mais on peut le sous-entendre.
    2) LA LOI VEIL N’A PAS DIT AUTRE CHOSE !!!!! Articler 1er de la loi Veil : toute personne à droit à la vie depuis la conception (je cite en synthèse). Ensuite, les autres articles : dans tel et tel cas, l’avortement ne sera plus pénalisé. Cette loi n’a jamais autorisé l’avortement, elle s’est contenté de le dépénaliser dans certains cas.
    3) Il n’y a donc pas lieu de crier victoire au sujet de la république dominicaine ! Nous sommes EXACTEMENT dans la même situation qu’en France : la seule différence consiste dans l’extension des cas de dépénalisation (en France, il n’y a pas de motif, il n’y a qu’une durée de gestation).
    Sur le fond :
    Les révolution se sont toujours faites par deux techniques :
    -d’un côté on affirmer le bon principe
    -de l’autre, on change la pratique.
    Et à terme, la pratique submerge le principe.
    Exemple :
    -la Révolution française s’est faite au cri de “Vive le Roy”. A l’automne 1789, l’essentiel de la révolution était faite, le Roi était acclamé, adulé. Et en 1793, sa tête était tranchée…
    -Le concile “Vatican II” a proclamé le maintien du latin dans la liturgie; dix ans plus tard, tout était en langue vulgaire.
    -la loi Veil : on affirme le droit à la vie; et on fait des exceptions qui sont contraires à ce principe.
    Cela permet :
    -de tromper les gens, en leur laissant croire que tout est sauvé (que le Roi restera sur le trône, que la messe en latin va durer, ou que l’avortement est interdit).
    -de faire en réalité le contraire du principe affirmé.
    -de donner bonne conscience aux hypocrites et aux lâches.
    Il importe par dessus-tout non pas de réagir avec ses sentiments, mais de VOIR les choses en face : en particulier, qu’il existe une vaste offensive pro-avortement, qu’il y a des soldats dans TOUS les pays, et que là où l’avortement ne peut pas être libéralisé totalement, l’ennemi se contente d’une dem-avancée qui à l’air d’une victoire pour nous, alors qu’il l’ennemi s’est emparé des principes. Il ne faut pas être partisan de la théorie du complot : car ce n’est pas une théorie, c’est une REALITÉ qu’il faut voir en face.

  2. Pascal G.

    @ Berg
    Intéressante analyse sur la loi VEIL.
    Mais comment en France, procéder sur cette législation :
    – une limitation progressive
    – ou une suppression immédiate ?
    Dans les deux cas, rien n’est simple, ni surtout, dans l’état actuel de l’opinion et de la société française, possible, semble t il, maintenant, en 2009.
    C’est un mal ”acquis” : les cas d’avortement de jeunes filles, y compris dans des familles catholiques pratiquantes, y compris dites traditionnalistes, ne sont pas rares : panique des parents de la jeune fille devant le ”scandale”, les études qui seraient compromises, etc…..
    Il y a une révolution des sensibilités à opérer : la Vie effraye.

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