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France : Politique en France / France : Société

L’avenir est dans l’esprit de la France

C'est le message d'espoir de l'éditorial du numéro d'octobre de Politique Magazine, signé par Hilaire de Crémiers.

François Hollande est président de la République ; il est le chef de l’État. Mais il est en même temps candidat à sa propre succession, donc vraisemblablement à la primaire de la gauche. Du moins est-ce l’apparence du moment. Sauf s’il était contraint par les événements à renoncer. Il n’empêche qu’il est entré en campagne électorale et résolument. Toute son activité intérieure est axée sur cette ligne ; de même le budget 2017 tout en trompe-l’œil et en faussetés ; les comptes de la Sécurité sociale pareillement, comme le chômage encore en forte augmentation qui est prétendu en tendance baissière !

Tous ses discours à l’extérieur, jusqu’ y compris à l’ONU, toute sa politique étrangère et européenne, portent la marque de son unique préoccupation. Il n’a dans la tête que le concurrent auquel il sera opposé : Sarkozy, Juppé, Marine Le Pen. Sans même les citer, c’est toujours eux qu’il vise. Il court partout : visites d’écoles, d’entreprises, de centres sociaux, et ce ne sont que promesses électorales, annonces de projets mirifiques, tentatives de gagner ou de récupérer, fragment par fragment, des électorats perdus. Il se fait gauchard avec la gauche, libéral avec le centre, martial avec la droite.

Ainsi le dimanche 25 septembre, dans la cour des Invalides, il reconnaît publiquement au nom de la République la responsabilité des gouvernements français dans « l’abandon des harkis », dans « leur massacre » ou dans « les conditions inhumaines de leur accueil », ce qui ne l’a pas empêché de célébrer six mois auparavant le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie qui donna le signal du carnage et du honteux abandon. Lundi 26 septembre, le lendemain, il était à Calais, une semaine après Sarkozy.

Il ne visitait pas « la jungle », mais il déclarait solennellement qu’elle « serait démantelée définitivement, entièrement, rapidement », c’est-à-dire que les occupants des lieux seraient dispersés dans des centres d’accueil et d’orientation (!) répartis sur le territoire national. On sait ce que cela signifie. Sourire à Calais, dissémination et dissimulation du problème de fond. Cynisme absolu.

Alors ? La France ne compte plus. La seule question porte sur le point de savoir s’il sera assez fort pour résister sur sa gauche à la progression de Macron qui s’installe au centre, à la pression de Montebourg qui lui reproche ses renoncements, à la fureur de Mélenchon qui l’invective et fera tout pour l’éliminer. Mais ceux-là, que veulent-ils ? La place, c’est tout. Comment être chef de l’État dans des conditions pareilles ? La France n’est plus qu’une proie à conquérir. Par tous les moyens.

Ce n’est pas mieux à droite. Sarkozy ne pense qu’à dominer Juppé, mais le « tout sauf Sarkozy » devient une sorte de règle absolue de toutes les campagnes, à droite comme à gauche. Les affaires judiciaires se multiplient autour de lui ; les livres paraissent ; celui de Patrick Buisson auquel il fallait s’attendre, livre en pâture au public sa personnalité d’agité qui n’a rien d’édifiant. Mais les autres valent-ils mieux ? Juppé n’est-il pas un ancien condamné ? Il dit tout et son contraire avec la même absence de conviction que François Hollande.

L’important, pour lui, c’est de gagner. Fillon avec ses six cents pages de programme, Le Maire avec ses mille pages, n’ont toujours pas compris que l’avenir n’est pas dans des chiffres si nombreux soient-ils, mais dans un esprit, l’esprit de la France, de son histoire, de son identité, puisque ce mot est maintenant au cœur du débat. Jean-Frédéric Poisson est le seul dans cette primaire à droite à en avoir le sens. Quand à Marine Le Pen, elle se trouve confrontée à ce même problème de stratégie électorale qui empêche toute vision véritable.

