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Religions : L'Islam

L’avenir de l’Eglise dépendra de sa capacité à prendre une position très claire face à l’islam

Lors de son passage à Paris en octobre, Présent a
rencontré Magdi Cristiano Allam, Italien d’origine égyptienne et
musulmane. Cet ancien rédacteur en chef du quotidien italien Il Corriere della Sera a été baptisé par Benoît XVI, 18 mois après le fameux discours de Ratisbonne. Tout en poursuivant sa carrière de journaliste, Magdi
Cristiano Allam est entré en politique, il est député au
Parlement européen et a fondé son propre mouvement en 2009, « Io amo l’Italia ». Extrait d'un long entretien donné à Présent :

A"J’ai été un musulman pratiquant à certaines époques de ma vie ;
j’ai adhéré à l’islam en tant que religion, identité, culture à d’autres
moments. Je me suis même investi pour qu’en Italie puisse exister un
islam modéré. Je crois avoir été celui qui, plus que les autres, au
cours des années 1980 et 1990, a œuvré pour que l’islam soit perçu comme
une religion respectueuse des droits fondamentaux de la personne. Cependant j’ai dû prendre acte du fait que les personnes peuvent
être modérées, mais que l’islam en tant que religion n’est pas modéré
.
C’est précisément en raison de mon adhésion aux droits fondamentaux de
la personne, aux valeurs non négociables, au caractère sacré de la vie, à
l’égale dignité de l’homme et de la femme, à la liberté religieuse, que
j’ai été condamné à mort par des musulmans qui, au nom du Coran, au nom
de Mahomet, ont dit que j’étais un traître à l’islam. […]

J’ai été invité à participer en tant que nouveau
chrétien à cette occasion extraordinaire de recevoir le baptême du
Saint-Père. C’était la nuit de la Veillée pascale, le 22 mars 2008. […] Et j’aimerais que tous les musulmans qui,
librement, choisissent de se convertir à la foi au Christ, puissent le
faire en effet librement.
Qu’ils puissent le faire publiquement, sans
peur, sans devoir subir la condamnation à mort pour apostasie.

Mais il y a eu des critiques, même de la part de certains évêques
qui demandaient si c’était vraiment nécessaire de faire ce baptême
publiquement, avec les télévisions
qui ont repris l’événement et l’ont
transmis dans le monde entier. On avait peur. On avait peur, même,
d’être pleinement nous-mêmes, ici, dans notre maison
. Plus grave encore,
c’est à l’intérieur de l’Eglise que d’aucuns ont dit qu’il n’était pas
« opportun » de voir un musulman se convertir au christianisme, et que
s’il devait le faire quand même, il était préférable que ce soit
secrètement. […]

L’erreur qui existe jusqu’à l’intérieur de l’Eglise, celle où on
est tombé, c’est de concevoir le dialogue comme sa propre fin, comme si à
force de dialoguer, on obtiendra tôt ou tard un résultat positif
. Donc
il faut dialoguer, dialoguer, dialoguer… Si nous considérons le résultat
après vingt ou même trente années de dialogue, nous découvrons
qu’aujourd’hui les musulmans se sont fortement implantés en Europe, ils
ont un réseau toujours plus étendu de mosquées, d’écoles coraniques,
d’organismes islamiques d’assistance, de tribunaux islamiques. Ils sont
au pouvoir sur l’autre rive de la Méditerranée. Pendant ce temps les
chrétiens dans les pays islamiques sont toujours moins nombreux, ils
sont persécutés, discriminés, tués, contraints à fuir ou de se convertir
à l’islam
alors que les musulmans sont toujours plus forts en Europe.
J’ai pris acte du fait que le dialogue n’a pas seulement été une erreur,
mais qu’il a été contre-productif. Nous devrions donc réfléchir sur la notion elle-même de dialogue. Et
retourner vers un dialogue qui ne soit plus une fin en soi mais un
moyen de réaliser un but.
Je pense qu’il est nécessaire qu’au départ,
entre « dialoguants », on soit clair à propos des bases sur lesquelles
le dialogue devra s’établir, et que l’on soit clair sur l’objectif à
atteindre. Sans quoi nous continuerons de légitimer notre bourreau en
puissance.

[…] Je suis désormais
de plus en plus convaincu que l’avenir du christianisme et même de
l’Eglise dépendra de la capacité de celle-ci à prendre une position très
claire face à l’islam.
[…]"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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