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Valeurs chrétiennes : Culture

La mort de Vladimir Volkoff dans la presse

Liberté politique rend hommage à l’écrivain, en écharpant au passage la pauvreté et la platitude du communiqué du Ministère de la Culture.

On a envie de dire qu’au moins, il y a eu un communiqué – de nos jours, rien de va de soi. Par exemple, j’ai beau parcourir le net, je ne trouve que les dépêches de l’ATS (agence suisse) et de l’AP (agence américaine) sur la mort de Vladimir Volkoff – rien de l’AFP. [Add. 20H47 : une lectrice : "il me semble semble avoir lu ce matin ou hier un article ds mon portail de wanadoo, de l’afp donc j’imagine, sur Vladimir Volkoff."]

Parmi les quotidiens, Le Monde consacre à ce décès un article digne, qui évoque, sans les diaboliser, les engagements politiques de l’écrivain :

Marqué par Maurras, proche de son secrétaire Pierre Boutang, Vladimir Volkoff revendiquait son engagement à droite. "Il ne me semble pas que le monde ait jamais connu un "politiquement correct" aussi omniprésent, aussi insidieux, aussi triomphant que le nôtre", aimait dire cet homme qui qualifiait le communisme d’"épidémie mentale". "Il était resté profondément fidèle au roi et à l’idée monarchiste", commente un de ses éditeurs, Pierre-Guillaume de Roux, directeur littéraire des éditions du Rocher.

Présent de demain, enfin, lui consacre une nécrologie qui n’est pas un décalque de dépêches d’agences de presse :

[Volkoff] aimait la vie, et il était (par conséquent) fasciné par le mystère du mal.

C’est pourquoi l’in ne peut pas dire que son oeuvre se caractérisé seulement par l’anti-communisme (…). (…) La Trinité du mal, et plus tard Le Complot, allaient atteindre à une dimension plus philosophique, plus profonde, où le mal est défini comme un néant. Le mal réduit à rien, ou plutôt ridiculisé dans l’insignifiance qui se cache derrière ses horribles et très actuelles et très envahissantes réalisations… (…)

(…) [I]l était "de la famille", et c’est pourquoi, après que l’Académie française eut couronné en 1982 Le Montage, certains affirment que "son étoile littéraire déclina" (…). Il n’en est rien, bien sûr. Ce qui déclina, ce fut une certaine consécration médiatique, car Volkoff était trop réactionnaire, trop fin, trop percutant (et même farceur) pour que l‘intelligentsia le lui pardonne. (…)

HV

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