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France : Politique en France

L’avis de Le Pen sur la Défense

Lundi, Jean-Marie Le Pen tenait une conférence de presse à Toulon. Il y a évoqué ses positions sur "la situation de nos forces armées, à l’heure de l’aggravation des tensions au Moyen-Orient et de la montée générale des risques et des menaces" :

La situation au Moyen-Orient

"Le premier facteur d’inquiétude est incontestablement la situation au Liban. […] Je dois dire que je n’approuve pas la réaction officielle de la France dans cette crise internationale. Je suis personnellement d’avis qu’il ne faut pas s’engager dans cette bataille où notre pays, qui n’a déjà plus de moyens militaires, a tout à perdre. D’abord, je ne vois pas comment la France pourrait ramener la paix et le droit dans la région, sachant que deux protagonistes principaux de la crise, les Etats-Unis et Israël, ne respectent aucune des décisions de l’Organisation des Nations-Unies dans ce dossier. Ensuite, en envoyant des moyens militaires supplémentaires pour la FINUL, Jacques Chirac condamne les soldats français à être entre le marteau et l’enclume, à servir de tampon entre les israéliens et le Hezbollah."

"Outre le Liban, la question du nucléaire iranien devient de plus en plus épineuse. […] J’ai déjà eu l’occasion de dire que je ne voyais pas comment on pourrait empêcher un état souverain de se doter de la maîtrise de la technologie nucléaire. En effet, il est du devoir de tout gouvernement d’essayer d’accroître la prospérité de sa population par le nucléaire civil, dans un contexte où, on le sait les énergies fossiles ne sont pas inépuisables. Il est également naturel pour un gouvernement d’améliorer la sécurité de son peuple en cherchant à se doter d’armes particulières, lesquelles de toutes façons, sont des armes de non emploi, c’est-à-dire des armes dont on ne se sert jamais, des armes qui n’ont qu’une portée dissuasive. En effet, celui qui se sert de l’arme atomique est sûr d’être lui-même détruit dans les minutes qui viennent."

"Troisième problème grave au Proche-Orient, l’Irak. […] La situation en Irak est absolument incontrôlable, tout comme en Afghanistan, où les talibans ont repris du poil de la bête."

La situation de notre armée.

Notre système de défense, principal gage de notre sécurité, n’existe plus. […] Chirac a engagé un soi-disant processus de professionnalisation des armées, qui, avec la suppression de la conscription, la suspension des essais nucléaires et la réduction des moyens humains et matériels de l’armée, nous ravale au rang de pays de seconde zone, sans défense et sans poids international. […] La vétusté des matériels est plus qu’inquiétante […]. On estime que la disponibilité moyenne des matériels des 3 armes est de 60% aujourd’hui, contre 90% il y a 20 ans."

Or aujourd’hui, les menaces n’ont pas disparu, loin de là. Elles peuvent venir de l’extérieur, et notamment je le disais du Moyen-Orient, mais aussi de l’intérieur. On connait l’extrême sensibilité de certaines populations étrangères ou d’origine étrangères aux événements du Moyen-Orient, l’extrême vulnérabilité de certains à la propagande religieuse et haineuse des imams intégristes, qu’on laisse, contre toute raison, prêcher en toute impunité."

Mesures proposées par le président du FN

  • "Porter le budget de la Défense Nationale de 1,8 à 4% du PIB, 400 milliards de FF, soit l’équivalent de ce que la France donne chaque année aux immigrés.
  • Remettre sur pied une véritable défense opérationnelle du territoire, ce qui suppose la création de corps de garde frontières, d’une garde nationale et le développement de réserves significatives.
  • Donner aux forces d’intervention la capacité d’agir de manière autonome, ce qui suppose, entre autres, le renforcement de la marine, par la création de deux groupes de porte-avions, et de l’aviation, par le lancement d’un programme de construction d’ avions gros porteurs.
  • Renforcer l’activité de nos arsenaux en cessant d’étaler les programmes d’armement et en subordonnant notre aide internationale ou notre soutien diplomatique à des commandes extérieures.

    Bien sûr, il ne s’agit que là des mesures d’urgence, c’est-à-dire indispensable à notre survie. Pour assurer l’avenir des jeunes générations, il faut bien autre chose. Il faut une véritable révolution intellectuelle et morale, pour rétablir le lien intellectuel et charnel entre l’armée et la nation.C’est en restaurant les valeurs patriotiques, religieuses et humaines qui ont fait la grandeur de notre peuple, dans l’esprit de nos compatriotes, en particulier chez les jeunes générations, que l’on renforcera l’esprit de défense."

Michel Janva

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