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Histoire du christianisme / Valeurs chrétiennes : Culture

L’abbé Perrot, un martyr des communistes

L’abbé Perrot, un martyr des communistes

Après l’imposante biographie (plus de 500 pages) publiée fin 2017, Youenn Caouissin publie une nouvelle biographie de l’abbé Yann-Vari Perrot, une âme pour la Bretagne, préfacé par Mgr Centène, plus courte, évoquant l’une des plus éminentes figures spirituelles et intellectuelles de la Bretagne, à partir des archives de son père, secrétaire de l’abbé. Enfance, vocation précoce, création du Bleun Brug (pour promouvoir histoire, traditions, culture et langue celtiques), héroïsme du brancardier de la Grande Guerre, quarante années de sacerdoce de ce chantre exceptionnel de l’Évangile et des patries charnelles. Yann-Vari Perrot apparaît dans la lumière de son rayonnement de prédicateur, d’écrivain, de poète et chroniqueur à l’origine du renouveau de l’académie de Bretagne, du relèvement des chapelles bretonnes, de Landévennec et de la codification de sa langue natale. Cet amour de l’Eglise et de sa patrie charnelle lui a valu la haine tenace de certaines franges de l’Eglise. L’abbé Perrot explique :

On me reproche mes insistances sur l’amour que l’on doit à sa patrie ! De tout temps à Feiz ha Breiz notre programme a été double comme les Tables de la Loi : nos revendications religieuses sur la première, mais nos revendications bretonnes sur la seconde, car nous avons pensé que la Patrie Céleste ne devait pas non plus nous faire oublier la Partie terrestre. Si nous avons l’amour de notre Patrie terrestre, vécu dans l’amour du Christ, cet amour ne peut que nous mener à l’amour de notre Patrie céleste.

Le Christ lui-même, s’incarnant dans un peuple, a aimé sa patrie terrestre, nous montrant ainsi que nous avions un devoir d’amour envers notre patrie, et notre patrie à nous Bretons s’appelle la Bretagne.

Et l’auteur dénonce cette fraction anti-bretonne de l’Eglise :

Encore minoritaire, du moins dans les campagnes, cette fraction très agissante se revendiquait d’un “christianisme démocratique et social”, cette fameuse démocratie chrétienne promotrice des idées “modernistes” développées dans le courant dit du “Sillon” de Marc Sangnier. Ce courant s’avéra très efficace pour procéder également à une “mutation” du clergé breton en un clergé gallican qui séduit bien trop de mes confrères avides de se démarquer de leur “particularisme breton”.

Le quotidien Ouest-France a publié le 11 septembre un article sur ce livre puis l’a supprimé du site internet du quotidien, et à la place on pouvait lire un texte qui pourrait être un communiqué du parti communiste, le parti qui assassina l’abbé Perrot :

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L’abbé Perrot était pourtant une « figure intellectuelle et spirituelle », et il est mort en martyr, en revenant de sa messe. L’assassin voulait même le tuer durant la messe mais la Sainte Providence en a décidé autrement. Sur ses “liens troubles avec l’occupant nazi”, le livre de Youenn Caouissin répond de façon claire et étayée. L’abbé Perrot n’a pas été tué par la « Résistance » mais assassiné par un militant communiste sur ordre de l’appareil communiste. Quant au « tristement célèbre Bezen Perrot », il n’a jamais été si célèbre que par la propagande communiste. Et ceux qui liront la biographie comprendront que l’abbé Perrot aurait évidemment condamné, comme tout paganisme qu’il rejetait.

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