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Cathophobie / L'Eglise : Vie de l'Eglise

L’acharnement suspect contre l’Eglise

Une fois n'est pas coutume, un article posé sur le traitement médiatique des affaires de pédophilie dans l'Eglise :

"L’acharnement dont fait l’objet l’Eglise catholique, suite aux
révélations d’abus pédophiles qui se multiplient en cascade, a quelque
chose de suspect. Comme si on voulait aller bien au-delà de l’objet du
scandale, et viser l’institution elle-même, et son chef, Benoît XVI.

Le fait est que toutes sortes de groupes et de mouvements
ont intérêt à en rajouter. On trouve des gens animés par un vieux fond
d’anticléricalisme désuet, des intégristes de l’athéisme toujours aussi
agressifs, et des médias qui se complaisent dans le registre
destructeur, convaincus que toute autorité est par essence malfaisante.
C’est comme si l’on voulait jeter le discrédit non pas sur quelques
individus dévoyés, mais sur l’institution toute entière, et ceux qui la
servent. Tous pédophiles?

Il faut tout de même remettre l’église
au milieu du village, si on ose cette expression. Dans la société, le
99,9 % des pédophiles ne sont pas des prêtres, mais des citoyens lambda
d’apparence respectable, honnêtes travailleurs, voire bons pères de
famille qui, dans la plupart des cas, abusent d’enfants qui leur sont
apparentés. On le sait, la majorité des abus sexuels sur des enfants se
produit dans le cadre familial. Ainsi, il y a infiniment plus de
“tontons abuseurs” que l’Eglise catholique n’a connu de prêtres dans
toute son histoire.
Donc, méfions-nous de l’effet médiatique
grossissant, qui stigmatise la pointe de l’iceberg et ignore tout le
reste. Il n’en reste pas moins, faut-il le dire, que les abus commis par
un détenteur d’autorité, qui plus est morale, sont d’une gravité
particulière, puisque la victime est en état de sujétion ou de
dépendance, et croit pouvoir faire confiance.

Curieusement, si
les médias “mettent le paquet” pour recueillir – ou susciter – les
témoignages et les dénonciations de prêtres pédophiles, ils
s’intéressent beaucoup moins aux abus qui sont commis dans d’autres
institutions religieuses, comme les écoles coraniques ou les monastères
bouddhistes. Etonnant, non?
Chaque année, dans ces institutions, des
milliers de gamins, venant souvent de milieux très pauvres, sont “pris
en charge” par des adultes qui ne sont pas tous de purs esprits. Or
curieusement, on ne parle jamais de cela. Sans doute l’enquête
journalistique est-elle trop difficile, mais plus vraisemblablement, il
est probable que le scandale ne prendrait pas.

Il faut dire que
la pédophile n’a pas toujours été regardée comme une abomination. Au XXe
siècle (même sur la fin !), nombre d’écrivains, de photographes, de
chanteurs et d’artistes divers se sont construit une notoriété certaine
dans ce registre, avec des œuvres qui aujourd’hui suscitent le dégoût.

Pendant longtemps, l’homme le plus riche d’Allemagne, Friedrich Alfred
Krupp, a pu abuser un nombre incalculable de jeunes Italiens à Capri, à
l’Hôtel Quisisana, au vu et au su de tout le monde, puisque des photos
de ces orgies circulaient.

L’hôtel, aujourd’hui, mentionne Krupp parmi
les grands personnages qui ont fréquenté ses suites et contribué au
développement touristique de l’île, aux côtés de Hemigway, Tom Cruise ou
Jean-Paul Sartre…

Retour à l’Eglise catholique. Les
conseilleurs, qui savent tout mieux que personne, enjoignent le Vatican
de supprimer l’obligation du célibat des prêtres, et le tour sera joué.
Comme si les prêtres pédophiles se rabattaient sur les enfants, faute de
pouvoir se marier !
Sans doute la possibilité donnée au prêtres de
pouvoir se marier, comme ils ont pu le faire jusqu’au XIIe siècle,
résoudrait un certain nombre de problèmes, à commencer par le
recrutement de séminaristes. Mais pour le reste, cela n’a rien à voir:
la pédophilie est une déviance sexuelle, qui résulte notamment de
l’incapacité d’un adulte à développer des relations affectives normales,
y compris sexuelles, avec d’autres adultes. Par conséquent, un individu
frappé de cette déviance, qu’il soit laïc ou religieux, ne résoudra pas
son problème dans le mariage avec un femme".

Le plus urgent pour
l’Eglise est de reconnaître les crimes qui ont été commis et de tenter
de les réparer. Mais surtout, elle doit tout mettre en œuvre pour
éviter que de telles horreurs ne se reproduisent à l’avenir, et c’est là
un chantier considérable. Mais c’est seulement ainsi qu’elle pourra
réparer les dommages incalculables faits à son image, et donc par
conséquence à son autorité morale et spirituelle".

