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Communisme / Pays : Espagne

La vengeance des rouges

La vengeance des rouges

De Bernard Antony :

La pitoyable expulsion du cercueil du général Franco de la basilique du Valle des los Caïdos est évidemment, comme nous l’avons déjà dit, d’abord une vengeance des « rouges ».

Cela se vérifie jusque dans nos médias où, malgré le long déclin électoral du parti communiste, les réseaux marxistes-léninistes sont, on le sait, demeurés non seulement importants et actifs mais exercent une influence d’intimidation.

Aussi n’y entend-on aucun commentaire comparatif sur l’opération en cours en Espagne et le maintien dans les mausolées de Lénine, le créateur de la Tcheka et du goulag et de l’œuvre génocidaire immense que Staline a continuée et de Mao-Tse-Toung, le plus grand exterminateur de l’histoire.

Certes la vengeance n’est pas seulement le fait des « rouges » mais aussi des continuateurs des autres forces de gauche et d’extrême-gauche qui constituaient en 1936 le camp dit des « républicains ».

Oublié le fait que le parti communiste espagnol, dirigé d’une main de fer par les envoyés de Staline, avait autant pour mission d’éliminer radicalement les trotskistes, les anarchistes, les socialistes, les radicaux que le général Franco. Sous les ordres de l’homme de Staline, le sinistre soviétique Iagoda, officiait ainsi le chef des brigades internationales, le français André Marty, appelé le « bourreau d’Albacete ». Partout, dans la zone républicaine, étaient mises en place des « checas » locales (nom espagnol dérivé de celui de la Tcheka soviétique)  officines de terreur célèbres par leurs expéditions nocturnes d’enlèvements suivis d’assassinats et leurs pratiques de la torture.

Le parti communiste massacra bien sûr, entre autres, les milliers de prisonniers étiquetés de droite ou bourgeois, enfermés à la prison centrale de Madrid mais partout aussi dans ses prisons particulières des militants de gauche ou trotskistes étaient torturés dans des raffinements de cruauté.

Le parti communiste liquida somme toute plus de militants de gauche, socialistes, anarchistes, trotskistes que ne le firent les franquistes. En cette œuvre s’illustra le tristement célèbre commissaire soviétique Orlof.

Oubliés les massacres et tortures que s’infligèrent dans leur guerre civile, notamment à Barcelone, les communistes, les anarchistes de la F.A.I et les militants du P.O.U.M. La réciprocité dans l’horreur fonctionna parfaitement.

Oubliées bien sûr les abominations perpétrées par communistes et anarchistes contre les prêtres, les religieux, les séminaristes, les religieuses, assassinés par milliers.

Oubliés, entre autres, les huit cent personnes jetées dans un puits de mine à Alcazar de San Juan.

Oubliés les gens enterrés vivants, les brûlés vifs par centaines.

L’historien de la guerre d’Espagne Georges-Roux, qui n’était pas, tant s’en faut, un homme de droite et encore moins un franquiste, n’écrivait pas moins « Plus encore que le nombre des morts ce qui impressionne c’est la répétition des tortures. Presque toutes et les plus systématiques se sont malheureusement trouvées dans le même camp » (Historia février-mars 1980).

Oublié le témoignage apporté dès 1936 par la militante du parti radical et ex-député, Clara Campoamar brassant la fresque hallucinante des atrocités bolchéviques à Madrid où on relevait « chaque matin soixante, quatre-vingt ou cent morts aux alentours de la ville », assassinats perpétrés « par une populace rancunière et envenimée par une haineuse propagande de classe… massacrant et assouvissant leurs plus bas instincts » (Historia février-mars 1980).

Mais qui, dans nos medias parle aujourd’hui comme Annie Kriegel la grande éditorialiste et écrivain patriote française, de confession juive, repentie de son militantisme communiste qui, à la mort de Franco, rappelait que ce dernier avait d’abord empêché la mainmise communiste puis la mainmise nazie sur l’Espagne, évitant que l’Europe ne tombe toute entière d’abord sous la botte de Staline puis sous celle d’Hitler ?

Qui rappelle aujourd’hui que Franco fut, après Pie XII, le plus habile et le plus grand sauveur de juifs durant la seconde guerre mondiale, imposant notamment la protection de ceux de l’importante communauté de Salonique en Grèce en leur faisant donner la nationalité espagnole en tant que descendants des juifs d’Espagne expulsés en 1492 ?

Qui se souvient qu’au lendemain même de sa mort, le 21 novembre 1975, un « service spécial de gratitude et de prières » fut célébré à New-York dans la grande synagogue de Brooklin des juifs sépharades reconnaissants ?

Qui ose rappeler que le 8 juin 1970 le général De Gaulle alla rencontrer le général Franco peu après lui avoir écrit qu’il pensait que son régime avait été bénéfique pour l’Espagne déclarant : « Je voulais voir Franco avant de mourir » et le saluant ainsi : « J’étais De Gaulle, vous êtes Franco ! » ?

Pathétiques misérables du mémoricide médiatique incapables de reconnaître la moindre qualité à l’adversaire, osant déclarer que le général Franco avait été un « piètre militaire » (sic). Ce que ni De Gaulle, ni Churchill, ni Eisenhower ne pensaient.

Et voilà qu’aujourd’hui dans le bombardement médiatique de la pensée unique néo-totalitaire on martèle l’affirmation des « années noires de la dictature franquiste » où séjournaient cependant, chaque été, plus de quinze millions de touristes !

Certes, le régime du général Franco ne fut pas à tous égards exemplaire, ni sans erreurs, ni sans échecs, ni sans injustices. Mais il n’est pas nécessaire aujourd’hui de les rappeler face à l’énormité de la propagande idéologique rouge et noire pour approuver un acte qui déshonore le gouvernement espagnol et une royauté qui doit pourtant son rétablissement au général Franco. Ce ne sera hélas pas terminé.

Demain sera aussi enlevé le cercueil de José Antonio, l’homme qui voulait réconcilier les Espagnols de droite et de gauche, celui pour lequel le poète de gauche Federico Garcia Lorca écrivit le très bel hymne de la Phalange, le « Cara al sol », celui que rejoignaient nombre d’anarchistes fraternels, celui qui fut iniquement condamné en 1936 par un tribunal révolutionnaire et fusillé dans un acte de pré-guerre civile.

Demain peut-être, comme le souhaitaient les rouges et noirs fanatiques sera aussi abattue la grande croix du Valle de los Caïdos et rasés la basilique et le monastère.

De plus ils ne veulent pas que les dépouilles des combattants des deux camps puissent demeurer dans la même terre, dans la même paix sous l’ombre tutélaire de la grande croix. Ces matérialistes qui ne croient à aucun au-delà ne veulent d’aucune proximité des leurs, même après leur mort, avec l’ennemi qu’ils poursuivent de leur haine. Effroyable croyance en une haine immortelle, infernale !

Addendum : un lecteur nous précise que Garcia Lorca n\’a rien à voir avec la rédaction du Cara al sol (Les auteurs sont: José Antonio Primo de Rivera, José María Alfaro, Agustín de Foxá, Dionisio Ridruejo, Pedro Mourlane Michelena, Jacinto Miquelarena, Rafael Sánchez Mazas et le marquis de Bolarque. La musique est de Juan Tellería).

En revanche, il existait une amitié entre José Antonio et Garcia Lorca. Voir ici.

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