Le 23 novembre prochain, Benoît XVI recevra l’archevêque anglican de Canterbury, moseigneur
Rowan Williams.
Le schisme anglican remonte à 1534 lorsque Henri VIII, roi d’Angleterre, voulut voir son mariage avec Catherine d’Aragon reconnu nul par Rome pour pouvoir épouser Anne Boleyn. Le pape Clément VII, qui avait célébré ce mariage, ne lui donna pas satisfaction.
Henri VIII, sous l’influence de Thomas Cromwell, fit voter une loi qui lui donna les pleins pouvoirs sur l’Eglise et ses propriétés. La difficile distinction entre le temporel et le spirituel est rompue : la confusion penche cette fois-ci du côté de l’autorité temporelle.
C’est l’époque de saint Thomas More, conseiller d’Henri VIII, qui préféra rester fidèle au pape plutôt qu’au roi qui le fit décapiter à la tour de Londres. En 2000, Jean-Paul II l’établit patron céleste des Responsables de gouvernement et des hommes politiques.
Dernièrement, l’église anglicane a connu des divisions, des sécessions et des bouleversements importants, autorisant l’ordination des femmes et leur prochaine accession à la charge épiscopale. Monseigneur Williams s’est récemment déclaré favorable à la même ouverture pour les homosexuels.


henri
Lire au sujet du schisme anglais le très important livre de Michael Davies: La réforme liturgique anglicane aux éditions Clovis.
Pour ce qui est de Rowan Williams, on peut légitimement se demander ce qu’il va faire au Vatican!
Peut-être essayer de convaincre Benoît XVI au sujet du mariage des prêtres ou à l’ouverture de l’Eglise aux homosexuels, avec des arguments aussi pauvres que l’amour de Dieu pour tous les hommes, surtout les pécheurs.
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