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8 commentaires

  1. Il y a du mieux. Mais encore cette erreur concernant le célibat sacerdotal qui n’apparaîtrait qu’au XIIème siècle.
    Si l’on trouve dans des actes du magistère au XIIe l’exigence du célibat sacerdotal, ce n’est pas une nouvelle lubie imposée, c’est que cette pratique apostolique était à cette période objet de relâchement.
    Le magistère fait alors un rappel, une mise au point. Mais les prêtres étaient célibataires bien avant, sinon ça aurait rué bien plus violemment dans les brancards et de bien plus nombreuses traces historiques en attesteraient.
    Toute proportion gardée, ce n’est pas parce qu’en 2010 Benoît XVI écrit que la pédophilie c’est mal et qu’il faut arrêter, que c’était bien avant et que c’était l’usage commun.

  2. Pour lutter contre une affirmation fausse (“les prêtres sont pédophiles”), on relaie abondamment une autre affirmation fausse (“les pédophiles agissent dans le cadre familial”).
    Achtung au retour de boomerang.
    Aujourd’hui, les prêtres. Demain, les pères de famille !!!
    Vous ne voyez pas la technique de notre ennemi ???
    Aujourd’hui la burqua. Demain, la soutane ou le voile des religieuses !
    Aujourd’hui les minarets. Demain les clochers !
    Aperite oculos vestros.

  3. Oui, je ne sais pas d’où vient l’idée que le célibat des prêtes datent du XIIème siècle. COnnaissantun peu l’histoire médiévale religieuse, le célibat des prêtres est sans cesse rappeller, au moins depuis le IVème siècle.

  4. Cela vient de ce que le premier Concile du Latran a décrété que les mariages avec des clercs sont invalides. Ce qui fut confirmé au second siècle.
    La doxa médiatique et les chrétiens contestataires de la discipline actuelle en concluent, par un magnifique syllogisme, que les prêtres pouvaient être mariés auparavant.

  5. Pour ce qui est du rapide débat en commentaire sur le célibat des prêtres, quelques précisions (tirés d’un cours de d’histoire du droit canonique, je ne veux pas pour autant dire que cela fasse autorité intégralement, mais cela me semble éclairant): jusqu’au XII° siècle, le célibat n’est pas imposé, seulement la pratique est favorisée et surtout le système qui existe encore dans l’Eglise orthodoxe est en place, les évêques sont choisis parmi les prêtres qui sont célibataires.
    Le célibat général des prêtres n’apparaît qu’au XII° siècle pour contrebalancer les effets pervers (que l’on ne se méprenne, je n’attaque pas ce système: à titre personnel je préfère ces effets pervers limités à la perversion intrinséque de nos systèmes modernes) de la féodalisation des biens de l’Eglise et des convoitises de certains. L’Eglise veut pouvor disposer de ces paroisses, de ces domaines… et refusent qu’elles se transmettent héréditairement.
    Cela dit ce célibat a montré depuis d’autres fruits remarquables et figurent l’exigence du sacrifice consenti par nos prêtres.
    Pour conclure, il me semble que le fait de remettre en cause le célibat des prêtres n’a rien à voir avec le débat actuel. Cela ne changerait effectivement rien aux pathologies de certains (pédophiles…) et plus encore à l’inverse de ce que dit cet article ne remplirait pas les séminaires.
    Deux exemples le montrent: le nombre de vocation diaconale d’hommes mariés (vocations de service très spécifiques et finalement très limitées), enfin simplement poser la question aux promoteurs de cette remise en cause pour savoir si dans ce cas, ils connaissent des hommes mariés qui veulent entrer au séminaire… Je n’irai pas jusqu’à leur demander s’ils iraient eux-mêmes, la réponse est souvent évidente.

  6. Veuillez excuser la coquille dans mon commentaire de 10h15, il faut lire : “ce qui fut confirmé au second concile du Latran.”

  7. “la pédophilie est une déviance sexuelle, qui résulte notamment de l’incapacité d’un adulte à développer des relations affectives normales, y compris sexuelles, avec d’autres adultes” : voilà le genre de verbiage qui fait autorité. Que sont des relations affectives “normales” ? Et pourquoi l’intérêt sexuel serait-il tributaire d’une préférence affective ? Un pédophile adulte ne peut-il pas avoir d’affection pour ses parents ? Les prêtres qui ont commis des actes de pédophilie n’avaient-ils pas d’amis adultes ? – Pourquoi, au lieu de dire n’importe quoi, ne pas reconnaître simplement que l’on ne sait rien sur la pédophilie, comme on ne sait rien non plus sur l’homosexualité, parce que ces choses sont tout à fait immatérielles ? Je ne comprends pas que les savants officiels de nos sociétés laïques se rient de la théologie parce qu’elle parle de choses invisibles, et croient pouvoir discourir doctement sur des réalités psychiques, qui, par définition, ne peuvent jamais être les objets d’une méthode expérimentale. Ainsi, n’y a-t-il pas d’absurdité à parler de “blessures” psychiques, quand on ne sait pas en quoi consiste l’intégrité de l’esprit ? Et comment connaître l’intégrité de ce qui n’est visible ni dans son tout, ni dans ses parties ?
    Les idées en vogue sur le bon ou mauvais usage de la sexualité s’enveloppent de justifications médicales qui ne les rendent pas moins volatiles et éphémères, comme toutes les modes. Et comment en serait-il autrement, dès lors que les hommes n’admettent plus, pour les régir, d’autre vouloir que le leur ? Un homme qui n’est pas soumis à Dieu, un homme qui est le maître absolu de lui-même ne peut avoir aucune obligation, pas même celle d’être attentif à ses propres caprices.

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