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France : Politique en France

Laïcité et famille : les positions de Le Pen et Villiers

La Croix a interrogé Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sur divers sujets, dont la laïcité et la famille :

La laïcité

Jean-Marie Le Pen :
«Il faut refuser le prosélytisme dans les lieux publics, car c’est à l’islam de s’adapter à la France et pas l’inverse. À l’école, je refuse le voile et l’aménagement général des repas au motif des interdits alimentaires pour quelques-uns. Il faut suspendre le versement d’allocations familiales à toutes les épouses d’un même homme, ce qui encourage la polygamie. Enfin, je m’oppose formellement au financement public direct ou indirect du culte musulman

Philippe de Villiers :
« La laïcité, c’est la séparation entre le spirituel et le temporel, fondée d’ailleurs par le christianisme [La DSE parle en fait de distinction et non de séparation, ce que Villiers explique juste après. NDMJ], mais ce ne doit pas être une cloison étanche. L’idée de rejeter la religion dans la sphère privée est aussi dangereuse que l’inverse. Il faut maintenir la loi de 1905, même si elle est imparfaite, et dissoudre le CFCM, dont la vocation politico-religieuse ne respecte pas le principe de laïcité. La construction de mosquées, comme celle d’églises ou de synagogues, doit être financée par les fidèles eux-mêmes ; ni par les contribuables, ni par des financements étrangers. Et il faut imposer une charte républicaine afin que l’islam respecte l’égalité hommes-femmes, interdise la polygamie et les mariages forcés. Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam mais à l’islam de s’adapter à la France. Le danger du développement de l’islam n’est pas pour moi un problème religieux mais politique, car la République recule devant le communautarisme. C’est pour cela que je suis hostile au port du voile dans les lieux publics. »

La famille

Jean-Marie Le Pen :
«Dès la création du Front national en 1972, nous avons défendu l’institution familiale. Certain que la famille est la condition première de l’équilibre social, je propose donc l’instauration d’un salaire parental pour un des deux parents, afin qu’il ou elle puisse se consacrer à la garde et à l’éducation des enfants, et la mise en place d’un statut juridique et social de la mère de famille (retraite, couverture maladie, droit à la formation professionnelle). N’oublions pas qu’une femme sur deux voudrait avoir un enfant supplémentaire ! Je propose aussi la création d’un prêt familial au logement, et de réserver les allocations familiales aux familles françaises, avec un objectif de couverture du coût réel de l’enfant à charge. »

Philippe de Villiers :
«La famille, c’est la survie biologique de l’homme. Elle doit être reconnue dans la Constitution et son fondement être le mariage entre un homme et une femme. Je suis opposé au mariage homosexuel défendu par le PS comme à l’union civile proposée à la fois par François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Entendons-nous bien : la liberté de comportement doit être garantie, mais les avantages fiscaux, sociaux et successoraux réservés aux couples mariés. Le pacs est un premier pas vers l’équivalence des droits et je refuse cet engrenage. Encourager une vraie politique familiale, c’est par ailleurs l’instauration d’un revenu parental de 1 000 € net, d’un prêt familial à taux zéro pour l’accession à la propriété et la suppression des droits de succession.»

En attendant les positions pro-vie, les réelles différences restent à trouver et on se demande quelque part pourquoi ces deux politiciens n’unissent pas leurs forces.

Michel Janva

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8 commentaires

  1. “pourquoi ces deux politiciens n’unissent pas leurs forces “?
    La réponse est dans la question. Tant qu’ils resteront “politiciens”, ils ne s’uniront pas.
    Quand ils feront passer le bien commun avant leur intérêt personnel, ils s’uniront.

  2. La raison pour laquelle ces 2 politiciens (distinguons “hommes politiques”, et “politiciens”, qui est un terme péjoratif) ne s’unissent pas n’est-elle pas évidente ?
    Le Pen a proposé il y a peu une union de la droite nationale; Villiers ayant pris pour lui cette invitation a déclaré d’emblée qu’il n’y était pas favorable.
    On sait depuis que le rapprochement se ferait peut-être avec le MNR, vers lequel la main de Le Pen se tendait, Mégret y étant favorable ( cf le salon beige il y a peu). les négociations sont en cours.
    Il va de soi que Le Pen, présent depuis plusieurs générations sur la scène politique, n’a pas à rallier le MPF ! En revanche, Villiers pourrait rejoindre le FN (Guillaume PELTIER d’ailleurs a été longtemsp au FNJ). Pourquoi ne le fait-il pas ? Souvenons-nous du passé: ses connivences avec Pasqua, son précédent rôle bien rôdé de rabatteur des voix catholiques sur Chirac, son appartenance à la droite “molle” etc… Serait-il naïf ? Qui peut le croire ?? Ou bien plutôt opportuniste ? !
    Tirons-en les connaissance, et sachons préférer l’original à la copie, bien terne. Quel dommage qu’il ne se soit pas cantonné à la Vendée! Il y excelle.

  3. Tout à fait d’accord avec vous Michel et Nono, je ne vois pas pourquoi ils ne s’unissent pas. Piur déterminer qui doit être le Président, des règles du jeu simples peuvent être fixées. Il suffit de le vouloir.
    Je salue le courage de La Croix (c’est rare) qui ose interviewer ces deux hommes politiques, au risque de se voir diabolisé par la pensée unique. J’aimerais bien que Famille Chrétienne fasse de même… Puissé-je être lu par l’un de leurs rédacteurs !