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : les institutions de la République sont-elles à la hauteur des enjeux ? L’esprit de parti n’a-t-il pas tout pulvérisé dans la représentation comme dans la direction de la France ? Le quinquennat qui n’est plus qu’une machinerie partisane n’a-t-il pas anéanti la notion même de chef de l’État ? Le résultat est là, tangible. La France perd ses frontières, sa substance, son être, son patrimoine, même ses enfants, et peu à peu toute sa vie économique, politique et culturelle. Ce numéro de Politique magazine en fait son dossier. Le sursaut est possible. Encore faut-il accepter de comprendre la cause de tant d’échecs.

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. Que de maux et de mots peu élogieux engendrés par ce système republicain mais on continuera à fermer les yeux sur celui-ci car nous en sommes tellement prisonniers , enchaînés qu il ne vient à l idée de personne de changer de système politique . Continuons , aveugles et si abrutis que nous sommes incapables d en proposer un autre .
    A ” le système republicain est imparfait mais il n y a pas mieux” cher aux professeurs de droit constitutionnel , j oppose ” Dieu se rit de ceux qui pleurent les conséquences et qui en chérissent les causes.” .
    Tant que nous ne serons pas plus libres que cela , 2027 ressemblera à 2022 et 2017 , avec le paramètre musulman qui prendra une place de plus en plus prépondérante. Ne comptons pas sur les hommes ( humainement , tout est perdu comme le dit Hillard ) mais tournons-nous uniquement vers la Providence , de là viendra notre salut ! Et vive le roi qu Elle nous donnera !

  2. – Les institutions de la République sont-elles à la hauteur des enjeux ? –
    Réponse : NON, bien évidemment !!!
    C’est tout le système qui est vérolé, compte tenu de son Illégitimité. Sur le fond il n’y aura et il n’y a pas de débat, juste des “chicaneries” de petits coqs, la puissance souveraine a été détruite il y a 227 ans, les lambeaux qu’ils en restaient ont été transférés à des instances supranationales. Cette fausse démocratie est un trompe-l’œil qui cache de plus en plus mal la réalité oligarchique de cette fausse gouvernance. Le pouvoir réel n’est plus depuis longtemps exercé par la ” présidence de la république “, encore moins par le parlement mais bien par ces instances supranationales, comme le groupe Bilderberg ou la Commission Trilatérale, qui donnent les ordres et la feuille de route. L’ont sait parfaitement ou tous ont été faire allégeance, et particulièrement le prochain prétendant il y a 3 semaines. A force de fausses réformes, de tergiversations, par la nature même de sont illégalité la république est totalement usée, concassée, explosée. Les présidents successifs, les ministres sont les instruments soumis d’un camp utilisant un parti pour accéder à cette fonction dénaturée. Ils ne sont pas les hommes d’une nation entière.
    Il est étonnât de voir tant de Français, tant de Françaises totalement asphyxiés par ces idéologies arriérées et anté-moderne.
    Il existe pourtant une solution, une solution moderne qui permettra que fleurissent à nouveau la France, notre France !!!!

  3. La question est très bien posée… Et la réponse est non, bien évidement ! Il suffit de voir la vertigineuse dégringolade que nous subissons depuis 1969, après le départ des affaires du Grand Charles, et sans vouloir manquer de respect à la mémoire du président Pompidou…
    Le problème est que les plus “jeunes” qui ont grandi dans une société stable avec une école qui donnait une véritable instruction, ont maintenant…65 ans !
    Tous les futurs décideurs politiques français ont grandi dans l’après mai 68… Oui, vraiment, tout est à refaire ! Et les cathos, selon moi, doivent se réveiller et renoncer au prêchi-prêcha progressiste qui nous a fait tant de torts, sans pour autant verser dans un intégrisme fossile qui ne peut que rebuter les gens.
    Ou bien dit autrement : ne pas renoncer à Vatican 2, mais le remettre d’aplomb et le remettre en route ! Et le sortir du fossé où les progressistes l’ont envoyé valdinguer…

  4. Très bien vu. C’est JF Poisson qui incarne le mieux ce point de vue. Il faut l’aider en votant pour lui à cette ridicule primaire UMP où il s’est peut être égaré, mais soyons réalistes et pragmatiques: plus il aura de voix plus l’esprit de la France soufflera!

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