Lues ici ces réflexions de bon sens de médecins professionnels qui recherchent avant tout le bien de leurs patients :
"Je me félicite de l'approche de l'Académie de médecine", qui a manifesté son opposition à cette mesure "à une écrasante majorité" et "conforte la position du gouvernement et du Premier ministre", a déclaré Etienne Apaire, président de la Mildt.
Certains partisans des salles de consommation ont de leur côté dénoncé un avis "idéologique".
L'Académie de médecine s'est dite opposée à la création de salles d'injections pour toxicomanes, estimant notamment qu'on ne pouvait demander à des médecins de superviser ce qu'elle appelle des "intoxications médicalement assistées" (…)
Or, fait valoir M. Apaire, "les experts de l'Inserm n'étaient pas tous médecins. Or là, nous avons non pas une expertise mais un avis de médecins qui tient compte de l'éthique médicale, et qui dit très clairement qu'il y a plus de risques que de bénéfices en ce qui concerne les 'salles de shoot'".


Marie
Le texte publié sur le site de l’Académie de Médecine:
http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=27&idLigne=2090
Dont voici la conclusion:
“Dès lors, on ne peut demander à des médecins de superviser ou même de se livrer à de telles « intoxications médicalement assistées », ce d’autant plus que les « drogues de la rue » peuvent correspondre à des mélanges de toxicité potentiellement mortels. En cautionnant, même indirectement, l’injection d’une solution non stérile d’une substance non identifiée, le médecin superviseur engagerait sa responsabilité, qu’elle soit personnelle ou administrative. L’Académie rappelle à ce propos que l’OICS (Organe International de Contrôle des Stupéfiants) a engagé les gouvernements concernés à faire fermer les salles existantes.
Les moyens matériels inévitablement importants que mobiliserait cette initiative seraient bien mieux utilisés pour renforcer les actions de prévention et d’aide au sevrage. On dispose, en effet, de médicaments de substitution et de centres spécialisés dont l’usage doit s’inscrire dans un schéma thérapeutique d’administration dégressive visant à une meilleure adaptation sociale et, à terme, à l’abstinence.”