  4. « En revanche, Villiers pourrait rejoindre le FN (Guillaume PELTIER d’ailleurs a été longtemsp au FNJ). Pourquoi ne le fait-il pas ? »
    Peut-être parce que cela ressemble davantage à un ralliement qu’à une véritable union?
    « Souvenons-nous du passé: ses connivences avec Pasqua, son précédent rôle bien rôdé de rabatteur des voix catholiques sur Chirac, son appartenance à la droite “molle” etc… Serait-il naïf ? Qui peut le croire ?? Ou bien plutôt opportuniste ? ! »
    Cet argument n’est pas recevable. M. Mégret ainsi que de nombreux cadres du Front National tels que M. Sulzer ont également fait partie de la droite « molle » et pourtant personne ne remet en cause la sincérité de leur revirement politiquement. Il n’existe heureusement aucun monopole en matière d’idées politiques.
    Je rappellerai enfin qu’une union politique ne se traduit pas nécessairement par une addition des voix. Je voterai probablement pour l’un de ces deux candidats en 2007 – je ne sais pas encore lequel en l’absence de propositions claires sur des questions morales fondamentales – alors que paradoxalement, s’ils venaient à s’unir, ils n’auraient pas ma voix.

  5. Pourquoi Villiers n’excellerait-il pas au niveau national si il excelle en Vendée ? Même au point de vue moral, quand il favorise la création de maisons Tom pouce ou ses mesures pro famille avec les transports en commun gratuits à partir du 3° enfant… J’aurais tendance à, basiquement juger un homme politique sur ses actes et même l’Express reconnaît que son bilan vendéen est excellent…
    Je ne pense pas que l’avenir de la France soit dans les mains d’un homme de 80 ans même si j’ai voté pour cet homme plus d’une fois et que je reconnais son combat comme très méritant. Mais le rôle d’un homme politique qui sert le bien commun est peut être de savoir s’effacer quand il le faut…

  6. Petit commentaire sur l’appréciation de notre ami Beaujeux concernant l’âge du captaine: l’argument ne tient pas face à la taille de l’enjeu.
    50 ou 77 ans, ce n’est sûrement pas cela qui compte car ni Le Pen ni Villiers ne prétendent constituer, en leur seules personnes, l’avenir d’une Nation.
    A l’echelle de l’Histoire, les hommes meurent, quel que soit l’âge, les idées peuvent rester.
    Il faut donc soutenir ceux qui peuvent défendre les meilleures idées pour notre Nation avec le plus d’efficacité.
    A l’échelle de l’Histoire, si les hommes meurent, ce sont aussi parfois certains hommes, amenés par la Providence, qui ont fait l’Histoire: Jeanne d’Arc, morte à 19 ans, pour ne citer qu’elle! Et l’avenir de la France en a été changé.
    Pour moi le choix est fait entre les deux cas visés; il est très clair mais ne s’appuie aucunement sur l’âge du capitaine, donnée matérielle très en dessous de l’enjeu et parfaitement hors-sujet en tous états de cause à l’heure actuelle.
    Mais c’est surtout parceque je souhaite que les choses changent en France, que la décadence infernale s’enraye enfin.
    Concernant l’Union, il est évident que c’est aux petits groupes, tels que le MPF, de sinon se rallier du moins s’accorder avec le mouvement le plus puissant, en l’occurence incontestablement le Front, et non l’inverse, qui serait un non-sens.

  7. Et si on mettait tout le monde d’accord : l’Union patriotique pourrait être une plate forme électorale pour les législatives qui suivront la présidentielle. Et qui réunirait tout le monde.
    Mais cela suppose que P de V cesse de vouloir à tout prix un accord dans son département avec l’UMP.
    A moins qu’en se retirant au premier tour des présidentielles, il contribue à renforcer considérablement JMLP qui ne serait plus alors le candidat présidentiel du seul FN, mais de cette plate forme de salut national public.
    Mais qu’est ce que je raconte : je délire, je rêve, j’hallucine……..

  8. De plus il est évident que si M. de Villiers se rêve un avenir présidentiel, le seul chemin consiste à être un bon ministre sous une présidence Le Pen : nul doute qu’avec ses qualités, et l’entretien de La Croix le montre à nouveau, il y brillerait.
    Par contre s’il persiste à faire cavalier seul et donc à ruiner les chances – historiques ! – de la France en avril/mai 2007, mathématiquement comme, hélàs, moralement (il ‘marginalise’ Le Pen bcp plus que le simple décompte des intentions de vote ne le montre, par sa collaboration au ‘boycott’), alors s’en serait fini de sa carrière et de ses prétentions. Si Dieu me prête vie, c’est pendant les TRENTE prochaines années que je refuserais obstinément tout bulletin de vote pour ‘le traitre’, car rien, pas même ses meilleures propositions, ne pourrait effacer le manque de la plus élémentaire vision politique qu’il aurait démontré en se maintenant jusqu’au premier tour 2007, contre toute évidence patriote, et même politique au sens large.
    Union !

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