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L’affaire RATP n’est pas terminée

La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO) sollicite l'intervention et le soutien des parlementaires dans l’affaire de la RATP :

"En effet, malgré son recul de façade sous la pression, l’entreprise publique continue toujours de refuser de considérer les Chrétiens d’Orient comme victimes et les renvoie dos-à-dos avec l’Etat Islamique (DAESH) et Al Nosra alors même que la France les combat en Irak et la communauté internationale en Syrie et en Irak.

Comme vous le savez, la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), a introduit un référé contre la RATP qui avait dans un premier temps refusé la mention « pour les Chrétiens d’Orient » sur une affiche de concert. 

Devant le recul de l’entreprise publique et soucieuse de terminer définitivement avec une polémique, la CHREDO avait accepté d'ouvrir des négociations mardi 7 avril pour mettre un terme à la procédure judiciaire pour une conciliation qui lèverait toute ambiguïté sur la position de la RATP. En effet, le communiqué de la RATP qui acceptait la mention "pour les Chrétiens d'Orient" n'indiquait aucune raison et ne reconnaissait pas l'erreur manifeste d'appréciation en refusant de choisir entre les bourreaux islamistes armés et les victimes chrétiennes désarmées et civiles.

Dès lors, pour clore l’affaire, la CHREDO a demandé que la RATP et METROBUS reconnaissent que les Chrétiens d’Orient ne sont pas partie au conflit et que leur situation est en tous points celle de victimes, étant la cible de groupes terroristes qui commettent délibérément à leur encontre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, lesquels ont précisément fait l’objet en tant que tels en septembre 2014 du dépôt par la CHREDO d’une plainte auprès de la Cour pénale internationale, soutenue par la France.

La CHREDO demandait aussi à la RATP et à METROBUS de reconnaître que l’invocation du principe de neutralité n’est pas appropriée à ce cas d’espèce, puisqu’il ne s’agit pas de refuser de prendre parti entre deux puissances combattantes mais du massacre systématique, délibéré et concerté de civils du seul fait de leur confession religieuse par un groupe armé de nature terroriste ayant pour but d’opérer un nettoyage religieux des zones dont il a pris par la force le contrôle.

Les négociations ont échoué car la RATP a refusé de reconnaître que les Chrétiens d'Orient étaient des victimes, indiquant qu'elle n'était pas habilitée à trancher entre les parties au conflit. Elle continue à arguer d'une neutralité pour refuser toute prise de position sur la question et rejette toute communication.

Ce double jeu est inacceptable. La RATP maintient une position de refus qui est un véritable défi au gouvernement, aux parlementaires et aux Français.

Il est inacceptable que les dirigeants d’une grande entreprise publique continuent à renvoyer dos-à-dos les populations civiles massacrées et les agresseurs en se réfugiant derrière la neutralité. Selon la RATP mentionner les chrétiens d’Orient s’inscrirait « dans le contexte d’un conflit armé à l’étranger » et constituerait ainsi une atteinte au « principe de neutralité du service public ».

Nous ne pouvons pas accepter que les Chrétiens d’Orient soient considérés comme étant parties à un quelconque conflit armé. Comment peut-on mettre sur le même plan les agresseurs, les criminels, en l'occurrence les groupes armés islamistes et les victimes civiles, désarmés, d’exactions graves qui peuvent s'apparenter à un crime contre l'humanité ou à un génocide et qui a justifié notre plainte devant la Cour Pénale Internationale (CPI), qui est à l’instruction? 

Il s'agit tout simplement de la négation des valeurs de l'humanité qui fondent toutes les civilisations. La RATP met-elle sur le même plan les assassins Kouachi ou Coulibali et leurs victimes ou encore les nazis et les juifs en 1940, les arméniens et leurs bourreaux en 1915?

La CHREDO souhaite que vous puissiez intervenir auprès du gouvernement et auprès des dirigeants de la RATP afin d’obtenir une position claire et définitive et qu’elle renonce à considérer les chrétiens d’Orient comme parties au conflit mais bien comme des victimes innocentes."

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