La seule Manif Pour Tous a déjà fait l’objet de deux arrêtés préfectoraux d’interdictions

Du député Jean-Frédéric Poisson :

"J’ai
été choqué de la manière dont la préfecture de police de Paris a traité
le dossier de la manifestation du 24 mars organisée par le collectif «
La Manif Pour Tous ».

Le
déroulement totalement pacifique des manifestations du 17 novembre et du
13 janvier aurait dû suffire à dissiper toute crainte liée à la
sécurité des personnes ou à d’éventuels débordements.

De plus, il
est absolument scandaleux que le préfet de police ait attendu les tout
derniers jours pour interdire un évènement déclaré depuis plusieurs
mois.
On ne peut pas, dans ces conditions, reprocher à certains citoyens
de voir dans ce calendrier une volonté délibérée de poser le plus de
problèmes possible aux organisateurs de la manifestation, voire de la
faire annuler !

Je
souhaite également rappeler au ministre de l’Intérieur, qui a accusé mon
collègue et ami Hervé Mariton de « jouer au martyr », que la seule
Manif Pour Tous a déjà fait l’objet de deux arrêtés préfectoraux
d’interdictions sur six manifestations déclarées, sans qu’aucun
débordement n’ait jamais été à déplorer.
Ce n’est pas jouer au martyr que de dénoncer l’interdiction d’un évènement sans raison valable.

J’attends avec impatience qu’un référé-liberté soit déposé devant le Conseil d’Etat. Et je réaffirme que je participerai à la manifestation ce dimanche, qu’elle
ait lieu sur les Champs-Elysées ou ailleurs !"

7 réflexions au sujet de « La seule Manif Pour Tous a déjà fait l’objet de deux arrêtés préfectoraux d’interdictions »

  1. Marino

    Contre la loi Taubira. Malgré les manœuvres du gouvernement, les adversaires du projet manifesteront le 24 mars à Paris. “Parce qu’il ne nous reste plus que la rue pour nous faire entendre du législateur”, dit Frigide Barjot.
    […]
    Un bataillon d’avocats apporte une aide précieuse à La Manif pour tous. Un collectif de juristes (http://lamanifdesjuristes.free.fr) défilera le 24 mars, certains en robe, tous avec le code civil : « Nous sommes des auxiliaires de justice, des garants des libertés individuelles et des protecteurs des personnes les plus vulnérables, explique Me Geoffroy de Vries. Nous avons le devoir de faire savoir que cette réforme va bouleverser tout l’édifice juridique qui protège les enfants et la famille. »
    « Il ne nous reste plus que la rue pour nous faire entendre du législateur », souligne Frigide Barjot, qui espère une mobilisation encore plus « consis­tante » qu’en janvier. Au Sénat, le gouvernement ne dispose que de six voix de majorité. À gauche, certains sont tentés de s’abstenir : des élus d’outre-mer, des sénateurs RDSE. Le gouvernement est en train de les “traiter” pour qu’ils ne fassent pas défection mais le vote sera serré. Une certitude : le texte sera amendé. Il repassera devant l’Assemblée, sans doute au mois de mai.
    « Nous allons nous battre sur le fond, car ce projet constitue une révolution, et sur la forme, car il est juridiquement possible qu’un référendum ait lieu sur ce sujet », précise Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée. « Après le mariage pour tous, ce sera la recherche sur l’embryon puis la fin de vie, rappelle Frigide Barjot. C’est le refus d’un projet global de société que nous représentons. » Global et inhumain.
    http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/mariage-homo-deuxi%C3%A8me-round20130321.html

  2. Pitch

    Comment espérer qu’un référé-liberté va changer quelque chose, quand on voit que toutes les institutions (CESE, Justice) sont à la botte du pouvoir socialiste ?
    Le conseil d’Etat se couchera, comme les autres.

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