La tension s'installe entre un Hollande isolé et des ministres rebelles

FhLe chef de l'Etat est de plus en plus seul

"Un acte d'autorité qui tourne à l'aveu d'impuissance. En recadrant sévèrement les ministres qui lui demandent d'infléchir sa politique, François Hollande a surtout montré… qu'il n'avait aucune prise sur eux. «Aucun ministre ne peut remettre en cause la politique qui est conduite, qui n'est pas l'austérité», a asséné le chef de l'État, mercredi, lors d'une allocution à l'Élysée.

Pourtant, c'est bien ce qu'ont fait conjointement mardi et mercredi Arnaud Montebourg (Redressement productif), Benoît Hamon (Consommation) et Cécile Duflot (Logement). Le premieren assurant dans Le Monde que «le sérieux budgétaire, s'il tue la croissance, n'est plus sérieux. Il est absurde et dangereux». Le deuxième en reconnaissant sur BFM: «Nous conduisons une politique éprouvante aujourd'hui, au sens où la politique a forcément un effet récessif.» La troisième en jugeant dans Mediapart qu'après l'affaire Cahuzac «on ne peut plus demander aux gens de se serrer la ceinture et appliquer cette politique d'austérité».

Ce tir groupé de trois ministres (2 PS et 1 Vert), positionnés à l'aile gauche du gouvernement, a tout d'une offensive concertée". 

10 réflexions au sujet de « La tension s'installe entre un Hollande isolé et des ministres rebelles »

  1. jo

    “Pour agir, soit [Nicolas Sarkozy] dissout, soit il remanie le gouvernement, fait un gouvernement de combat, […], resserré, moralement irréprochable avec des règles de fonctionnement qui cette fois-ci seront tenues.”
    J Cahuzac (Affaire Woerth)
    http://www.wikistrike.com/article-quand-cahuzac-demandait-la-dissolution-de-l-assemblee-en-pleine-affaire-woerth-bettencourt-116783043.html
    Depuis, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt. Jérôme Cahuzac aussi, pour blanchiment de fraude fiscale.

  2. Ladislas Ier

    Le paradoxe de Hollande: vouloir toujours plus de socialisme, mais avec l’austérité…
    La seule chose qui peut marcher pour redresser l’économie française dans un court laps de temps c’est un choc fiscal réduisant à néant l’impôt sur les sociétés. Le chose méga ultra urgente à faire est de faire de l’air aux PME.
    Ce n’est certainement pas en voulant accroitre le gaspillage que la “gauche de la gauche” relancera la croissance.
    A quand une Thatcher française? RIP

  3. Marie

    c’est à la fois réjouissant et pathétique. Réjouissant bien-sûr, car toutes ces difficultés qui s’accumulent sur un Gouvernement socialiste qui est le promoteur patenté de tous les éléments de la culture de mort que nous récusons, est extrêmement réjouissant car porteur d’une Espérance : qu’ils ne tiennent pas le choc et soient contraints d’une façon ou d’une autre de quitter le pouvoir. Et donc de ne pas mettre en oeuvre leur idéologie morbide plus avant.
    Pathétique parce que le Président reste le Président, qu’on l’aime ou pas, qu’on aime le système politique (ce n’est pas mon cas personnel) ou pas. Un Président affaibli, c’est une France affaiblie sur le plan international et cela se ressent très clairement à l’étranger (où je vis).
    QU’il en finisse donc vite et sorte de la crise politique dans laquelle nous sommes entrés par la porte qu’il voudra (je rêve d’une démission mais enfin une dissolution ne serait déjà pas si mal).

  4. Philippe

    “le sérieux budgétaire, s’il tue la croissance, n’est plus sérieux. Il est absurde et dangereux”
    Ne pas dépenser plus que l’on ne gagne n’est ni dangereux ni absurde..
    Ces politiques de relances économiques par l’impôt n’ont jamais fonctionné, l’exemple des Etats Unis que l’on donne toujours dans les cours d’économie est mensonger : le keynésianisme (appelé aussi politique de l’Etat providence) n’a jamais permis de relancer l’économie, elle permet seulement de sortir momentanément d’une situation de sous-emploi (lorsque l’activité économique du pays ne permet pas de fournir de travail à tous les demandeurs). Le problème, c’est qu’elle enfonce alors le pays dans une crise plus grave : on dépense ce qui manquera à la relance de demain : la richesse des personnes qui génère l’investissement et la création de nouvelles richesses.
    Aux Etats-Unis, la relance a été produite par de nouvelles stratégies des entreprises: vendre moins cher et de moins bonne qualité pour vendre plus. Cette nouvelle stratégie n’est pas fondamentalement meilleure que celle de l’Etat providence, car elle produit le gaspillage. En Chine, comme autrefois dans d’autres pays du Sud Est asiatique, ces méthodes se sont avérées très efficaces pour augmenter la richesse des pays… à court terme. Maintenant la Chine utilise une autre arme pour maintenir sa main-mise sur l’économie mondiales, une politique un peu à l’inverse du keynésianisme : elle investit en masse dans les monnaies des pays consommateurs pour faire en sorte que la monnaie du pays producteur (la sienne) ait un cours très favorable à la vente des produit chinois et très défavorable à l’achat des produits étrangers. En Europe on fait le contraire, exactement le contraire.
    Il y a comme un truc qui cloche dans l’esprit de nos dirigeants. Quel est le but ?

  5. lève-toi

    Ce pitre président s’est couché devant le Grand-Orient, beaucoup de ses potes aussi, l’obéissance est obligatoire après cela, pour qui que ce soit qui veut la place, un peu comme les Skull and bones aux EU.

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