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Médias : Nouveaux médias

La faillite médiatique française vue par le Wall Street Journal

Si vous avez l’impression que les grands médias français sont d’une consternante uniformité idéologique, vous n’avez pas rêvé: même le Wall Street Journal l’a remarqué.

Dans un bulletin internet (sur abonnement, pas de lien) publié aujourd’hui par ce quotidien, on peut lire sous la plume d’un Bret Stephens :

Pourquoi les Français pensent-ils tous pareil ?

Bon, d’accord, ils ne pensent pas vraiment tous pareil : en mai, 56% d’entre eux ont, avec sagesse, voté "non" au référendum sur la Constitution européenne, qui était soutenue pas seulement par tous les principaux partis politiques mais également par tous les principaux organes médiatiques, de Le Monde à gauche au journal catholique La Croix à droite [sic !]. Mais si la plupart des électeurs français ont voté contre la Constitution, pourquoi leur point de vue n’était-il reflété nulle part dans les médias ? Il doit certainement y avoir un marché pour le sentiment anti-Constitution, que n’importe quel éditeur ou propriétaire de média audio-visuel astucieux aurait pu exploiter pour favoriser ses ventes ou son audience. Mais il n’y a rien eu.

Une source française bien placée nous a récemment donné la réponse à ce mystère. Une partie de l’explication, nous a-t-il rappelé, est qu’une grande partie des médias audio-visuels français sont propriété d’Etat, tout comme la vénérable Agence France-Presse.

Mais ce n’est pas tout : même la presse française "privée" est massivement subventionnée. (…) Le seul piège est que, pour bénéficier de cette munificence, les publications doivent être officiellement enregistrées auprès d’une agence étatique (…) dirigée par un comité de rédacteurs et de fonctionnaires gouvernementaux.

La raison officielle pour toute cette folie est que le gouvernement veut éviter une concentration médiatique capitaliste et favoriser une diversité de points de vue. Le résultat, bien sûr, est exactement l’inverse : contrairement aux Etats-Unis ou à la Grande-Bretagne, où différentes publications tendent à représenter un segment ou un autre des goûts ou des opinions du marché, les journalistes français sont tout à fait indifférents aux opinions de leurs lecteurs. Au lieu de cela, ils tendent à écrire des article dans le but d’impressionner leur collègues, dans un phénomène classique d’écho médiatique qui est aussi conformiste qu’insulaire. Il n’est pas étonnant que le public français se détourne : Le Monde, le plus grand et le plus influent quotidien dans un pays de 60 millions d’habitants, a une diffusion de seulement 400.000 exemplaires.

Un motif d’espoir : d’après notre source, il y a une grande soif de points de vue alternatifs, une grande partie fournie par la blogosphère. Et la France attend toujours son Rush Limbaugh [animateur radio droitiste américain, NDT].

Mis à part une ou deux approximations factuelles, c’est bien vu. Mais la diversification idéologique des médias américains est elle-même un phénomène assez récent, et s’est déroulée sur une quinzaine d’années : l’internet peut permettre à ce phénomène d’être encore plus rapide chez nous.

HV

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